lundi 1 juin 2020

Philippe Belin, un pionnier du renouveau du Hangar d'Ecausseville

Philippe Belin   -    photo :  Aerobase.fr
Philippe Belin, ancien président de l’Association (AAHDE) des Amis du Hangar à Dirigeables d’Ecausseville   est décédé, le 16 mars 2020, à Paris.

Ingénieur diplômé de l’Ecole Supérieure d’Electricité (Supélec), il est incorporé en Octobre 1953, pour effectuer son service militaire dans l’Aéronautique Navale. Il est certifié navigateur aérien en 1954, à la flottille 56S de la BAN2 Ecole d’Agadir au Maroc.
Il vole ensuite comme navigateur à bord de l’avion de patrouille maritime Neptune P2V6, avec le grade d’Enseigne de vaisseau.

En juillet 2003 Philippe Belin refonde l’Association des Amis du Hangar à Dirigeables d’Ecausseville avec des bénévoles très motivés.
Il était aussi, entre autres, membre d’associations en lien avec l’aéronautique navale et les dirigeables:  Association pour la Recherche de Documentation sur l’Histoire de l’Aéronautique Navale (ARDHAN) et Association pour le Centre Européen des Ballons et Dirigeables (ACEBD, hangar Y de Meudon).

Avec Philippe Belin, c'est toute l'Histoire et le vécu de ce hangar qui est passé en revue et que l'Association AAHDE et ses amis honorent au travers du documents ci-joint.
Un document qui éclaire sur ce bâtiment unique en son genre autour de passionnés et une association qui s'activent autour de son aménagement et de sa mise en valeur.

Au cours de son mandat de président de l’AAHDE, de mi-2003 à fin 2014, Philippe Belin, a pleinement satisfait les objectifs de l’association, à savoir « œuvrer pour la sauvegarde, la restauration, la mise en valeur et la promotion sur les plans architectural, patrimonial et touristique en France comme à l'étranger du hangar à dirigeables d’Ecausseville construit de 1917 à 1920, classé monument historique en 2003, et constituant le dernier vestige de l'époque des dirigeables » tels qu’ils sont définis dans l’article 1er dans les statuts de l'association AAHDE.

L'année 2020 sera une occasion de célébrer le centenaire de ce bâtiment et y apporter des propositions et des projets pour son avenir.

Dossier : Philippe Belin et le Hangar d'Ecaussseville (pdf)

mercredi 27 mai 2020

Nobeltussoises, Nobeltussois, gravons l'Histoire de notre commune


Autour d'un projet participatif, habitants de Toussus, gravons ensemble l'Histoire de notre patrimoine communal.

Aeriastory prend les devants et s'engage dans ce projet qu'elle considère comme un miroir de notre histoire communale et notre reconnaissance envers l'Aéronautique Navale durant 65 ans de cohabitation.
Nous avançons dans la construction d'une maquette à l’échelle 1/1, vidéo ci-dessous :

       

Une subvention a été demandée à nos élus. Le montant est le même que celui qu'ils pouvaient nous octroyer en 2019 et qui n'avait pas été fait. Il ne couvrirait toutefois, qu'une partie de la mise en place.

Nous vous sollicitons en premier lieu, en tant qu' habitants et usagers de la commune et de l'aéroport pour une souscription au libre choix de chacun, avant de nous tourner vers les sponsors externes.
Aeriastory,  association reconnue d’intérêt général, cette souscription est déductible à 66% pour tous les foyers à hauteur de montant qui leur est autorisé.
(Chèque possible au nom de l’association) mais de préférence via le site Helloasso à l'adresse suivante :

https://www.helloasso.com/associations/aeriastory/collectes/un-farman-pour-l-aeronautique-navale
Un reçu vous est automatiquement délivré.

