jeudi 2 juillet 2026

Mobilité : La feuille de route d'Aeriastory pour le dernier kilomètre

Vision Aériapole-Aeriastory d'une simulation
de combinaison Urbanloop- Milla
AeriastorIA
Dans notre précédent article, nous partagions notre réflexion après avoir testé la navette autonome Milla à Buc. Nous avions réalisé que loin d'être concurrentes, les technologies Milla et Urbanloop étaient des potentiels alliées pour désenclaver des communes excentrées comme les nôtres.

C'est dans le cadre de notre concept Aeriapole « Acteur dans notre environnement », qu'Aeriastory apporte sa réflexion pour un modèle de transport partagé afin de briser l'enfer du « dernier kilomètre ».

L'objectif ? Connecter des zones d'activités et résidentielles aux grands hubs de mobilité (ferroviaires, routières...) en moins d'un quart d'heure, à toutes les heures, via deux solutions de mobilité 100 % autonomes et supervisées à distance, sans surcharge sur les infrastructures routières actuelles.

Pour notre territoire, l'interconnexion majeure de ce réseau vers le hub le plus approprié à nos communes serait  la future gare de Guyancourt, sur la ligne 18.

Cette vision portée par Aeriastory, est avant tout un appel du pied réaliste et pragmatique destiné à nos élus locaux. Les technologies sont prêtes, l'acteur MILLA est implanté sur notre propre sol à Buc, le réseau Urbanloop économique, pratique d'installation et peu couteux et la ligne 18 qui arrive : saisissons cette opportunité.

Une vision qui nous rappelle la voie de circulation douce qui relie Buc à Toussus le Noble réalisée avec nos partenaires. Ce projet qualifié à l'époque d'irréalisable et qui aujourd'hui est vu comme un cordon ombilical emprunté par plus de 30.000 cyclistes et piétons/an.

1. En finir avec le piège des heures creuses en périphérie

Pour les salariés des ZAC, des ZAE ou les habitants de nos communes excentrées, le diagnostic est connu : en dehors des heures de pointe, les lignes de bus classiques sont inadaptées. Faire circuler des véhicules pratiquement vides est un non-sens économique et écologique. Résultat, le visiteur ou le travailleur est abandonné face à un désert de mobilité, ou contraint de saturer nos routes en voiture individuelle.

Pour briser ce cercle vicieux, notre suggestion ne consiste pas à ajouter de nouvelles lignes de bus traditionnelles ou à charger les infrastructures routières déjà congestionnées, mais à interconnecter intelligemment la route et le rail miniature automatisé : deux infrastructures modernes fonctionnant en totale autonomie sans personnel navigant.

2. Étape 1 : Le Milla Bus à la demande pour un maillage ultra-local

Le point de départ de notre proposition commence au plus près de l'usager, directement au cœur des zones d'activités ou des centres bourgs. Par sa flexibilité routière, le Milla Bus intervient ici comme un outil de rabattement :

  • Un service à la demande : Via une application, l'usager commande sa navette électrique autonome. En heures creuses, elle ne circule que si nécessaire, libérée des contraintes de planning des chauffeurs traditionnels.
  • Le choix de la vitesse : Au lieu de perdre du temps à essayer de rejoindre la grande gare, le Milla Bus effectue un trajet court et direct vers un micro-hub intermédiaire : la station Urbanloop la plus proche.

3. Étape 2 : L'autoroute express Urbanloop sur voies dédiées de chemins ruraux réhabilités

Une fois déposé au micro-hub par la navette Milla, le voyageur bascule instantanément sur le réseau Urbanloop. Ce système de capsules légères sur rails prend le relais pour la phase "intercommunale" du trajet :

  • Une insertion écologique : Urbanloop circulerait sur des voies entièrement dédiées, intelligemment intégrées au paysage en réhabilitant des chemins ruraux existants. Une manière de valoriser notre patrimoine champêtre tout en évitant le bitume et en préservant les terres agricoles sanctuarisées.
  • Zéro attente : Les capsules autonomes attendent le voyageur en station, évitant les correspondances subies.
  • Zéro arrêt intermédiaire : Par un système de dérivation astucieux et entièrement automatisé, la capsule trace sa route en site propre directement vers la gare de Guyancourt. Une vitesse constante, sans aucun conducteur et sans aléa de trafic routier.

