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lundi 11 septembre 2023

Culture, Patrimoine et synergie de compétences.

AD78 et Aériastory
Construction des énigmes EVA
A  Aériastory, c'est un noyau de membres aux compétences complémentaires qui s'est formé autour de l'équipe des Archives Départementales des Yvelines, pour lutter contre l'oubli.

Promouvoir par le jeu, l'histoire de la commune,  c'est la formule retenue par l'association Nobeltussoise afin qu'à partir de noms des rues,  vestiges d'une histoire effacée par l'urbanisme, puisse renaître le passé prestigieux d'un patrimoine de plus en plus impalpable.

Une trajectoire et une mise en pratique depuis notre intervention (lien) lors de la commission Mémoire de la DGAC, en 2019. 

L'urbanisme dans les villes nouvelles entraîne la disparition des lieux mythiques pour les donner à des nom de rues. Les nouveaux lotissements tendent à devenir des cités dortoirs. Gabriel Voisin deviendrait un grand pâtissier, Farman, l'agriculteur, et Lucien Rougerie, ... peintre (?)

Les noms cités ont eu, eux, l'opportunité d'avoir leur plaque. D'autres grandes figurent rentrent dans l'oubli et l’indifférence ! 

Le nouveau logiciel EVA des Archives Départementales des Yvelines nous offre les moyens de faire renaître de manière ludique ce passé historique. 

Nous souhaitons qu'au travers de ces énigmes conçues pour des petites distances, à pied ou à vélo, qu'elles fassent revivre ce capital enfoui et banalisé. 

Qu'elles puissent, à la portée de tous, valoriser notre environnement et promouvoir la Culture.

Pour citer Victor Hugo :

"L'avenir est une porte, le Passé en est la clé"

lundi 14 novembre 2022

Ingénierie et Culture dans la France des bâtisseurs

Inauguration du pont des Français
Deir Zor (Syrie)
Suite à l'article 
L'Armée Française au Levant, vue par Fernand Valet, observateur mitrailleur, de 1931 à 1933 et la vidéo du Bearn en Méditerannée, deuxième et dernier volet de Fernand Valet observateur mitrailleur au Levant et de son séjour en Syrie et au Liban.

Les territoires au Levant connaîtront les premiers plans d'aménagement, dix ans après l'instauration du mandat français et l'adoption en France de la loi Cornudet de 1919 qui oblige les villes à se doter d’un Plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension.

La décision de transformer les grandes villes de ce nouveau territoire, en villes "modernes" avait démarré depuis le début du mandat en 1920, cependant il a fallu assurer leur contrôle et pacifier la Région (TOE) pour qu'en 1931 soit dressé un plan d'ensemble urbain dans un objectif  hygiéniste.  Il s'agissait de doter ces villes de grandes installations répondant aux exigences les plus immédiates en assurant  salubrité, hygiène et modernité (urbanisation, électricité, TSF, gaz, tramways, chemin de fer, routes, ...). 

Sur ces principes de "l'art urbain", succédera, dix ans plus tard, l'urbanisme du Mouvement moderne, ce passage progressif de la campagne à la ville dans un contexte de changements techniques, sociaux et culturels liés à la révolution industrielle.  Un style d’urbanisme que l’on reconnaîtra dans tous les territoires sous contrôle français depuis l’Afrique du Nord aux Pays du Levant.

Selon les rapports d'enquêtes préliminaires il fallait saisir les composantes urbaines en posant un regard global. L'objectif étant de proposer les solutions les mieux adaptées en intégrant à la fois la dimension historique des lieux, le présent et l'avenir. Les résultats de ces enquêtes conduisent à faire des choix d'aménagement et dessiner une topographie des lieux économiques et sociales pour la création des bâtiments, des voies, des chemins de fer et des équipements nécessaires à l'activité et à la gestion économique de ces territoires, sous contrôle.

