vendredi 16 octobre 2026

Une belle soirée autour de la conférence Roland Garros, organisée par les Ailes Arcysiennes

A la conférence Roland Garros - Ailes Arcysiennes
Lors de la conférence d'Yves Saint-Yves, sur Roland Garros, les Ailes Arcysiennes, autour de son président Michel Conte, ont réuni une belle brochette de présidents d’associations consacrées à la valorisation du patrimoine aéronautique. Étaient présents : l’association des Amis de Jean Mermoz, Les Ailes Brisées, le Musée Air France, l’association Les Femmes Pilotes et Jack Krine, ainsi qu’un public fidèle, venu nombreux, pour la soirée.

Aeriastory était ravie d’apporter sa contribution en présentant l’exposition « Roland Garros racontée aux enfants ». Conçue à l’origine pour les enfants de l’école maternelle Roland Garros de Toussus-le-Noble, cette exposition est prêtée gracieusement aux écoles et aux communes qui le souhaitent.

Un grand merci aux Ailes Arcysiennes pour cette belle soirée, qui s’est terminée autour du verre de l’amitié.

Cette rencontre a également été l’occasion d’un rapprochement entre Aeriastory et Christine Debouzy, présidente de l’Association Française des Femmes Pilotes, avec à la clé un partenariat et des projets en construction.


jeudi 15 octobre 2026

Intelligence Artificielle et Aéronautique : Quand le futur s'invite au Musée de l'Air et de l'Espace

Cap sur l'IA au MAE
AériastorIA
C’était un moment fort, teinté d'émotion et de projection vers l'avenir. Récemment, Aériastory a eu l’honneur d’être invitée à l’inauguration de la nouvelle exposition consacrée à l'Intelligence Artificielle au Musée de l'Air et de l'Espace (MAE).

Dans le hall feutré du musée, entre les pionniers de l'aviation et les géants de l'espace, le discours de la directrice, le Dr Anne-Catherine Robert-Hauglustaine, a particulièrement marqué les esprits. C'est avec une vive émotion qu'elle a salué l'immense travail accompli par ses équipes pour concrétiser cette exposition exigeante. Parvenir à faire aboutir ce projet a relevé d'un véritable défi, notamment face aux premières réticences de certains partenaires, frileux devant les incertitudes et les enjeux complexes liés à sa réalisation.

Cette inauguration a mis en lumière une réalité incontournable : l'Intelligence Artificielle n'est plus une simple promesse technologique. Elle est devenue l’atmosphère même dans laquelle nous évoluons.

Une présence globale : Du ciel à notre quotidien

Comme l’air que nous respirons, l'IA s’est infiltrée partout, et son souffle traverse désormais toutes les strates de notre société :

·        Aéronautique et Sécurité : L'IA est le moteur invisible derrière la gestion du trafic aérien, les cockpits intelligents, la maintenance prédictive et les systèmes décisionnels militaires. Elle façonne la souveraineté, la défense et la sécurité des nations.

·        Quotidien et Éducation : Elle orchestre nos trajets, guide nos modes de déplacement, personnalise nos contenus et, dans les écoles, les tuteurs virtuels et parcours sur-mesure réinventent l’apprentissage.

·        Création et IA Affective : Des compositions musicales aux œuvres visuelles, l'IA crée. Plus surprenant encore, elle franchit la frontière de l’émotion, bousculant nos repères relationnels.

Même équipés des « filtres » les plus stricts — réglementations, lois sur la protection des données ou choix personnels —, nous ne pouvons plus y échapper. L’Intelligence Artificielle s’est imposée comme l’atmosphère de nos lives.

Engagement : La charte Aériastory pour une création responsable

Conscient de cette omniprésence, et parce que l’IA ne doit pas rimer avec perte de sens ou de vérité, Aériastory a publié en juin 2026, sa propre charte éthique pour la création de ses travaux, en s’engageant pour un usage responsable, transparent et mesuré de l'IA :

1.      Rigueur historique & mémoire : L’IA est un outil au service du patrimoine (restauration, colorisation, modélisation), mais l’analyse historique et la sensibilité du récit restent guidées par l’humain.