4. L'Objectif Chrono : Le déplacement de bout en bout

Pourquoi ce modèle partagé change-t-il la donne ? Parce qu'il synchronise numériquement deux modes de transport autonomes pour garantir un trajet global ultra-rapide.



Étape du trajet

Mode de transport

Temps estimé

Prise en charge locale

Milla Bus (trajet direct et autonome au cœur de la zone)

5 à 7 minutes

Correspondance au micro-hub

Transition quai à quai immédiate

1 à 2 minutes

Transit express rual & dédié

Capsule Urbanloop (sur chemins ruraux réhabilités, sans arrêt)

4 à 5 minutes

Arrivée Hub Majeur

Gare de Guyancourt (Ligne 18)

Moins de 15 minutes

5. La Double Supervision : Les cerveaux invisibles qui garantissent la sécurité

Pour déployer ce service à court terme (horizon 5 ans) et à un coût soutenable pour nos collectivités, c'est ici que la technologie de pointe prend tout son sens : Milla comme Urbanloop intègrent chacun leur propre système de supervision à distance, assurant la sécurité et la conformité des réseaux en temps réel.

Pour les navettes Milla, cette supervision se traduit par :

  • Surveillance constante : Un système de supervision garde un œil en temps réel sur chaque navette autonome en circulation.
  • Réactivité immédiate : Au moindre incident ou dysfonctionnement, le superviseur système envoie un ensemble de commandes pour sécuriser le véhicule, les usagers et l'environnement du véhicule.
  • Maintenance agile : Le centre de supervision coordonne instantanément les équipes techniques et les ingénieurs pour résoudre les anomalies détectées.
  • Sûreté validée : Des vérifications régulières à distance garantissent que les navettes effectuent leur service en toute sécurité.

En parallèle, le réseau de capsules Urbanloop est lui aussi géré par sa propre intelligence centrale de supervision, capable d'ajuster la position des navettes sur les rails en temps réel.

Grâce à cette double supervision connectée, la réglementation permet d'activer le mode sans opérateur à bord. Un superviseur à distance est affecté au suivi, prêt à interagir en temps réel. C'est la clé technique pour offrir un service continu, fiable, 100 % autonome et rassurant, même à des heures tardives ou dans des zones industrielles désertes.

Conclusion : L'avenir est au coin de la rue

Le désenclavement de notre territoire ne viendra pas de solutions magiques à un horizon lointain. L'urgence est là. En combinant la flexibilité routière de la navette autonome Milla et la vitesse des capsules Urbanloop filant sur nos anciens chemins ruraux réhabilités, nous tenons la solution concrète pour relier nos communes au grand hub de Guyancourt. Moins de 15 minutes de porte à porte de manière totalement automatisée : la fracture territoriale ne sera plus une fatalité.

Une vision Aériastory, dans le cadre de son concept Aériapole « Acteur dans notre environnement ».

 






mercredi 1 juillet 2026

L'Épopée de l'Aérodrome de Guyancourt, des Frères Caudron à la Ville Nouvelle

Aerodrome Caudron - Guyancourt
Colorisé AeriastorIA
C’est une plaine aujourd’hui recouverte par les lignes géométriques du Technocentre Renault et les quartiers résidentiels de la Ville Nouvelle. Pourtant, durant près de soixante ans, le ciel de Guyancourt a vibré au rythme des plus grandes pages de l’aviation mondiale. Des pionniers de la Belle Époque aux projecteurs d’Hollywood, retour sur l’histoire d’un terrain mythique.

Les Pionniers : De la forge de Romiotte aux usines de guerre

Tout commence dans la Somme, loin des pistes des Yvelines. Dès 1908, deux frères habités par le génie de l'invention, Gaston et René Caudron, construisent leur premier appareil dans la forge de la ferme familiale de Romiotte. Faute de moteur, c’est une jument de course à la retraite, nommée « Luciole », qui tracte l'engin pour lui permettre de s'élancer.

Le succès est fulgurant. René décroche son brevet de pilote en 1910, suivi de près par Gaston en 1911. Très vite, les deux frères fondent la célèbre école du Crotoy et installent leur usine à Rue. Le prestige de la marque dépasse les frontières : en 1913, la Chine commande douze biplans, livrés en personne par René Caudron.