Afin d'affirmer sa légitimité, la France, puissance mandataire en Syrie et au Liban pendant l'entre-deux-guerres et jusqu'en 1946, s’est aussi appuyée sur l'action culturelle pour promouvoir son action et la faire connaître en France. (Video Rayack 1908 - 2018)
Un développement qui s'est vite remarqué au Liban, dans des grandes villes comme Beyrouth et Rayack mais avec une une résistance plus marquée sur le territoire syrien et le djebel druze qui étaient réticents à cette présence coloniale. (Vidéo Jean Mermoz, envol de l'archange)

La France affirmait aussi son rôle traditionnel de protectrice des chrétiens d'Orient. Une protection qui s'est confirmé à la suite de son intervention en 1860 lors du massacre des maronites au Liban.  

Dans le discours des hauts-commissaires français de l'époque, à l'exemple du général Gouraud en 1922 : « Les traditions françaises sont très vieilles au Liban et en Syrie. Sans remonter jusqu'aux croisades [ ... ], nos missionnaires, nos marins, nos ingénieurs ont, depuis longtemps, apporté leur dévouement et leur intelligence sur ces côtes. Nos missionnaires ont appris notre langue à la jeunesse depuis des générations, et il n'est pas de pays étranger au monde, [ ... ] où le français soit parlé aussi couramment qu'au Liban».

C’est ce que Fernand Valet, observateur/mitrailleur, nous fait parvenir au travers de son reportage photos et vidéos. Des images uniques en leurs genres sur un territoire pacifié, sous contrôle mais sans parfaite connaissance des autochtones, de leur coutumes et de leurs traditions. 

Un feu qui couve sous la cendre et aux répercussions géopolitiques, toujours d'actualité.

Un grand merci à son fils Pierre Valet qui nous a transmis toutes ces photos et vidéos.

                

mercredi 24 novembre 2021

Qui va piano va sano !

de g à d : G Finan, V. Auroy,  A. Jensen, O. Delatte
Toussus le Noble
Des rapprochements entre des acteurs qui rallient Economie, Commune, Culture et Environnement, ne peut qu'engendrer des synergies synonymes d’épanouissement local et environnemental.

Nous saluons la nouvelle dynamique d'ADP et sa nouvelle équipe qui intégrera en gestionnaires visionnaires, la réalité du terrain, son potentiel, son histoire et son environnement et sa biodiversité.

Aeriastory sera honoré de pouvoir échanger et  travailler pour aboutir à des projets à la satisfaction de toutes les parties, selon les critères et le positionnement de cette plateforme aéroportuaire au passé mythique, tournée vers l'avenir.

Nous souhaitons à la nouvelle équipe d'ADP tout le succès et les remercions pour ce rapprochement, dans une dynamique environnementale adaptée.

De même, nous sommes ravis des excellents rapports avec nos élus locaux et nos récents projets communs.
Comment alors ne pas regarder la nouvelle année avec un bel optimisme constructif.

Qui va piano va sano !

lundi 19 août 2019

Circulations douces, sur les pas du patrimoine aéronautique de Toussus

Stèle et Hangar Farman
Faisant suite à notre article précédent : 
Culture et tourisme : La valorisation patrimoniale des carrefours routiers

Une promotion culturelle autour d'une "signalisation" sur des parcours de circulations douces serait en mesure de mettre en valeur, autour un tourisme local, le patrimoine historique et paysager de la commune traversée.  

Pour y parvenir, Aeriastory a répertorié des lieux qui mériteraient une signalisation adéquate le long de la piste cyclable sur la D938, à Toussus le Noble, entre Buc et Chateaufort, des communes estampées d'un label "berceau de l'aviation"

Un dossier que nous avions remis en Mairie, en son temps. 