Entrons dans l'Histoire avec la nouvelle équipe municipale, nous l’espérons, pour montrer notre attachement à la commune et préparer une journée du Patrimoine mémorable en cette année particulière...

lundi 18 mai 2020

Els Primers Vols


Sol Vidal Massaguer dans son atelier 🔍
 Après le Centenaire de l’aviation civile c'est avec l’artiste peintre Sol Vidal Massaguer,que nous nous dirigerons en 2021 vers le Parc Aeronàutic de Catalunya (Barcelone), pour une exposition de 2020 retardée, pandémie covid-19 oblige.
Le partage, en 2019, des cartes postales et des diverses correspondances des frères Novell et de leurs parents à Barcelone et en Angleterre, remises par Sol Vidal, nous ont dévoilé les prémisses de l’aviation en Espagne et son engouement en Catalogne alors que les Madrilènes démontraient un grand scepticisme à cette nouvelle industrie.

C'est cette main d'oeuvre que nous avions souhaité honorer dans l’un de nos 17 panneaux du Centenaire.
En mai 2021, à Barcelone, nous nous attarderons sur ces échanges de correspondance et sur les débuts de l’aviation en Espagne. Une page de l’histoire de l’immigration en France et les besoins d'une main-d’œuvre à ces industries naissantes. 
Principalement mineurs ou ouvriers du textile au XIXe S, les ouvriers espagnols intègrent l’industrie française au début du XXe siècle.  Cette immigration, au départ frontalière, est principalement employée aux secteurs d’activité liés à la première révolution industrielle. Des centaines de milliers d’Espagnols émigrèrent en France à la recherche de meilleures conditions de vie. Beaucoup intégrèrent les nouvelles industries, dans un élan euphorique, afin de construire ces machines volantes, des "plus lourds que l’air".

Affiche de Sol Vidal Massaguer 2021 🔍
L’artiste peintre Sol Vidal Massaguer, résidente à Barcelone, avait trouvé dans le grenier de sa famille, de vieilles boîtes de cartes postales et toute une correspondance de l’époque. Elle découvre ainsi l’histoire de deux jeunes mécaniciens devenus pilotes d'essais, Virgil et Josep Novell  Pujol.
Ils ont travaillé en France, dans les ateliers Farman de 1909 à 1914. 

    Réalisation Sol Vidal Massaguer 🔍
C’est l’époque des pionniers de l’aéronautique. 
Elle se passionne pour leurs histoires et nous les fait partager.

C'est une immersion dans leur vie et leurs travaux, dans la construction des moteurs, des hélices et des différentes pièces destinées à ces machines volantes.

Une correspondance dans laquelle ils dévoilent leur expertise de mécaniciens qui les conduit à devenir pilotes d’essais et instructeurs ; de participer à des Grands Concours aériens en France et en Europe, et de partager leur passion. Des échanges qui redonnent vie et dessine l'ambiance dans laquelle ont baigné  ces jeunes pilotes. 

A leur retour au pays, enthousiastes, ils ont voulu transmettre leur savoir et construire un aérodrome à Manresa (Espagne).

Un projet qui n’a pas abouti avec la Grande Guerre à la porte du Monde. 
Réalisation Sol Vidal Massaguer 🔍

Leurs noms sont cependant restés dans l’Histoire de l’aviation Catalane. Un sujet que développera Jaume Alonso Morejón lors d'une conférence au musée du Parc Aeronàutic de Catalunya (FPAC).
Des photos remises par Sol Vidal Massaguer ont été utilisées lors de notre exposition Farman du centenaire de l’aviation civile et commerciale en 2019.

L'association Aeriastory sera heureuse et fière de continuer sur ce chemin avec Sol Vidal Massaguer  et ses partenaires, où l'Histoire sera aussi en étroite connivence avec l'Art.