2.      Frugalité numérique : Privilégier une approche raisonnée pour minimiser l’empreinte carbone liée aux calculs algorithmiques.

3.      Transparence & Intégrité : Informer clairement nos abonnés et lecteurs de la part d'IA intégrée dans la création de nos contenus.

Garder une atmosphère respirable

L'inauguration au Musée de l'Air et de l'Espace nous l'a rappelé : l'IA est un vecteur d'opportunités exceptionnel, à condition d'en garder la maîtrise. Dire qu'elle est devenue comme l'air que nous respirons n'est pas un constat fataliste : c’est un appel à la responsabilité collective.

Puisqu’il est impossible (et peu souhaitable) de se couper de cet environnement numérique, le véritable défi réside dans la qualité de ce que nous ferons et intégrerons dans nos contenus et nos écosystèmes.

À ne pas manquer !

L'exposition « CAP sur l’IA » se tient au Musée de l'Air et de l'Espace du 15 octobre 2026 au 27 juin 2027. Une visite passionnante que nous vous recommandons vivement !

dimanche 11 octobre 2026

« Je sème aux vents du ciel la mémoire vivante des hommes »

Signature d'Aériastory
Face à l’inertie institutionnelle et aux sollicitations trop souvent laissées sans réponse, l’association Aeriastory, ancrée sur le mythique aérodrome de Toussus-le-Noble, réaffirme haut et fort sa vocation à travers une nouvelle signature :

« Je sème aux vents du ciel, la mémoire vivante des hommes. »

Librement inspirée de la célèbre formule des éditions Larousse (« Je sème à tout vent »), cette devise traduit la persévérance d'Aériastory, mais aussi une conviction profonde : 
l’histoire n’est pas un simple souvenir, elle est le guide indispensable de nos décisions futures.

Aériapole : un acteur engagé dans son environnement

À travers le concept d’Aeriapole, Aeriastory ne se contente pas de préserver et de valoriser des archives : elle s’affirme comme un acteur global, ancré dans son territoire, soucieux de son impact environnemental, social et économique.
Les choix technologiques, environnementaux et sociétaux que nos territoires doivent faire aujourd'hui ne peuvent s'élaborer à l'aveugle. Comme l'écrivait Victor Hugo : « Si l'avenir est une porte, le passé en est la clé. »
L'épopée des pionniers du ciel regorge d'enseignements sur l'audace, la sobriété et l'innovation. En intégrant la mémoire au cœur de la réflexion territoriale, Aeriastory, via le concept Aeriapole propose aux décideurs, aux élus et aux citoyens les repères nécessaires pour éclairer les arbitrages de demain.

Semer sans relâche pour faire germer l'avenir

Sensibiliser les collectivités et susciter l'engagement des acteurs locaux exige une ténacité de tous les instants. Multiplier les démarches et les relances ressemble parfois à un lancer d'aigrettes de pissenlit face au vent : beaucoup s'envolent, certaines semblent se perdre dans le silence.

Mais c'est là tout le sens du « développement anthropique » promu par Aeriastory 
 
   Croire en la transmission territoriale : Même sur un sol institutionnel parfois aride, il suffit d'une seule terre fertile — un élu visionnaire, une école, une entreprise locale engagée — pour qu'un projet porteur de sens prenne racine.
    Agir avec sobriété et innovation : Grâce au numérique et à l'intelligence artificielle, Aeriastory valorise la mémoire sans alourdir son empreinte carbone, conciliant préservation du patrimoine et transition écologique.

Un appel aux esprits bâtisseurs

Semer aux vents du ciel, c'est refuser la résignation. C'est faire le pari que la connaissance et la synergie humaine finiront toujours par enrichir notre environnement commun.