1 - FERME DU TROU SALÉ
Cette ferme se situe à la limite de l’ancien Domaine des Eaux de Versailles, contemporain du Parc de Chasse, à côté de l’étang du Trou Salé, utilisé sous Louis XIV pour alimenter le parc de Versailles en eau.
Ferme du trou salé
En 1906 et 1907, Robert Esnault-Pelterie et les frères Farman installent leurs premiers hangars d'aviation près de l'étang du Trou Salé. Sous la digue actuelle et son abri du fontainier, sur laquelle passe la D938, se trouvait l'étang du trou salé. 
Il a été asséché par les allemands durant la seconde guerre mondiale .

2 - ADP - AÉRODROME FARMAN
Robert Esnault-Pelterie est le premier constructeur d’aéroplanes à s’être installé à Toussus le Noble, toutefois l’aérodrome est d’abord l’aérodrome Farman. Il le restera durant toute la première moitié du XXème siècle.

Les pionniers :
1907 - Robert ESNAULT-PELTERIE s’installe près de l’étang du Trou Salé. On lui doit, entre autres, le moteur en étoile et le « manche à balai ». Il se consacrera au domaine spatial en véritable visionnaire des fusées et des voyages interplanétaires.

1908 – Henri et Maurice FARMAN montent leurs hangars. Le terrain de Toussus sera le lieu des
essais et mises au point de tous leurs prototypes.

Après la première guerre mondiale au cours de laquelle les frères Farman ont fourni nombre d’avions de reconnaissance et de bombardiers, ils développent des lignes aériennes commerciales : le 8 février 1919, un Goliath, piloté par Lucien Bossoutrot, inaugure la première ligne de l’aviation commerciale mondiale de Toussus à Kenley près de Londres.

C’est encore à Toussus que Lucien Rougerie, directeur de l’aérodrome, établit une méthode de pilotage sans visibilité (PSV) et crée en accord avec les frères Farman une école où pilotes, anonymes ou célèbres (Mermoz, St Exupéry…), français et étrangers viendront se former au « PSV».

HANGAR FARMAN
Il a été construit en 1917 par l’architecte Marcel Blot sur la commune de Magny-les-Hameaux au lieu-dit « Mérantais » pour le montage de l’avion géant Goliath.
Hangar à structures métalliques suspendues suivant le brevet déposé par la société Dubois et l’ingénieur Lepeu en 1915-16, il est plus léger que le bois et plus résistant, offrant une portéesupérieure permettant l’accueil d’avions de grande envergure.

Le « Mérantais » a été démonté et installé à Toussus-le-Noble à son emplacement actuel durant les années 1930.
Ce hangar est utilisé par les frères Farman, aviateurs et constructeurs d'avions qui créent les
prémices de l'aéroport.

Les frères Farman créent à Toussus la première école de pilotage en 1909 ainsi que l'une des premières compagnies aériennes ouverte aux passagers en 1919
Ils élaborent des avions d'exception permettant d'établir de nombreux records.

LUCIEN COUPET
Lucien Coupet débute dans la vie active comme mécanicien.
Le 2 février 1914 il s’engage dans l’aviation comme mécanicien. Il obtient son brevet de pilote
militaire le 29 janvier 1915, avec le grade de caporal. Après l’École de Saint-Cyr, il est affecté à
l’escadrille F 25, avec son frère Léon (né en 1883). Ensemble, ils accomplissent 160 missions, dont
145 de nuit, et livrent onze combats aériens. Ils mettent au point une tourelle comportant une mitrailleuse Hotchkiss de 8 mm qui équipera plusieurs appareils.
Après la guerre, il entre en avril 1919 chez Farman. Il assure la réception des nouveaux appareils et la direction d’une école de pilotage. La promotion des constructeurs se fait alors grâce aux records et aux raids. Coupet participe donc à de nombreux raids et établit seul des records d’altitude, de vitesse, de durée.
En 1919, il tente comme copilote un Paris-Dakar, avec Lucien Bossoutrot, sur un Farman Goliath.