C'est pour Aeriastory une porte qui s'ouvre au Parc Aéronautique Catalan et dont nous vous tiendrons au courant.

jeudi 14 mai 2020

Une exposition Aeriastory pour l'Aéronautique Navale

Aéronautique Navale à Toussus
Une exposition de 12 Kakémonos
85 x 200 cms
La réhabilitation de la Mémoire d'une présence de 65 ans de l’aéronautique Navale dans la commune était l'un des objets majeurs d'Aeriastory, lors de sa création en 2017.

Nous espérons qu'avec le nouveau mandat, Toussus le Noble,  tendra une oreille attentive et marquera une reconnaissance à une institution qui, en plus de ses fonctions, a beaucoup aidé dans le développement de la commune, comme nous la connaissons aujourd'hui.
Plusieurs articles sur les blogs d'Aeriapole et Aeriastory ont été diffusés à ce sujet depuis 2012.

Pour notre association, 2020 sera une année dédiée à l'Aéronautique Navale.  Mais, c’était sans compter la pandémie du Covid 19 et le confinement généralisé.
Toutefois,2020 n'est pas encore terminée et Aeriastory vient de franchir une première étape : la réalisation de 12 kakemonos 85 x 200 qui décrivent la présence de l’Aéronautique navale et ses structures à Toussus le Noble depuis son arrivée en 1947 à son départ en 2012.

L'exposition est appuyée par la mise à jour d'une vidéo du Major Patrick Vallière réalisée en 2007.  Elle raconte avec des photos d'époque l’évolution de cette base durant toute la période de présence de l’Aéronautique navale. Des documents qui resteront dans la mémoire de la commune.

De plus, comme la base de l'Aéronautique Navale se situait sur le lieu même où l'aerodrome Farman y était installé, et où le premier avion était livré à la Marine, le thème  "Du Farman au Rafale à Toussus le Noble" correspondait parfaitement.

Nous remercions Daniel Bechennec de nous avoir réadapté l'une de ses œuvres à l'ARDHAN. Elle  sera la vitrine de cette exposition. 

Enfin, dans notre dossier de presse (lien), nous souhaitions la réalisation d'une maquette de l'avion Farman à l’échelle 1/1 qui representerait celui remis à la Marine en 1910 à Toussus.  Un peu à l'image de celle réalisée à Bouy (lien vers l'article).
Cette maquette, une fois l'accord des administrations acquis, serait exposée au Rond point Toussus / Buc à l'entrée de la commune et de l'aéroport.
Cette stèle d'un FARMAN/MARINE serait une porte de l'Histoire de la commune, à l'entrée d'un aérodrome centenaire, historique et prestigieux, en reconnaissance à l'Aeronautique Navale, et une étape sur un parcours fléché de circulations douces, sur un plateau "Berceau de l'aviation"

Nous reprendrons très vite nos démarches, que le Coronavirus avait interrompu et ainsi vous donner un calendrier de nos événements à venir...

vendredi 1 mai 2020

Contribution d'Aériastory à l'Atlas de France Métropolitaine d'Anciens Aérodromes

Michèle Seignette et Georges Beisson  🔍
dec 2006 à Toussus
Aeriastory, est membre d’Anciens Aérodromes depuis 2020.
Cette association créée en 2007, réunit plus 160 membres à travers la France. Son but est de mener des recherches historiques sur les aérodromes existants ou ayant existés et sur la présence de l’aviation sur le territoire français. Elle publie régulièrement le fruit de ses travaux dans des ouvrages détaillés.

En Février/Mars 2020 nous avions participé à l’exposition et conférences de Daniel Flahaut co-fondateur de 2A, sur le thème ‘Souvenir de l’aviation militaire à l'époque de Charles Godefroy » à Soisy s/s Montmorency.

L’Atlas de France métropolitaine diffusé sur le site  de 2A (lien) est éloquent. Un  travail de fourmis autour d’une association très active encadrée par Mission Mémoire de l’aviation de la DGAC



Depuis 2018, Ariane Gilotte  de la Mission Mémoire nous a souvent encouragé à prendre contact avec 2A. C’est chose faite avec notre première action au travers de l’expo Charles Godefroy.