Le Drame de Lyon-Bron

La Première Guerre mondiale éclate et l'usine doit être repliée en urgence à Issy-les-Moulineaux pour répondre aux commandes gigantesques de l’armée. C’est au cœur de cet effort de guerre, le 12 décembre 1915, que le drame frappe la fratrie : Gaston Caudron se tue lors d'un vol d'essai sur le prototype du bimoteur Caudron R.4 à Lyon-Bron. Désormais seul, René reprend les rênes d'une entreprise qui fournira des milliers d'appareils à l'armée.

Le Choix de Guyancourt : La naissance d'une ruche technologique

L'Armistice de 1918 sonne l'arrêt des contrats militaires. René Caudron doit réorienter ses usines vers l'aviation civile, le tourisme et les lignes postales. Pour réussir ce pari, il s'entoure d'un aérodynamicien de génie : l'ingénieur Marcel Riffard.

En 1930, le terrain d’Issy-les-Moulineaux est saturé. René Caudron jette alors son dévolu sur le plateau de Villaroy, dans les Yvelines, une terre historique pour l'aviation qui a vu naître les premiers vols de Clément Ader à Satory ou les exploits de Farman à Toussus-le-Noble. Après quelques tractations foncières auprès de propriétaires locaux, l'« Aérodrome Caudron » sort de terre sur la commune de Guyancourt, doté d'une piste en herbe, de hangars en bois et de cuves de carburant dernier cri.

Le véritable tournant a lieu le 1er juillet 1933. Louis Renault, constatant que Caudron équipe ses avions de moteurs concurrents, provoque une rencontre. De ces négociations naît la société Caudron-Renault. L’enseigne change, deux hangars monumentaux de 30 mètres de large sont érigés, et le site devient une ruche technologique sous la houlette du chef-pilote d'essais Raymond Delmotte, qui enchaîne les records du monde de vitesse (dépassant les 505 km/h fin 1934).

La fine fleur de l'aviation et des enfants conquis

L'aérodrome acquiert une renommée internationale. Joséphine Baker y passe son brevet de pilote en 1937. Antoine de Saint-Exupéry vient y préparer ses raids. On y croise Adrienne Bolland, Maryse Bastié ou encore Michel Detroyat. Les enfants du coin, surnommés « les petits gars des carlingues », se pressent sur la piste pour obtenir un baptême de l'air ou admirer, en septembre 1938, les championnats de modèles réduits de la revue M.R.A., où des passionnés britanniques viennent affronter les modélistes français.

Le sacrifice d'Hélène Boucher 

Le destin du site est aussi marqué par le drame. Le 30 novembre 1934, la célèbre aviatrice Hélène Boucher, championne du monde de vitesse et icône de la marque, s'installe aux commandes d'un Rafale pour un vol d'entraînement malgré une brume épaisse. En phase d'approche, l'avion accroche les arbres au bois de la Croix du Bois à Magny-les-Hameaux et s'écrase. L'aviatrice ne survit pas, laissant le monde de l'aviation en deuil.

De l'Ombre de la Guerre à la Libération

En 1940, la Luftwaffe prend possession du terrain. L'organisation "Todt" transforme l'aérodrome bucolique en une base de chasse fortifiée, bétonnant des dizaines d'alvéoles de protection pour les Messerschmitt et Focke-Wulf Fw 190 sous la frondaison des bois environnants.

L'année 1944 est celle des destructions. Le 17 juin, 88 bombes alliées labourent la base, pulvérisant les hangars. Le clocher de Voisins est touché et les vitraux de l'église de Guyancourt sont soufflés le jour de la Communion Solennelle. Par miracle, aucune victime civile n'est à déplorer.

La Libération donne lieu à de violents affrontements. Le 24 août 1944, les soldats français de la 2e DB du Général Leclerc attaquent le terrain d'aviation, farouchement défendu par les troupes au sol de la Luftwaffe et leurs redoutables canons de 88 Flak. Pris en étau, les Allemands finissent par décrocher. Le 25 août au matin, Guyancourt est officiellement libérée.

L'Âge d'Or de l'Après-Guerre et le Plateau de Cinéma

Après un déminage complet, l'État rouvre le terrain en octobre 1946. C'est le début d'un incroyable âge d'or pour l'aviation de tourisme. Dix aéro-clubs s'y installent (Air France, les Infirmières Pilotes de la Croix-Rouge...). L'entretien des 80 hectares de pelouses est assuré de manière écologique par d'immenses troupeaux de moutons.