ROBERT ESNAULT-PELTERIE
Robert Esnault-Pelterie, né le 8 novembre 1881 à Paris IXe et mort le 6 décembre 1957 à Nice, est un
ingénieur aéronautique français, pionnier de la théorie des vols spatiaux. Il est l'inventeur du manche
à balai pour le pilotage des avions.
En 1905, il invente l’aileron en modifiant un avion de sa construction conçu d'après le Flyer des frères Wright. Avec les capitaux de sa grande-mère maternelle, son père, Albert, l'associe cette même
année à une nouvelle société, les établissements Esnault-Pelterie, En décembre, il dépose le brevet du manche à balai. Le 10 octobre 1907, à Toussus-le-Noble, il teste son R.E.P. 1, monoplan à structure métallique entoilée et vernie, équipé d’un moteur en étoile. C'est le premier monoplan à voler et le premier avion construit à partir d'une armature de métal.

FRERES FARMAN
Les frères Dick Farman, Henri Farman et Maurice Farman furent des constructeurs d'avions et pilotes français. Ils ont conçu et fabriqué plus de 200 types d'avions de 1908 à 1941. En 1924, ils créent la Société générale des transports aériens.
Les lignes aériennes Farman, société d'exploitation et commerciale des avions Farman, est une compagnie fondatrice d'Air France en 1933.

LUCIEN ROUGERIE
Nommé directeur de l’aérodrome Farman de Toussus-le-Noble en 1914, Lucien Rougerie passera toute la guerre à installer de nombreux aérodromes Farman pour les avions militaires. Avec la fin des hostilités, les frères Farman vont développer leurs activités civiles et le chargent alors d’organiser les lignes aériennes Farman. Ceci va l’amener à se pencher sur le problème de la sécurité aérienne et notamment sur celui du pilotage sans visibilité extérieure (PSV). En 1928, il met au point une méthode d’apprentissage au PSV et, en plein accord avec ses employeurs, crée une école de pilotage à Toussus-le-Noble dont le succès assure rapidement la renommée internationale de l’école : pilotes français et étrangers, célèbres et inconnus se succèdent sous la coupole du F71 et sur son « banc d’essai au sol », ancêtre du simulateur de vol.

Ses recherches sur la sécurité, entamées dès 1918, l’avaient déjà conduit à déposer, en 1922, un
brevet pour un avertisseur optique de crevaison et de dégonflement des pneumatiques plus
particulièrement applicable aux voitures automobiles (n°545373 du 19 juillet 1922).

3 - E.A.N.
EAN et Zéphyr - 2009
Le SAMAN ( Service d’Approvisionnement en Materiel de l’Aéronautique Navale) s’installe à Toussus le 29 aout 1947.
Toussus le Noble a été un centre d’excellence dans le domaine technique et logistique abritant
plusieurs organismes centraux de l’Aéronautique navale, arme aérienne de la Marine Nationale, comme le Service d’approvisionnement en matériel de l’Aéronautique Navale (SAMAN) ou le bureau technique du service central de l’Aéronautique navale (SC.Aéro/Tech )

- le SAMAN, créé en 1945 à Paris, est transféré à Toussus-le-Noble, ainsi que l’Escadrille de réception et de convoyage (ERC)
- ils s’installent dans des baraques construites par les allemands pendant la guerre et libérés
par l'escadrille Normandie-Niemen affectée à Rabat-salé ainsi que dans la maison Landolff, et son parc, acquis en 1956
- vers 1970, implantation du SC,Aéro/Tech, organisme central technique, et du Centre international de gestion des matériels du Br 1150 Atlantic (CIGMA), organisme de l’OTAN
- 1er janvier 1982 : création de la BAN Toussus le Noble
- en 1982, création sur le site du CEntre RAfale de logistique Intégré (CERALI), organisme
interarmées
- en 1999, transfert de Paris du Service de l’Aéronautique navale, regroupant SC, Aéro/Tech et
SAMAN, fermés en 2005; la BAN Toussus le Noble devient établissement EAN
- en 2006, création de l’Etablissement technique de l’Aéronautique navale (ETAN) ;
implantation de différents organismes en provenance de Paris et du Bourget : Commission
permanente des programmes et des essais (CPPE) ; organismes du commissariat de la Marine : l’échelon aéronautique (DCMP/aéro) et le bureau Rechange-distribution-transit - 2010 : à la suite de différentes réorganisations du ministère de la Défense, fermeture de l’établissement.