C’est à l’Atlas de 2A diffusé sur internet qu’Aériastory souhaite y  contribuer en apportant le travail et les études réalisés depuis 2007 autour des différents terrains d’aviation existants ou ayant existés sur le Plateau de Saclay. Des fruits, en constante éclosion, du travail d'un Centenaire de l'aéroport.


          


M. Georges Beisson  a répondu, une nouvelle fois, à notre appel. Nous l’en remercions.

Georges Beisson est titulaire d’un diplôme de recherche approfondie de l’École du Louvre en histoire de l’architecture occidentale. Outre l’évolution des plates-formes aéronautiques, il s’intéresse plus particulièrement à l’architecture des XIXe et XXe siècles.
Son intérêt pour les plates-formes et l’architecture aéronautiques provient aussi de sa longue expérience comme pilote d’avion et d’hélicoptère. Il est membre à vie de l’Aéro-club de France et fait partie de sa Commission du patrimoine. Il est le Co-Auteur du livre huit aérodromes sur un plateau. Nous avons eu le plaisir de travailler avec lui lors du Centenaire de l’aérodrome de Toussus. Il était membre et conseiller dans la commission Patrimoine et Histoire.

Il nous permettra de débuter par une première fiche sur un aérodrome disparu : Le MERANTAIS.
Les premiers « Goliath »  étaient sorti de son hangar.
L’aérodrome du Mérantais se trouvait à l’emplacement actuel de SNECMA (groupe SAFRAN) et de HILTI, à Magny-les-Hameaux.
Le fameux hangar de 1917 en question fut déplacé vers 1937 et se trouve aujourd’hui à l’entrée de l’aéroport de Toussus le Noble. Il est connu sous le nom du « Hangar Farman ».

La consultation de cette fiche est disponible au lien : https://www.anciens-aerodromes.com/?p=50139

jeudi 23 avril 2020

Hélène Boucher, une étoile filante dans le ciel aéronautique

Vidéo Hélène Boucher réalisée par Aeriastory
Texte et narration de Michèle Seignette  🔎

Le "Rafale", nous vibrons à son passage et nous nous émerveillons devant cet avion, fleuron de l’aéronautique française. 
Une star d'aujourd'hui dans les meetings aériens...

"Airbus", nom dérivé "Aérobus" de Farman, ce fameux "Goliath" que nous avions célébré lors du centenaire de l'aviation civile en 2019, et de son  départ de Toussus le Noble. (article et vidéo bilan Aeriastroy 2019)

Et le "Rafale" ?

Le lieu :

1930, le constructeur d'avions René Caudron créé l'aérodrome de Guyancourt afin d'y établir un centre d'essais. Les cellules d'avions sortant des ateliers Caudron à Issy les Moulineaux étaient équipées de moteurs Renault. L'espace couvrait 24 ha.
Aérodrome de Guyancourt 🔎
1930 - 1989

Devenu par suite "aérodrome Caudron-Renault", le terrain de Guyancourt s'agrandit de 68 ha acquis par la  S.A. des usines Renault suite à un accord entre les deux industriels qui s'associèrent au sein d'une "Société Caudron - Renault".
Pendant l'Occupation, l'armée allemande donna une grande extension à l'aérodrome, portant sa superficie à plus de 200 ha.

Les acteurs :

Michèle Bondin Seignette :
Nos chemins se sont croisés en 2007 lors du Centenaire de l'aéroport de Toussus et notre partenariat avec l'association " Fontenay d'hier à aujourd'hui" pour leur exposition 'Le Val de Gally" 100 ans d'aéronautique".

