dimanche 13 septembre 2026

Hélène Boucher revit sous les ailes d'une nouvelle vidéo, en hommage à Michèle Bondin Seignette

Avec Michèle Bondin Seignette - Juin 2020
Nos ami(e)s se reconnaitront - Aeriastory

À l'occasion des 43e Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre 2026 — placées sous les thèmes « Patrimoine de la photographie » et « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer » — Aeriastory dévoile une nouvelle version de sa vidéo hommage à Hélène Boucher et en mémoire à notre amie Michèle Bondin Seignette. Une version  réalisée grâce à AeriastorIA.

Grâce à cet outil, Aeriastory redonne vie à un fonds photographique exceptionnel : les clichés sont retravaillés et mis en scène pour devenir un récit vivant, incarnant pleinement le thème « Patrimoine de la photographie » — l'image comme vecteur de mémoire collective, et non plus comme une simple archive.

Un album de famille, une mémoire collective

Le thème « Patrimoine de la photographie » célèbre le rôle des images dans la conservation de la mémoire collective et des monuments. Peu d'histoires l'illustrent aussi bien que celle d'Hélène Boucher, aviatrice, voltigeuse et détentrice de plusieurs records, disparue le 30 novembre 1934 près de Guyancourt, et dont la mémoire a longtemps reposé sur un fonds photographique privé.

Cet album, confié par la famille Foucher à Michèle Bondin Seignette — elle-même pilote et voltigeuse —, constitue le cœur vivant du projet. Ancienne compétitrice de rallye et de voltige aérienne, première femme à recevoir la Médaille de l'Aéronautique des mains de Catherine Maunoury en 2015, auteure de Au vent des hélices, Michèle Bondin Seignette avait fait de ces clichés la matière de ses conférences à l'Aéro-Club de France. Des images qui ne racontent pas seulement une carrière fulgurante, mais tout un pan de l'aviation française de l'entre-deux-guerres : la naissance du « Rafale » Caudron-Renault à l'aérodrome de Guyancourt, les grands noms venus s'y mesurer, l'essor d'une aéronautique en pleine effervescence.

Un patrimoine en péril, entre urbanisation et oubli

Le second thème de l'édition 2026, « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer », choisi à l'échelle européenne, interroge la protection des sites face au changement climatique et au tourisme de masse. À l'échelle de la région parisienne, ce péril prend un autre visage : celui de l'urbanisation galopante, qui a fait disparaître des pans entiers de l'histoire aéronautique locale, qu’Aeriastory tente de valoriser et de promouvoir.

L'aérodrome de Guyancourt en est l'exemple le plus frappant. Créé en 1930 par René Caudron pour y établir un centre d'essais, agrandi par un accord avec les usines Renault, étendu à plus de 200 hectares sous l'Occupation, il aura disparu du paysage dès 1989. Aujourd'hui, seuls des noms de rues rappellent, pour ceux qui savent encore les lire, qu'un terrain d'aviation prestigieux occupait ces lieux. Une mémoire fragile, qu'Aeriastory a déjà portée devant la commission mémoire de la DGAC, alertant sur le risque d'amnésie collective qui guette les communes en forte urbanisation.

Raviver : c'est l'ambition de cette nouvelle vidéo, qui redonne vie aux images et à la mémoire de Michèle Bondin Seignette.

Résister : c'est le sens du combat mené depuis des années par Aeriastory pour que ces lieux et ces figures ne sombrent pas dans l'oubli.

Réimaginer : c'est le pari technologique fait aujourd'hui, avec les outils d'AeriastorIA, pour donner une nouvelle forme populaire, à un témoignage qui n'avait pu circuler librement.

De Yermenonville à une nouvelle diffusion.

C'est à Yermenonville, en juillet 2020, que l'histoire avait pris une première forme publique, à l'occasion de l'ouverture de l'espace muséal Hélène Boucher et de son circuit dédié, porté par l'association « Les Amis de Yermenonville ». Une première vidéo de 58 minutes, narrée par Michèle Bondin Seignette, avait alors été offerte à l'association. Une seconde version, corrigée, était prévue pour la Journée de la femme du 9 mars 2021, mais la crise sanitaire en avait empêché la projection. L'œuvre s'était par la suite retrouvée bloquée sur les réseaux.

Depuis la disparition de Michèle Bondin Seignette en 2025 et pour sa mémoire, Aeriastory a repris ce travail à partir de sa collection personnelle, fidèle à la conférence qu'elle avait construite de son vivant.

À l'occasion de ces Journées européennes du patrimoine 2026, l'association entend mettre cette œuvre à la disposition des communes concernées, souhaitant valoriser leur propre patrimoine aéronautique.


samedi 5 septembre 2026

Forum des associations 2026 : Un grand cru pour Aeriastory

A. Bergantz, G. Finan, V. Auroy, M. Brugny
Forum Associations Toussus le Noble 2026
Le forum annuel des associations est maintenant derrière nous. Chaque année, cette manifestation est riche en rencontres qui nourrissent les projets en construction de l'association Aeriastory.