Quand Hollywood s'invite dans les Yvelines

Avec son décor préservé, l’aérodrome devient un plateau de cinéma prisé. En 1935, Anatole Litvak y tourne L'Équipage, puis Mayerling en 1936. Jean Dréville y réalise Horizons sans fin en 1953.
Mais le tournage le plus mémorable reste celui de Billy Wilder en 1955 pour L'Odyssée de Charles Lindbergh "The Spirit of St. Louis".
 Pour recréer l'atterrissage mythique du Bourget de 1927, Wilder choisit le cadre bucolique de Guyancourt. Plus de 5 000 figurants envahissent la plaine de Villaroy de nuit, sous les projecteurs, se ruant sur la piste en herbe pour accueillir la réplique du célèbre monoplan piloté à l'écran par James Stewart.

Le Clap de Fin

Au milieu des années 1980, Guyancourt est au sommet, se hissant au premier rang des aérodromes d'affaires et d'aviation légère de la région parisienne avec un pic vertigineux de 251 059 mouvements annuels en 1985, porté par l'explosion du trafic d'hélicoptères. Un club d'aéromodélisme dynamique y partage alors harmonieusement le ciel avec les avions de tourisme.

Cependant, le destin de la plate-forme est déjà scellé. Le projet de la Ville Nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines exige l'urbanisation de la plaine. Malgré une résistance acharnée de la communauté aéronautique et des riverains, l'intérêt de l'aménagement du territoire l'emporte.

Le 1er octobre 1989, les moteurs se taisent définitivement, les maquettes sont rangées et les caméras s'éteignent. L'aérodrome de Guyancourt ferme ses portes, léguant à l'histoire les souvenirs d'une époque où le plateau de Villaroy touchait les étoiles.

          

mercredi 17 juin 2026

Mobilité : Aeriastory a testé la navette Milla et partage sa vision pour le territoire

Joëlle Ensminger (Milla) et G. Finan (Aériastory)
À l’initiative de la Ville de Buc et l'expérimentation de la navette autonome Milla, Aeriastory a testé le parcours . Ce retour d'expérience enrichit notre propre vision de la mobilité et pose les bases d'une réflexion originale pour désenclaver nos communes.

L'urgence du court terme : repenser la mobilité face à la densification

Intégrés depuis 2025 à l’équipe mobilité du groupe pluricommunal de prospective — dont la mission initiale était d'imaginer notre territoire à l’horizon 2076 —, un constat flagrant s'est imposé à nous : notre environnement et sa densification évoluent à une vitesse grand V. L’urgence n’est plus aux projections à 50 ans, mais bien aux solutions concrètes à court et moyen termes (5 ans).

Pour des communes de 1 500 à 6 000 habitants comme Châteaufort, Toussus-le-Noble, Les Loges-en-Josas ou Buc, le défi est immense. Excentrées des grands axes ferroviaires, étouffées par des infrastructures routières saturées, elles verront bientôt passer la future ligne 18... mais sans pour autant que celle-ci ne résolve le problème crucial du « dernier kilomètre »
C’est pour offrir un gain de temps sur ces trajets du quotidien que notre réflexion s'est activée.

Le choc des solutions : de l'ambition Urbanloop à la surprise Milla

Jusqu'ici, notre vision reposait sur un modèle comme Urbanloop, déployé sur des voies dédiées.Voir notre video à partir de 5’07, si vous souhaitez entrer directement dans le vif du sujet :  https://youtu.be/Oal4VRctS2U?si=2EkjjqRj_Y-diK0c

Autant le dire de suite : nous étions initialement attentistes quant à l’alternative proposée par Milla, l'entreprise innovante basée dans la zone industrielle de Buc.
Pourtant, cette expérimentation sur le terrain est venue balayer nos préjugés. Accompagnés par Joëlle Ensminger, Business Development Manager de Milla, nous avons embarqué à bord de ce moyen de locomotion innovant.
« Loin d’être concurrentes, comme nous le pensions, les solutions Urbanloop et Milla s’avèrent en réalité être deux modes de transport complémentaires. »

Leur synergie pourrait, selon nous, redynamiser durablement l’activité économique, résidentielle et touristique de nos communes excentrées.

Désenclaver les zones économiques : l'exemple de Toussus

Ce maillage territorial inédit est une réponse directe à des crises locales bien connues. Qui ne se souvient pas des difficultés de la ZAC de Toussus ? Menacée après le départ de plusieurs entreprises, sa relance a longtemps été freinée par le calvaire des salariés pour y accéder en dehors des heures de pointe. De même, sur l'ancien terrain de l'EAN (Établissement Aéronautique National), le décollage économique patine, et sur la plateforme les entreprises et les usagers se trouvent obligés à financer leurs propres navettes privées.