Simulation du projet de réhabilitation
porte Quartier Jean Tulasne
proposé par Aériastory en 2018

4 - PORTE QUARTIER JEAN TULASNE – Normandie Niemen
Jean Tulasne, Cdt du Normandie Niemen
Elle prend naissance à l'entrée ouest de l'aéroport, là où on trouve encore la grille baptisée quartier Jean Tulasne, en face de la Porte de Toussus (porte du Grand parc de Versailles), elle suit la limite de l’ancienne Base d'Aéronautique Navale et s’arrête à la hauteur du hangar Farman. 

5 - AERODROME BOREL
Peu de renseignements sur cet aérodrome créé vers 1912 sur 15 ha par Gabriel Borel . 
Ses hangars se trouvaient implantés, au nord de la ferme de la Grange à Châteaufort, le long du chemin menant à la ferme de Villaroy. Ils occupaient notamment l'emplacement actuel du rond-point situé au carrefour de la route de Toussus-le-Noble à Châteaufort et de la grande route départementale de Palaiseau à Trappes. Ils disparurent aux environs de l’année 1919.


Aérodrome Borel - collection M. Robert

Gabriel Borel, ingénieur-constructeur, s'intéresse à l'aviation vers 1909 et crée une école de pilotage à Mourmelon. Représentant des avions Blériot, il s'associe à Léon Morane qui pilote ces appareils et ils fondent l’Association Morane-Borel. 
Il se sépare de Léon Morane au début de l'année 1912 ce qui donnera naissance, d'une part, à la Société Anonyme des Aéroplanes Morane-Saulnier et, d'autre part, à la Société Anonyme des Aéroplanes Borel . 

Ses appareils feront l’objet avant la guerre de commandes civiles et militaires, mais celles-ci ne tarderont pas à décliner. 
Borel continuera malgré tout à inventer de nouveaux modèles d'avions et d'hydravions

Articles associés :
Une thématique pour des circulations douces

Pédagogie, circulation douce et patrimoine à Toussus le Noble

mercredi 10 juillet 2019

Une bonne renommée est comme un second patrimoine

A la veille des vacances estivales, nous sommes fiers des réalisations depuis le début de l'année et heureux des projets que nous continuons à porter.

Poussés par le devoir de mémoire, en tant qu'association locale reconnue d'interêt général, nous avons à cœur de faciliter et coordonner les actions de différents intervenants pour que la renommée de notre commune perdure.


Comme Publius Syrus, nous croyons que
« Une bonne renommée est comme un second patrimoine ».

Nous regrettons cependant les difficultés en continu rencontrées avec la mairie de Toussus le Noble qui au départ, pour le centenaire de l'aviation civile, nous avait annoncé, à bon escient, qu’elle pourrait nous accompagner financièrement dans une limite de 5000 €.

Alors que le programme détaillé avait été publié et transmis,  le compte rendu du Conseil Municipal d'avril, indique:  

"Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré à l'unanimité, … PRECISE que le versement de la subvention demandée par Aériastory sera conditionné à une demande plus détaillée (...) et à l'engagement au renoncement des mouvements au sol et aériens."


Aeriastory a accepté ces conditions, s'est désengagé de ses partenaires, qui ont parfaitement compris la situation, nous permettant de donner priorité à la commune



Suit le procès-verbal de la réunion du Conseil Municipal de mai 2019 où finalement seul 1/10 du montant demandé nous sera alloué (500€) .  