Nous tenons tout d'abord à remercier Mme le Maire Vanessa Auroy et son équipe. Elles sont toujours à l'écoute de nos réalisations et nous soutiennent dans les actions menées par l'association.

C'est autour d'un travail commun que l'association Aeriastory et la commune de Toussus œuvrent pour que la valorisation et la promotion de notre patrimoine contribuent au développement culturel comme économique d'une commune riche en histoire et ouverte à l'innovation.

Nous remercions également Mme Anne Bergantz pour sa visite et les échanges que nous avons pu avoir. Une nouvelle page s'ouvre sans doute dans nos relations, dont nous sortirons mutuellement enrichis — un développement anthropique cher à notre philosophie.

Ces synergies et cette dynamique partagées ouvrent dès aujourd'hui de nouvelles voies avec les associations locales et des communes voisines, pour la création de nouveaux partenariats et projets.

Un patrimoine vivant, c'est une économie en mouvement !




mercredi 2 septembre 2026

Valoriser notre patrimoine n’est pas un luxe

Valoriser notre patrimoine n’est pas un luxe, c’est l’affaire de tout un territoire.
Et nous avons besoin de vous !

L'association Aériastory  s'investit sur le terrain pour restaurer et faire vivre un patrimoine qui dépasse largement les frontières de notre seule commune. Ce travail bénéficie à l'ensemble du bassin de vie. Pourtant, décrocher le moindre soutien  reste un combat permanent.

Dans une région en forte urbanisation où la valorisation de notre patrimoine se dilue, il est temps de voir plus grand : le patrimoine ne s'arrête pas aux panneaux d'entrée d’une  commune. Nous voulons mobiliser les intercommunalités pour faire de notre mémoire locale un véritable moteur de développement culturel et touristique intercommunal.

Face à la frilosité des guichets uniques, notre véritable force, c’est vous.

Pour réveiller l'ensemble des acteurs publics du territoire de devenir des partenaires actifs, nous devons démontrer la force de notre ancrage populaire.

L'association ne prend plus les chèques au vu des frais bancaires exorbitants pour frais de gestion de compte.

Adhésion au lien Helloasso : Adhésion annuelle à date anniversaire

ou via le QRCode Helloasso : 


lundi 31 août 2026

Exposition « De Farman à l'Aéronautique Navale » : Quand Toussus-le-Noble donnait des ailes aux « Marins du Ciel »

Stèle Farman Marine - Toussus le Noble
Aériastory
A la Médiathèque Le Petit Prince pendant tout le mois de septembre. Venez découvrir une épopée qui a lié le plateau de Saclay à l'écume des mers.

Ce regard vers l'histoire résonne fort avec l'actualité locale, suite à l'échec en juin 2026 de l'Appel à Manifestation d'Intérêt (AMI) portant sur les 3,8 hectares de l'ancien Établissement Aéronautique Naval. 

En 2026, la Marine nationale franchit le cap symbolique des quatre siècles d’existence. Si l’imaginaire collectif tourne ses regards vers les grands ports militaires de Brest ou de Toulon, c’est aussi à Toussus le Noble, qu’une page de son épopée aéronavale s’est écrite.

Durant tout le mois de septembre, la Médiathèque Le Petit Prince accueille l’exposition « De Farman à l'Aéronautique Navale », conçue par l’association Aériastory

À travers 13 kakemonos, les visiteurs sont invités à découvrir comment une marine, pour être efficace en mer, s'est enracinée durant 65 ans dans les terres de Toussus-le-Noble.

Du premier Farman aux chasseurs de haute technologie

L’histoire commune s'amorce le 12 septembre 1910 avec la commande par la Marine d’un biplan Maurice Farman, livré à Toussus le 26 décembre et confié au lieutenant de vaisseau Byasson : le tout premier pas de l’aviation embarquée française. Pérennisé aujourd'hui par la stèle à l’échelle 1/1 du rond-point Toussus/Buc. En 2007, lors du Centenaire de l'aéroport et des 60 ans de présence de la Marine, le ciel de Toussus voyait d'ailleurs se croiser un Blériot XI d'époque et un Rafale Marine supersonique.