À tous les citoyens, acteurs de la culture, entreprises et élus désireux de construire un avenir éclairé par l'expérience de l'histoire : Ensemble, ouvrons la porte de demain avec la clé de notre mémoire.

            

mercredi 7 octobre 2026

L'Aérodrome Borel : Les ailes oubliées de Chateaufort

Aérodrome Borel - Chateaufort
Colorisation AeriastorIA
Coll. Privée Pascal Creach
Sur les terres battues par les vents du Plateau de Saclay, le début du XXe siècle ne respirait pas seulement au rythme des moissons, mais aussi à celui des hélices et des moteurs pétaradants. C’est sur ces vastes étendues planes, véritable berceau de l’aéronautique mondiale, que Gabriel Borel choisit d’imprimer sa marque. En mai 1912, cet ingénieur-constructeur audacieux insuffle une nouvelle dynamique à la commune de Châteaufort en y créant un aérodrome de 15 hectares. L'initiative s'inscrit au cœur d'une époque pionnière où chaque décollage relevait de l'exploit.

Les rares archives décrivent une installation stratégique. Implantés au nord de la ferme de la Grange, le long du chemin menant à la ferme de Villaroy, les hangars de Borel occupaient l’emplacement exact de l’actuel rond-point reliant la route de Toussus-le-Noble à la grande départementale Trappes-Palaiseau. Bien que ces structures éphémères aient totalement disparu vers 1919, la notoriété de l'aérodrome dépassa largement le cadre communal. Elle témoignait de la bouillonnante activité industrielle d'un homme qui, dès 1909, s’était illustré en créant une école de pilotage à Mourmelon et en s'associant aux figures marquantes de l'époque.

Car avant d'ancrer ses avions sur le sol de Châteaufort, Gabriel Borel s'était déjà forgé un nom aux côtés de Léon Morane et de Raymond Saulnier. Ensemble, ils avaient conçu le fameux monoplan Morane-Borel, entré dans la légende après la victoire de Védrines lors de la course Paris-Madrid en 1911. La séparation des associés, survenue au début de l’année 1912, propulsa Borel à la tête de sa propre structure, la Société Anonyme des Aéroplanes Borel. C'est précisément cette nouvelle entité qui exploita le terrain de Châteaufort pour y développer des écoles de pilotage, tester de nouveaux prototypes et honorer les premières commandes civiles et militaires.

Cependant, les turbulences de l'Histoire ne tardèrent pas à ébranler l'entreprise. Le déclenchement de la Première Guerre mondiale entraîna la mobilisation massive du personnel et la fermeture temporaire des ateliers. Face à l'urgence du conflit, Borel réorganisa sa production dès fin 1915 pour devenir un sous-traitant majeur de l'effort de guerre français, assemblant sous licence des appareils mythiques signés Caudron, Nieuport ou SPAD, tout en continuant à concevoir ses propres hydravions.

À l'approche d'un second conflit mondial, la destinée de la société prit un virage décisif, loin des paysages de la région parisienne. Sous la pression de l'État qui cherchait à protéger les industries stratégiques de la défense contre une éventuelle invasion, l'entreprise se délocalisa à Laval en octobre 1939. Sous la direction technique de l'ingénieur Vincent André, l'usine mayennaise connut une croissance fulgurante, employant jusqu'à 1 100 ouvriers au plus fort de la « Drôle de guerre ».

Puis vint le temps sombre de l'Occupation. Classée entreprise prioritaire par l'armée allemande sous la désignation Rüstung, l'usine fut contrainte de fabriquer des composants pour les appareils de la Luftwaffe, à l'instar des pièces destinées au Dornier Do 24. Mais derrière les façades en béton des ateliers, une forme de résistance passive s'organisa. En recrutant massivement plus d'ouvriers que nécessaire et en soutenant activement des clubs sportifs comme le Stade Lavallois, la direction parvint à soustraire des centaines de jeunes locaux au Service du Travail Obligatoire (STO).