Toujours est-il que nous remercions le Conseil Municipal pour ce geste aussi minime soit-il.



         



 
Nous déplorons d'une part, que son montant soit le 1/10ème de la somme qui avait été annoncée au départ alors que nous répondions aux conditions de la commune.



D'autre part, nous regrettons qu'aucune information sur l'événement ne soit relayée ni dans les médias communaux ni auprès des partenaires de la municipalité.


Modestement, nous croyons que notre commune peut gagner en notoriété grâce à des événements qui dépassent les frontières de l'Hexagone.

Ceci ne nous  empêche pas de continuer sur notre lancée et d'aller de l'avant. 

Aujourd'hui, les administrations et organismes concernés sont informés. Elles nous attribuent le mérite d’avoir persévéré et nous encouragent dans ce sens.
Merci aux adhérents et partenaires de leur soutien.  Grâce à leur appui, nous avons la persévérance de traverser les turbulences.  

2019 sera une année en OR, gravée dans le Roc pour Aeriastory et ses membres bénévoles qui travaillent pour que la Mémoire et la Culture restent.



       





mardi 18 septembre 2018

La journée du Patrimoine exposée aux enfants de Toussus


Classe de CM2 autour de l'exposition Jean Tulasne
Lorsque l'on parle de patrimoine « l'héritage du père », on pense tous à un héritage. D'ailleurs le mot vient du latin qui désigne un bien individuel que l'on tient de son père et que l'on transmet à ses enfants.
Mais le patrimoine désigne aussi des biens collectifs. Ce patrimoine, chaque société le « fabrique », lui reconnait une valeur et fait le nécessaire pour le garder afin de le transmettre. Le patrimoine n'est donc pas figé, il appartient à l’entité et évolue selon l'époque et le contexte local. Ce patrimoine choisi et reconnu par la communauté reflète l'identité du territoire et s'appuie sur les mémoires de ses habitants. « Comme un vêtement sans couture », le patrimoine devient éducatif.

Et la Culture ?  
Le terme latin définit l’action de cultiver la terre au sens premier puis celle de cultiver l'esprit, l'âme au sens figuré.  Cicéron fut le premier à appliquer le mot "cultura" à l'être humain : « Un champ si fertile soit-il ne peut être productif sans culture, et c'est la même chose pour l'humain sans enseignement. »

Ces deux mots étaient les fils conducteurs d'une commune, sur un plateau agricole fertile et berceau de l'aviation dans l’après journée du Patrimoine, aux enfants de Toussus.

Quand la France était au Liban
Maria du Souich responsable de la Médiathèque « le Petit Prince » nous a ouvert les portes afin de présenter l’exposition Jean Tuslane prêtée par le petit fils Alexis pour quelques jours.
Mme Sylvie Veillet, la directrice, a immédiatement accepté d’envoyer les élèves de l’école communale « Roland Garros»  depuis la classe de CE1 au CM2  voir cette exposition que nous avions commentée à des enfants attentifs et curieux. 
Thème que ferait partie du programme scolaire des plus grands.

Tous les mots magiques étaient présents pour informer à cette nouvelle génération, qu’ils habitent un lieu prestigieux « Berceau de l’aviation mondiale »  où les noms de Farman, Blériot, Garros, Saint Exupéry se sont égrenés comme des paillettes lumineuses et aboutir à Jean Tulasne et le fameux Régiment de Chasse Normandie Niemen venu s'installer à Toussus le Noble.

La porte "Quartier Jean Tulasne" et son avenue Commandant Jean Tulasne, du Normandie Niemen ne leur seront plus inconnues quand ils feront leur promenade dans l’aéroport pour voir les avions, côtoyer le hangar Farman et rêver d'être un jour peut être, pilote !

Une journée du patrimoine 2018 qui restera dans le souvenir d’Aériastory et, espérons dans la tête de ces enfants !

Crédit photos : Bruno Muthelet