Grâce aux perspectives ouvertes par Milla et aux précieuses informations partagées par Joëlle Ensminger, de nouveaux horizons se dessinent pour corriger ces fractures territoriales.

Prochaine étape : le transport partagé

Cette expérimentation réussie enrichit notre vision d'une mobilité connectée et agile pour nos communes. Nous développerons très prochainement notre proposition détaillée pour un modèle de transport partagé combinant la force d'Urbanloop et la flexibilité de Milla. L'avenir est en route, et il commence au coin de la rue.

Une réflexion Aeriastory, dans le cadre du concept Aeriapole « Acteur dans notre environnement ».

lundi 15 juin 2026

Après Port-Aviation, Cap sur Guyancourt : AeriastorIA dévoile sa charte pour une IA responsable

Suite au succès du lancement de notre première vidéo consacrée à la résurrection des aérodromes disparus — qui a fait revivre le mythique site de Port-Aviation —, nous préparons activement le prochain volet dédié à l'aérodrome de Guyancourt.

À l'aube de cette nouvelle réalisation, Aeriastory réaffirme ses valeurs. Parce que nous croyons que la mémoire du ciel ne doit pas peser sur la terre d'aujourd'hui, AeriastorIA s'engage officiellement dans une démarche de frugalité mémorielle à travers une charte en cinq points. Faire revivre les géants disparus du "Berceau de l'aviation" est un devoir de transmission, mais le faire avec conscience est un impératif d'avenir.

Les 5 piliers de notre engagement

1. La Sobriété du Calcul (Precision over Volume)

Nous refusons le « gaspillage algorithmique ». Là où l'industrie génère des milliers d'images pour en extraire une seule, nous prônons la génération ciblée. En nourrissant nos modèles d'archives techniques et de plans certifiés, nous réduisons les itérations inutiles et, par extension, la consommation électrique des serveurs.

2. L'Archive comme Racine (The Seed Policy)

Chaque pixel de nos créations puise sa source dans le réel. Une seule carte postale de 1910, un fragment de carlingue ou un témoignage écrit vaut plus que des téraoctets de données génériques. Notre IA ne « devine » pas, elle restaure. Cette approche limite l'errance de calcul et garantit une fidélité historique absolue.

3. L'Immatériel comme Conservatoire Durable

Reconstruire physiquement le passé consomme des métaux, des résines et de l'énergie de maintenance constante. La frugalité mémorielle transforme le patrimoine en donnée vivante. Une fois modélisée, l'histoire devient portable, accessible et éternelle, sans nécessiter d'entrepôts chauffés ni de logistique lourde.

4. Le Duel Énergétique : Le Pixel contre le Kérosène

Nous choisissons le processeur plutôt que le piston. En remplaçant les vols de démonstration et les tournages aériens par des simulations haute-fidélité, nous divisons l'impact carbone du projet de manière microsimale. Nous honorons l'aviation de jadis en préservant le ciel de demain.

5. La Transmission sans l'Empreinte

Notre but est de léguer aux générations futures l'émotion des pionniers, pas une facture écologique. La frugalité mémorielle est notre promesse : offrir un voyage dans le temps qui ne laisse aucune trace de carbone dans l'atmosphère.

« Dans un environnement en fort urbanisation, et les moyens en notre possession, le pixel serait pour nous le matériau noble pour reconstruire l’Histoire sans épuiser le futur. »


vendredi 12 juin 2026

Mobilité de demain : la Ville de Buc lance l’expérimentation de la navette autonome MILLA

Face au défi persistant du « premier et dernier kilomètre », la commune de Buc franchit un cap technologique majeur. Alors que la suggestion de la conception d'un déploiement d'infrastructures comme Urbanloop, comme préconisé dans nos précédents articles, s'inscrit dans un temps plus long pour les municipalités en retrait des grands hubs ferroviaires, Buc choisit l'action immédiate en testant une solution agile, inclusive et 100 % électrique : le MILLA mini Bus.