Au lendemain de la Libération, malgré la tragique disparition de Gabriel Borel qui se donna la mort en septembre 1945, l'entreprise tenta un ultime sursaut sous le nom de BORAND. Dans un élan de bravoure industrielle, ses équipes réussirent l'exploit de faire voler le Max Holste MH-52 dès le 23 juillet 1945, ce qui en fit l'un des tous premiers prototypes français à reprendre les airs après l'armistice.

Malheureusement, cet enthousiasme se heurta bien vite à une réalité économique implacable. Ravagée par les bombardements alliés de 1944, privée de crédits de reconstruction par les autorités et pénalisée par l'échec commercial du MH-52, la société Borel asphyxiée par les dettes déposa définitivement les armes. En juillet 1949, son rachat par les établissements Brandt mit un point final à l'aventure de ce fleuron de l'aéronautique française.

Si l'usine de Laval a depuis changé de mains et si le rond-point de Châteaufort a effacé les dernières traces des hangars de 1912, le souvenir de Gabriel Borel demeure indissociable de la grande fresque aérienne du Plateau de Saclay. Une mémoire pionnière que le projet Aeriastory s'attache aujourd'hui à faire revivre autour d'une vidéo en cours de préparation.

Vous souhaiteriez nous soutenir ? votre don au lien :  Faire un don à AERIASTORY - Helloasso serait le bienvenue.


               

vendredi 18 septembre 2026

Du frémissement d'ailes à l'envol

A notre amie Michèle Bondin Seignette
Aériastory
Retour sur les vidéos de la rubrique  « Frémissement d'ailes » d'Aériastory, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine

À l'occasion des Journées européennes du patrimoine, placées cette année sous les thèmes du « Patrimoine de la photographie » et du « Patrimoine en péril », l'association Aériastory dévoile sa nouvelle vidéo hommage à Hélène Boucher.

Réalisée avec AeriastorIA à partir de photographies personnelles confiées par Michèle Bondin Seignette — pilote, voltigeuse et amie de l'association depuis 2007, disparue en 2025 — et par d’autres personnes ayant partagé leurs archives familiales, cette vidéo vient enrichir la rubrique « Frémissement d'ailes ». Celle-ci rassemble depuis sa création une série de contenus consacrés à un objectif unique : redonner mouvement, couleur et vie aux images figées des pionniers de l'aviation.

Ce lancement est aussi un hommage rendu à Michèle Bondin Seignette, dont la mémoire, les archives personnelles et la conférence organisée à l'Aéroclub de France nourrissent ce travail de restauration.

Une initiative née du programme AeriastorIA

« Frémissement d'ailes » s'inscrit dans le programme AeriastorIA. L'ambition est simple à énoncer, mais exigeante à réaliser : capter ce moment fragile des images de ce patrimoine que le temps est en train de gommer.

Ainsi, sans prétention, à l’attention du grand public et sous l'œil indulgent des historiens, AeriastorIA restaure les détails, efface les rayures et les plis, puis restitue les teintes d'origine du sujet : le bois des premiers avions, la toile des ailes, les combinaisons de vol. Une carte postale jaunie, une peinture ou un dessin deviennent des scènes vivantes qui rappellent une mémoire s’estompant.

Des vidéos qui redonnent chair à la mémoire aéronautique

La rubrique a démarré en octobre 2025, comme une nouvelle playlist sur la chaîne YouTube de l'association, pensée pour compléter les expositions et les supports pédagogiques déjà réalisés.

Elle rassemble aujourd'hui plusieurs vidéos, chacune bâtie sur le même principe : partir d'une image d'archive, la restaurer et la coloriser avec AeriastorIA, puis la mettre en mouvement pour raconter un lieu, un appareil, un pionnier ou un événement.