Illustration Daniel Bechennec
Aériastory

L’âge d’or de la B.A.N. Toussus (1947-2011)

Succédant en 1947 à l’Armée de l’Air et au prestigieux régiment Normandie-Niemen, la Base d’Aéronautique Navale (B.A.N.) de Toussus s'est imposée pendant plus de six décennies comme le cerveau logistique et technique de la flotte aérienne militaire. L'exposition retrace le rôle majeur d'organismes stratégiques qui y ont siégé :

  • Le SAMAN (Service d'approvisionnement en matériel de l'aéronautique navale), gérant le matériel et le personnel civil francilien.
  • Le SC.Aéro (Service central de l’Aéronautique navale), veillant à la disponibilité opérationnelle des appareils.
  • L’ERC (Escadrille de Réception et de Convoyage), assurant de 1947 à 1979 la liaison entre usines et flottilles.
  • Le CIGMA & le CERALI, véritables carrefours internationaux pour le Breguet 1150 Atlantic (avec l'Allemagne et l'Italie) et le programme Rafale.

Transmettre la mémoire pour éclairer l'avenir

Depuis le départ des marins en 2011, les traces physiques du site s'effacent. Membre des « Marins du Ciel », Aériastory œuvre pour préserver cet héritage.

mardi 25 août 2026

Pourquoi la reconversion de l'EAN exige capillarité et vision aéroportuaire décarbonée

Analogie fonctionnelle - capillarité des transports
AeriastorIA
Aujourd'hui, l'actualité locale de l'ancien Établissement Aéronaval (EAN) de Toussus-le-Noble — suite à l'échec de l'Appel à Manifestation d'Intérêt (AMI) de l'État en juin 2026 — illustre parfaitement cette thèse. Vouloir réhabiliter ce site de 3,8 hectares sans repenser sa connectivité et sans l'adosser à sa vocation aéroportuaire est une impasse.

Cette situation fait écho à la publication de notre manifeste en février 2026, « La France Aérienne : Quand les Capillaires Régionaux Éviteraient l'Infarctus des Hubs », qui posait un diagnostic clair : la vitalité de nos territoires et la fluidité de notre économie dépendent d’un maillage d'aérodromes régionaux forts, agissant comme des capillaires indispensables pour éviter la congestion des grands hubs et des métropoles.

Donner vie à un ensemble sans pouvoir l’irriguer mène tout naturellement à une asphyxie aux conséquences graves et irrémédiables.

Le constat : L'impasse et la congestion routière

L’échec de l’AMI initial à Toussus-le-Noble démontre, une fois de plus, que des projets d’urbanisation ou d'activités classiques, déconnectés des réalités d'accès locales, ne peuvent pas fonctionner. À l'heure où la commune engage la rédaction d'une Orientation d'Aménagement et de Programmation (OAP) pour l'intégrer au Plan Local d'Urbanisme (PLU), nous devons regarder la réalité en face :

Le réseau routier actuel de la boucle de la Seine et du plateau de Saclay est déjà saturé. Modifier le PLU pour y implanter une zone d'activités économiques et/où résidentielles, sans infrastructure de transport dédiée, ne fera que générer une congestion additionnelle insupportable pour les riverains et contre-productive pour les entreprises et les nouveaux arrivants.

Notre vision : L'intégration aéroportuaire et la multimodalité décarbonée

Tous les projets municipaux menés depuis 2012 ont été voués à l’échec. Pour qu’un opérateur durable s’installe et que le projet de reconversion de l'EAN réussisse, le site doit capitaliser sur sa force principale : son intégration directe dans l'activité aéroportuaire et technologique de l'aérodrome.

Pour résoudre l'équation de l'accessibilité sans asphyxier le village de Toussus-le-Noble, et suite à notre participation à la commission intercommunale sur l’avenir du territoire et ses mobilités, nous préconisons une rupture technologique dans la mobilité locale :

·        Le chaînon manquant de la mobilité : Relier efficacement et de manière décarbonée le site de l'EAN et l'aérodrome aux axes de transports structurants du plateau de Saclay (RER, future Ligne 18 du Grand Paris Express).

·        La combinaison Urbanloop / Milla :

o   Urbanloop : Pour assurer une liaison propre, rapide, en site propre et sur rails légers, minimisant l'emprise au sol tout en garantissant un débit constant et automatisé vers les pôles de transport.

o   Les navettes autonomes Milla : Pour offrir une granularité fine, assurant le transport du « dernier kilomètre » à la demande pour les salariés, les usagers de l'aérodrome et les habitants du village.

L'EAN, futur laboratoire de la transition

L'OAP qui s'apprête à être rédigée ne doit pas être un simple outil de contrainte d'urbanisme, mais le manifeste d'une ambition.

En alignant la reconversion de l'EAN avec les besoins logistiques et technologiques de l'aviation de demain (décarbonation, maintenance de pointe, drones, aviation d'affaires électrique) et en sécurisant ses accès par une boucle de mobilité innovante (Urbanloop / Milla), Toussus-le-Noble deviendrait le symbole d'une capillaire aéronautique moderne, fluide et respectueux de son environnement.