Diversifier l’offre de mobilité, densifier les rotations et couvrir des plages horaires de plus en plus larges sont devenus des impératifs pour décongestionner un réseau routier périurbain déjà saturé. C’est précisément pour répondre à cette urgence que la Ville de Buc s'est tournée vers une innovation de rupture sortie des ateliers de MILLA Group en 2023. Fruit d’une fine expertise et d’échanges nourris entre les experts de l’ingénierie automobile et les acteurs du territoire, ce mini-bus autonome s'annonce comme une pièce maîtresse des transports de demain.

Une prouesse technologique sans chauffeur, accessible à tous

Homologué et totalement sécurisé, le MILLA mini Bus relève un défi de taille : conserver l’aménagement et le confort d'un bus traditionnel — y compris les places réservées aux Personnes à Mobilité Réduite (PMR) — à une exception technologique près : l'absence totale de chauffeur. Ce véhicule autonome incarne l’avenir du transport pour les zones urbaines et périurbaines éloignées des grands axes routiers, en apportant une flexibilité inédite là où les lignes de bus classiques peinent à être adaptées.

L'expérimentation en pratique

Inscrit au cœur du programme municipal de la commune de Buc, ce projet démarre dès le 10 juin pour une durée d'un mois. Pendant cette phase test, deux navettes circuleront gratuitement selon les modalités suivantes :

  • Horaires : Du lundi au vendredi, de 9h30 à 16h30.
  • Parcours clé : Mairie Château Secteur Lycée Franco-Allemand (LFA) Complexe sportif Simone Veil.

Une réponse concrète aux réalités quotidiennes des Bucois

Bien plus qu'un simple test technique ou une vitrine numérique, cette démarche apporte une solution humaine et de proximité aux déplacements quotidiens. Il s’agit de relier efficacement les quartiers entre eux, de rompre l'isolement de certains secteurs, et d'offrir aux seniors, aux familles ainsi qu'aux lycéens une alternative réelle et écologique à la voiture individuelle. En ciblant le secteur du Lycée Franco-Allemand et les infrastructures culturelles ou sportives, la ville s'attaque de front à la problématique historique du premier et du dernier kilomètre.

Cap sur la pérennisation du service

Pour garantir le succès de cette transition, cette première phase estivale sera renouvelée dès la rentrée de septembre. Cette seconde session permettra de mesurer l'impact du service en période de forte affluence scolaire et professionnelle. Les données collectées ainsi que les précieux retours d’expérience des usagers seront scrupuleusement analysés afin de calibrer un service pérenne.

La municipalité compte fermement se laisser convaincre par cette pépite de la mobilité française, qui pourrait bien transformer durablement notre paysage urbain.

Un projet d'avenir ambitieux, co-porté par la communauté d'agglomération Versailles Grand Parc et la Commune de Buc, en étroite collaboration avec MILLA GROUP.

Affaire à suivre…

Aérodrome de Guyancourt
Colorisation AeriastorIA
Après le succès de la renaissance virtuelle de Port Aviation, l’équipe d’Aeriastory continue de faire revivre les géants disparus de notre ciel. 

Découvrez dès aujourd'hui les premières images exclusives de notre prochain projet d'envergure : l'aérodrome de Guyancourt. Une épopée aéronautique fascinante, ressuscitée en images, à découvrir en intégralité sur notre chaîne YouTube la dernière semaine de juin.

Un partenariat prestigieux et symbolique

Pour porter haut cette mémoire, nous sommes particulièrement fiers d’annoncer notre partenariat officiel avec la ville de Toussus-le-Noble. Commune emblématique et véritable «Berceau de l’aviation», elle a pu préserver son aérodrome mythique dirigé vers l'innovation et incarne le lien vivant entre le passé et le présent.

Appel aux communes du plateau : Ne laissons pas notre histoire s'effacer

Face à l'urbanisation intensive et au fil des générations, le prestigieux patrimoine aéronautique de notre région risque d'être oublié par ceux qui y vivent aujourd'hui. Ce passé nous appartient, transmettons-le !

Nous invitons chaleureusement toutes les communes de notre plateau ayant abrité un aérodrome aujourd’hui disparu à s'associer à notre démarche. Soutenez ces réalisations mémorielles uniques pour redonner vie à notre histoire commune.

Comment nous soutenir et participer à l'aventure ?

La sauvegarde de ce patrimoine virtuel demande du temps, des recherches et des ressources. Vous pouvez concrètement nous aider à faire revivre d'autres aérodromes disparus :

  • Vous êtes une commune ou une association ? Contactez-nous pour devenir partenaire officiel.
  • Vous êtes un particulier passionné ? Faites un don sur Helloasso, pour soutenir nos productions et la recherche historique.