Cette démarche s'inscrit dans la continuité d'une tradition d'innovation au service du patrimoine qu'Aériastory cultive depuis plusieurs années. Dès 2019, à l'occasion du centenaire de l'aviation civile, l'association avait fait appel à l'imagerie virtuelle 3D pour reconstituer le premier vol civil en Farman Goliath, parti de Toussus-le-Noble pour Londres en février 1919. Une visite virtuelle du hangar d'Écausseville, dans la Manche, d'où décollaient les dirigeables chasseurs de sous-marins de la Première Guerre mondiale, relevait de la même logique.

« Frémissement d'ailes » en est le prolongement naturel, porté par une technologie plus accessible, moins onéreuse et plus rapide à déployer.

Hélène Boucher, dernière étape en date

La vidéo consacrée à Hélène Boucher s'inscrit dans cette dynamique, tout en portant une charge particulière : celle d'un hommage croisé à une aviatrice pionnière et à celle qui en a transmis la mémoire vivante. En ouvrant ses photographies personnelles à Aériastory, Michèle Bondin Seignette a permis à ces images de retrouver, elles aussi, leur frémissement.

Un appel à contributions pour nourrir nos projets

Ce travail dépend des fonds que l'association cherche à réunir, mais aussi des documents anciens (clichés, photographies aéronautiques et cartes postales illustrant les débuts de l'aviation dans notre région). Chaque document confié peut retrouver ses couleurs et rejoindre la rubrique ; chaque euro collecté nous permettra d’aller encore plus loin.

Suivre le projet

Les vidéos restaurées et l'actualité des projets sont à retrouver sur le blog officiel et la chaîne YouTube d'Aériastory. La playlist « Frémissement d'ailes » continue de s'enrichir, vidéo après vidéo, du frémissement des premiers instants jusqu'à l'envol — un parcours, du premier sentier aux grands boulevards.

dimanche 13 septembre 2026

Hélène Boucher revit sous les ailes d'une nouvelle vidéo, en hommage à Michèle Bondin Seignette

Avec Michèle Bondin Seignette - Juin 2020
Nos ami(e)s se reconnaitront - Aeriastory

À l'occasion des 43e Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre 2026 — placées sous les thèmes « Patrimoine de la photographie » et « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer » — Aeriastory dévoile une nouvelle version de sa vidéo hommage à Hélène Boucher et en mémoire à notre amie Michèle Bondin Seignette. Une version  réalisée grâce à AeriastorIA.

Grâce à cet outil, Aeriastory redonne vie à un fonds photographique exceptionnel : les clichés sont retravaillés et mis en scène pour devenir un récit vivant, incarnant pleinement le thème « Patrimoine de la photographie » — l'image comme vecteur de mémoire collective, et non plus comme une simple archive.

Un album de famille, une mémoire collective

Le thème « Patrimoine de la photographie » célèbre le rôle des images dans la conservation de la mémoire collective et des monuments. Peu d'histoires l'illustrent aussi bien que celle d'Hélène Boucher, aviatrice, voltigeuse et détentrice de plusieurs records, disparue le 30 novembre 1934 près de Guyancourt, et dont la mémoire a longtemps reposé sur un fonds photographique privé.

Cet album, confié par la famille Foucher à Michèle Bondin Seignette — elle-même pilote et voltigeuse —, constitue le cœur vivant du projet. Ancienne compétitrice de rallye et de voltige aérienne, première femme à recevoir la Médaille de l'Aéronautique des mains de Catherine Maunoury en 2015, auteure de Au vent des hélices, Michèle Bondin Seignette avait fait de ces clichés la matière de ses conférences à l'Aéro-Club de France. Des images qui ne racontent pas seulement une carrière fulgurante, mais tout un pan de l'aviation française de l'entre-deux-guerres : la naissance du « Rafale » Caudron-Renault à l'aérodrome de Guyancourt, les grands noms venus s'y mesurer, l'essor d'une aéronautique en pleine effervescence.