Un petit mot sur cette femme pilote et voltigeuse,

Cette ancienne compétitrice (voltige, rallye, etc) passionnée pour l’histoire de l’aviation s’est vu remettre en 2015 la Médaille de l’Aéronautique par Catherine Maunoury, alors directrice du Musée de l’Air et de l’Espace, lors de la Journée Internationale de la Femme. l’Association Française des Femmes Pilotes y avait, pour l'occasion, organisé une soirée dans les salons de l’Aéro-Club de France, pour rendre hommage à plusieurs aviatrices françaises.

Auteur du livre « Au vent des hélices», elle évoque sa passion de l’aviation de loisir qu’elle pratique depuis son plus jeune âge, de ses rallyes, et autres manifestations.
On découvre l’engagement de sa famille et d’elle-même au service de l’aviation.  Elle retrace l’histoire d’un grand-père mêlé au développement de l’aérostation et de l’aviation avant la 1ère Guerre Mondiale, celle d’un père intimement lié à l’essor de transport aérien après 1945 et dévoué à son aéro-club à Saint-Cyr. 
Michèle ne pouvait échapper au virus, et fit son premier vol solo à 15 ans.
Un livre dans lequel elle nous fair revivre cette époque révolue, où la radio n’était pas obligatoire et les règlements moins pesants.

Lors de nos diverses rencontres et discussions en 2019 autour du Patrimoine et de l'aviation,  
Extrait de la lettre de la famille Foucher  🔍
elle évoque l’album de photos d’Hélène Boucher qui lui a été remis et à son mari par la famille Foucher, des proches de la famille Boucher, et de sa conférence sur "Hélène Boucher"  à l'Aéroclub de France.

Il ne nous à  pas fallu d'avantage pour nous y engager, dès que nous aurions terminé  celle du Centenaire de l’aviation Civile.
Un nouveau projet venait d'être initié, celui de raconter l’histoire d’Hélène Boucher, par Michèle Seignette au travers de documents qu’elle pouvait nous mettre à disposition. 
Et c'est l'aérodrome de Guyancourt, aujourd'hui disparu qui arrive en première ligne, l'Histoire d'un terrain d'aviation qui entre petit à petit, dans l'oubli.

Raconter Hélène Boucher par une autre femme pilote ayant connu pratiquement et volé sur ces même avions, c’était pour Aeriastory une occasion de mettre en avant l'engagement de l'association dans la préservation de la Mémoire aéronautique.

Que reste t il de l’aérodrome de Guyancourt ? Du Caudron-Renault «  Rafale » ?

Notre intervention il y a un an lors de la commission mémoire confirme nos propos sur un thème récurant et d’actualité :  
« Les communes pour garder une mémoire à leur « patrimoine» trouvent une parade en baptisant des rues par le nom de ses pionniers.
Un résultat que l’on connait. Un manque d’intérêt de la population locale et  le chemin assuré vers l’amnésie collective. Par exemple : l’adresse d’une mairie à l’angle de la rue Esnault Pelterie et des frères Farman, face à l’école Saint Exupery et à l’angle de l’impasse Lucien Coupet.
Ceux qui savent, auront compris, mais les autres,  les nouveaux arrivants, les habitants qu’auront-ils retenus ?  Pour certains « Voisins »  était un  « grand pâtissier
»

M. Seignette et G. Finan
Carrefour de l'Air - MAE 2019

L'aboutissement :

C'est une vidéo de 58 minutes d’Hélène Boucher » qui est  née, narrée par Michèle Seignette, à la voix affaiblie suite à des diverses épreuves de santé.
Nous la lui dédions.
L’exercice et le montage n’était pas évident, mais la passion l'a emportée.
Une vidéo, pour la préservation du patrimoine, que nous mettrons au service et à la disposition des communes qui le souhaiteraient.

Elle nous rappellera qu’à Guyancourt, il y avait un aérodrome prestigieux où "le Rafale" est né, où les grands noms de l’aviation sont venus se mesurer et surtout quand une femme, Hélène Boucher, a mis bien haut les ailes d’une aéronautique française innovante et en pleine effervescence, d'entre les deux-guerres.