Regardez le trailer ci-dessous, partagez en masse, et abonnez-vous pour ne pas manquer la grande première fin juin !

                

lundi 8 juin 2026

Énergie : l'aérodrome de Toussus-le-Noble passe bientôt au solaire et propose de brancher ses voisins

Ombrières Photovoltaïques - Parking aérodrome
simulation Aériastory 
Le Groupe ADP s'apprête à installer 2 500 m² d’ombrières photovoltaïques sur le site de Paris-Saclay-Versailles d'ici 2027. 
Fait inédit, l'électricité produite sera ouverte en circuit court aux usagers de la plateforme, aux riverains et à la municipalité

C’est un virage énergétique concret qui s'amorce pour l'aviation générale francilienne. Dans le cadre de sa feuille de route stratégique baptisée PIONEERS 2025, le Groupe ADP (Aéroports de Paris) intensifie la transformation de ses infrastructures vers un modèle plus durable. Pour l'aérodrome de Paris-Saclay-Versailles, cette ambition va se matérialiser par un chantier d'envergure programmé pour 2027 : l’équipement complet du parking de la tour de contrôle en ombrières photovoltaïques.

Si le gestionnaire utilise exclusivement de l'électricité d'origine renouvelable depuis 2017 sur ses sites, la crise de l'énergie et les impératifs climatiques le poussent désormais à développer une production ultra-locale. L'objectif final reste inchangé : atteindre la neutralité carbone des activités du groupe d'ici 2050.

650 MWh par an produits sur le parking de la tour de contrôle

Le projet technique, qui s'étendra sur une surface de plus de 2 500 m², ne se contentera pas de verdir le bilan carbone de la plateforme. Selon les projections de l'opérateur, les futures installations produiront environ 650 MWh d’électricité renouvelable par an, soit l’équivalent de la consommation annuelle de près de 150 foyers.

Au-delà de la pure production d'électrons, ces ombrières rempliront deux autres fonctions de service : elles abriteront un réseau renforcé de bornes de recharge pour les véhicules électriques et offriront des places de stationnement protégées du soleil, une commodité de plus en plus recherchée lors des vagues de chaleur estivales.

⚡ LE PROJET EN CHIFFRES (HORIZON 2027)

┌──────────────────────────┬─────────────────────────────┐

│ Emplacement              │ Parking Tour de Contrôle   

├──────────────────────────┼─────────────────────────────┤

│ Surface de captation     │ Plus de 2 500 m²           

├──────────────────────────┼─────────────────────────────┤

│ Volume de production     │ ~ 650 MWh / an             

├──────────────────────────┼─────────────────────────────┤

│ Bénéfice d'usage         │ Bornes de recharge & ombre 

└──────────────────────────┴─────────────────────────────┘

Un appel du pied inédit à la mairie et aux riverains

La véritable singularité de cette opération réside dans son modèle de distribution. Le Groupe ADP a choisi de ne pas sanctuariser cette production pour ses propres besoins techniques. L'entreprise souhaite mettre en place une boucle locale d’énergie, permettant à l’écosystème environnant de consommer directement l'électricité produite sur le tarmac.

Cet appel à partenariat s'adresse à trois grands profils d'acteurs :

  • Les usagers de l'aérodrome (pilotes, aéroclubs, entreprises de la plateforme).
  • Les riverains habitant à proximité de l'infrastructure.
  • La mairie, souvent en quête de solutions pour verdir le patrimoine municipal.

La condition technique requise est que l'installation de l'intéressé (bâtiment, hangar ou habitation) soit raccordée au réseau public de distribution.

Co-construire la boucle locale

La phase de concertation et d'étude de faisabilité est d'ores et déjà ouverte. Le Groupe ADP invite toutes les personnes et institutions intéressées par cette opportunité de circuit court énergétique à se faire connaître.

La conduite de cette opération a été confiée à Jean-Noël Roche (jeannoel.roche@adp.fr), responsable décarbonation de l’aéroport Paris-Le Bourget. Ce dernier aura la charge d'analyser, au cas par cas, les modalités techniques et contractuelles permettant de brancher les volontaires sur les futures ombrières de Toussus-le-Noble. Une initiative qui pourrait servir de laboratoire pour l'intégration des plateformes aéroportuaires au sein de leur territoire de vie.