Un patrimoine en péril, entre urbanisation et oubli

Le second thème de l'édition 2026, « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer », choisi à l'échelle européenne, interroge la protection des sites face au changement climatique et au tourisme de masse. À l'échelle de la région parisienne, ce péril prend un autre visage : celui de l'urbanisation galopante, qui a fait disparaître des pans entiers de l'histoire aéronautique locale, qu’Aeriastory tente de valoriser et de promouvoir.

L'aérodrome de Guyancourt (vidéo au lien) en est l'exemple le plus frappant. Créé en 1930 par René Caudron pour y établir un centre d'essais, agrandi par un accord avec les usines Renault, étendu à plus de 200 hectares sous l'Occupation, il aura disparu du paysage dès 1989. Aujourd'hui, seuls des noms de rues rappellent, pour ceux qui savent encore les lire, qu'un terrain d'aviation prestigieux occupait ces lieux. Une mémoire fragile, qu'Aeriastory a déjà portée devant la commission mémoire de la DGAC, alertant sur le risque d'amnésie collective qui guette les communes en forte urbanisation.

Raviver : c'est l'ambition de cette nouvelle vidéo, qui redonne vie aux images et à la mémoire de Michèle Bondin Seignette.

Résister : c'est le sens du combat mené depuis des années par Aeriastory pour que ces lieux et ces figures ne sombrent pas dans l'oubli.

Réimaginer : c'est le pari technologique fait aujourd'hui, avec les outils d'AeriastorIA, pour donner une nouvelle forme populaire, à un témoignage qui n'avait pu circuler librement.

De Yermenonville à une nouvelle diffusion.

C'est à Yermenonville, en juillet 2020, que l'histoire avait pris une première forme publique, à l'occasion de l'ouverture de l'espace muséal Hélène Boucher et de son circuit dédié, porté par l'association « Les Amis de Yermenonville ». Une première vidéo de 58 minutes, narrée par Michèle Bondin Seignette, avait alors été offerte à l'association. Une seconde version, corrigée, était prévue pour la Journée de la femme du 9 mars 2021, mais la crise sanitaire en avait empêché la projection. L'œuvre s'était par la suite retrouvée bloquée sur les réseaux.

Depuis la disparition de Michèle Bondin Seignette en 2025 et pour sa mémoire, Aeriastory a repris ce travail à partir de sa collection personnelle, fidèle à la conférence qu'elle avait construite de son vivant.

À l'occasion de ces Journées européennes du patrimoine 2026, l'association entend mettre cette œuvre à la disposition des communes concernées, souhaitant valoriser leur propre patrimoine aéronautique.


samedi 5 septembre 2026

Forum des associations 2026 : Un grand cru pour Aeriastory

A. Bergantz, G. Finan, V. Auroy, M. Brugny
Forum Associations Toussus le Noble 2026
Le forum annuel des associations est maintenant derrière nous. Chaque année, cette manifestation est riche en rencontres qui nourrissent les projets en construction de l'association Aeriastory.

Nous tenons tout d'abord à remercier Mme le Maire Vanessa Auroy et son équipe. Elles sont toujours à l'écoute de nos réalisations et nous soutiennent dans les actions menées par l'association.

C'est autour d'un travail commun que l'association Aeriastory et la commune de Toussus œuvrent pour que la valorisation et la promotion de notre patrimoine contribuent au développement culturel comme économique d'une commune riche en histoire et ouverte à l'innovation.

Nous remercions également Mme Anne Bergantz pour sa visite et les échanges que nous avons pu avoir. Une nouvelle page s'ouvre sans doute dans nos relations, dont nous sortirons mutuellement enrichis — un développement anthropique cher à notre philosophie.

Ces synergies et cette dynamique partagées ouvrent dès aujourd'hui de nouvelles voies avec les associations locales et des communes voisines, pour la création de nouveaux partenariats et projets.

Un patrimoine vivant, c'est une économie en mouvement !