Depuis 2012 dans le concept Aeriapole, nous n'avons cessé d'apporter des propositions pour le développement de ce terrain, l'histoire de l'EAN et nos suggestions modifiées en fonction de l'évolution dans le temps.

S’entourer de compétences reconnues et élargir le dialogue : c'est tout le sens de notre proposition pour connecter l'innovation du ciel à l'intelligence du sol.


            

dimanche 9 août 2026

Au fil de la Bièvre : quand La Minière devenait « Paris-sur-plage »

Paris-Plage - Etang de la Minière-  1965-1975
Coll. Didier du Souich - Aeriastory

En cette période de canicule et de vacances estivales, Aeriastory — dans le cadre du concept "Aeriapole", acteur ancré dans son territoire et son environnement — prend un bol d'air en évoquant un espace aujourd'hui disparu : le centre nautique et la zone de baignade des étangs de La Minière.
Il n'y avait pas que l'aérodrome de Guyancourt qui a disparu.

Bien avant de devenir un havre de paix prisé des promeneurs, le site a marqué l'histoire de la région. 

Pierre Curie écrivait déjà à propos de ses promenades aux étangs :

"Oui, je me souviendrai toujours avec reconnaissance des bois de la Minière ! C’est, de tous les coins que j’ai vus, celui que j’ai le plus aimé et où j’ai été le plus heureux. Je partais souvent le soir, et je remontais la vallée, je revenais avec vingt idées en tête"

Dans les années 1960, la vallée de la Bièvre présentait pourtant par endroits des zones marécageuses entourées de broussailles impénétrables où pullulaient moustiques et grenouilles. Contre les partisans d’une « forêt-cathédrale » réservée à la seule production de bois, l’ingénieur des Eaux et Forêts Paul Kerjean souhaitait ouvrir le massif forestier de Versailles aux habitants de la région.

Pour réaménager la vallée, il profita du relief et de la présence des anciens étangs pour remodeler le cours de la Bièvre. 
Paris était alors un vaste chantier : on y perçait le boulevard périphérique, les autoroutes, les parkings et les sous-sols des grands ensembles. Paul Kerjean eut l'idée brillante de mettre à disposition la vallée aux entrepreneurs de BTP qui cherchaient des décharges pour leurs déblais. 
Moyennant une redevance de 1,75 franc par mètre cube, des milliers de camions déversèrent près de 400 000 m3 de terre. Ces remblais servirent à consolider les digues et à aménager les berges des étangs. Les premiers crédits d’État complétèrent ensuite le financement, peu avant l’inauguration officielle en juin 1965.

"Scintillantes à travers les arbres, une, deux, trois taches claires. Trois lacs", écrit un journaliste dans Paris Match (n° 1059 du 23 août 1969, dans un article intitulé « Comment est né "Paris-sur-plage" »). Des voiles, des rameurs. Les enfants jouent sur une immense plage de sable très blanc et très fin. Du vert sombre des feuillages, au bord de l’eau, on entend les exclamations des pêcheur Le vent apporte la musique du manège. Une troupe de cavaliers passe… Cet endroit de rêve sous la canicule est né de la passion, de l’obstination et de la ruse d’un ingénieur des Eaux & Forêts." 

Paris-Plage -Etang de la Minière- 1965-1975
Coll. Didier du Souich - Aeriastory

À son apogée, la base de plein air et le centre nautique créés au milieu des années 1960 accueillaient plus de 100 000 visiteurs par an. On y pratiquait la voile, le pédalo, la pêche et la baignade, jusqu'à ce que cette dernière ne soit définitivement interdite en 1975 pour des raisons de sécurité et de qualité de l'eau. 

Aujourd'hui, bien que les aménagements nautiques aient disparu, les étangs de La Minière constituent un espace naturel protégé d'une grande richesse,  pour la variété de son avifaune aquatique. Une invitation à la promenade.

vendredi 7 août 2026

Le conte des trois frères Farman par Viktor Horvàth

Dans la suite du regard international, sur l'histoire du patrimoine aéronautique français, l'article de Viktor Horvàth dans la revue d'aéronautique hongroise "Aranysas"

Le conte des trois frères Farman

L'usine française était l'une des plus réputées de l'âge d'or de l'aviation. Elle a battu de nombreux records lors des compétitions de l'époque avec ses biplans. Presque tous ses modèles étaient d'excellente qualité : les accidents et les catastrophes typiques de cette période ont épargné ses pilotes. Pendant la Première Guerre mondiale, comme toutes les entreprises, elle a cherché à décrocher d'importantes commandes, mais la concurrence était alors féroce.  

Quoi qu'il en soit, dans un premier temps, Farman était quasiment synonyme de reconnaissance, et s'est ensuite essayé à la production de bombardiers.

L'article de Viktor Horvàth dans la revue d'aéronautique hongroise Aranysas,  au lien : Le conte des trois frères Farman