Une vidéo en hommage aux femmes pilotes qui ont osé et à celles qui ont donné leur vie à l’Aéronautique.





mercredi 15 avril 2020

La Base d’Aéronautique Navale de Toussus le Noble


Ecusson BAN Toussus le Noble 🔍
Lors du Centenaire de l’aéroport de Toussus, l’Aéronautique Navale a choisi de fêter communément, 60 ans de présence dans la commune. L’implication de ses officiers et du personnel en ont fait une manifestation exceptionnelle.

A  l’initiative du Major Patrick Vallière, la participation du comité d’organisation et du personnel de l’ATI,  une vidéo a été réalisée sur l’évolution de la Base durant 60 ans. 
Des documents d'archives et cette vidéo,ci-dessous, mise à jour en 2020 par Aériastory pour une commémoration pérenne de l’Aéronautique Navale à Toussus le Noble.

A l’entrée de la base prônait l’insigne de la BAN :

« Son insigne : en forme d’écu : d’azur à deux plumes d’or posées en sautoir, cantonnées d’une fleur de lys, d’une roue dentée, d’un soleil rayonnant et d’une étoile, le tout d’or ; en pointe une terrasse de gueules ; en chef, sur champ d’azur plus foncé, une ancre ailée d’or chargée d’une étoile du même, accompagnée de l’inscription TOUSSUS LE NOBLE en lettres capitales d’or. L’écu est timbré d’une couronne murale à trois tours, le tout d’or. Entre l’écu et la couronne l’inscription BAN. »
Ainsi était décrite l’insigne de la Base d’Aéronautique Navale de Toussus le Noble dans le livre «  Si Toussus nous étais conté » de Jean Lazennec, édité par le SAMAN en 1982. 

On peut s'étonner qu’un établissement de la Marine s'était solidement installé dans cette commune, au milieu des terres depuis de nombreuses années.

Ecusson SAMAN 🔍
Lors de l’après guerre en 1944 il fallait reconstituer l’Etablissement Général de l’Aéronautique Navale (E.G.A.N.) qui pris le nom de Service d’Approvisionnement en Matériel Aéronautique Navale (SAMAN).
Des entrepôts sont créés mais se relèvent rapidement insuffisants. La Direction du SAMAN cherche une autre implantation qui permettrait héberger aussi l’Escadrille de Réception Convoyage (ERC) et d’avoir des liaisons directes et rapides, par avion, avec les bases et les entrepôts.

Plusieurs projets voient le jour et des plans sont établis pour installer le SAMAN à Saint-Cyr, Satory et aux Mureaux. 
C’est finalement à Toussus le Noble que le SAMAN se recase «provisoirement» le 29 août 1947 dans les baraques libérées par le Régiment Normandie Niemen.

Un « changement de portage » intervient au début de l’année 1948. Le Secrétaire d’Etat à la Marine renonce à faire de Mureaux une base principale qui hébergera le SAMAN. 
Le plan d’aménagement des aérodromes de la région parisienne n’y prévoit pas d’installation permettant l’atterrissage par mauvaise visibilité. 
L’implantation définitive se fera donc à Toussus. Casé le SAMAN ne cessera de perfectionner et de moderniser sa Base et ses méthodes.

La présence simultanée sur le site des organismes centraux technique (SC.Aéro/Tech) chargée d’augmenter la sécurité des vols et la disponibilité opérationnelle en suivant au jour le jour l’activité aérienne et la maintenance des aéronefs et des équipements et le SAMAN, ont permis une optimisation globale permanente du soutien des aéronefs de la marine et une activité aérienne à moindre coût ; elle a servi d’exemple au sein de la marine – le Service de soutien de la Flotte (SSF) a été construit sur ce modèle -  ou interarmées (implantation de CERALI sur le site). 

Les concepts de Soutien logistique intégré (SLI) et de Maintien en condition opérationnelle (MCO) des années 1990 structureront ce modèle de soutien.