lundi 22 juin 2020

Cadre de l’envol de Jean Mermoz dit « L’Archange ».

Christian Libes - Président  de l'Association Mémoire de Mermoz
Gérard Finan - Président de l'Association Aériastory

Le chemin de l’exposition Charles Godefroy réalisée par Daniel Flahaut et 2A nous mène  à Jean Mermoz. On dirait que dans le domaine de l’aéronautique les voies finissent toujours par se croiser.

C’est notre rencontre en Mars avec Christian Libes, président de l’association Jean Mermoz qui a fait jaillir cette étincelle et nous a fait démarrer un projet autour de "l'Archange"

Les années passent et se ressemblent. Comme en 2018 pour la célébration du Normandie Niemen à Toussus,  l’histoire de cette escadrille n’a été révélée qu'après que le "Normandie" était devenu l " Normandie-Niemen".
Aeriastory a voulu creuser et remonter le temps pour mieux comprendre la genèse de ce Régiment de chasse.
Refaire ce parcours, nous a permis de découvrir des gens passionnants, et de visiter des lieux imprégnés d’histoire, d’art et de culture. Un retour à l’Histoire de France avec ses pages glorieuses et moins glorieuses. Une  période de règnes de grands Empires. Des empires qui se fissuraient au gré du temps et des événements.
A chacune de nos démarches, nous aboutissions, à chaque fois à une même constatation. L'histoire humaine a horreur du vide. De la même façon que sur un territoire donné, seule la faune et la flore les mieux adaptées survivront, pour se développer.

Les grandes voies du développement économique se sont essentiellement faites sur les découvertes des routes des navigateurs. Et depuis  le Moyen Age, l’Occident romantique a toujours été sensible aux contes d’Orient, à l'attrait de la route de la soie et des épices, de Shéhérazade et des mille et une nuits, des harems d’Orient, des jardins suspendus, des parfums des roses de Damas, de jasmin et de fleurs d’orangers. Des cèdres du Liban à l’encens d’Arabie...  

L'Orientalisme naquit  dans la fascination de l'Empire Ottoman qui a suivi sa lente désagrégation après la guerre d'indépendance grecque des années 1820 et la progression des colonisations européennes.  
Palmyre - Vallée des tombeaux
Photo d'avion, du légionnaire André Fertray
Collection Jacqueline Vanhoucke-Haquard
Les croisades, les Templiers, les expéditions napoléoniennes ont fortement imprégné l’imagination collective occidentale.  L’apparition de la photographie et de l’avion ont aussi contribué à ce développement  qui n’était accessible auparavant que par les campagnes et le commerce, ou dans le rêve et l’imagination.

La déliquescence de l’Empire Ottoman et les brèches ouvertes à ses frontières, le développement du chemin de fer, de la voiture puis de l’avion, le pétrole: autant d'opportunités économiques réunies pour que les grands empires concurrents : Angleterre, France, Russie,… jettent un œil dévolu sur un vaste territoire et puissent affirmer leur propre puissance.
Tel est donc le climat en ce début du XXème Siècle. C'est sur les scènes du Levant et du Couchant que les Occidentaux se sont entendus pour jeter leurs dévolus sur ces territoires.

En  apprenant que Jean Mermoz,  jeune pilote volontaire dans l’Armée Française du Levant  avait séjourné de 1921 à 1923 en Syrie, c’était tout notre travail sur Rayak et la période du Mandat  que nous avions initié lors de l'organisation de l'événement du Normandie-Niemen, en avril 2018 qui s'en trouvé exhumé.

Nous avions pu alors profiter des documents et photos remis par François-Xavier Bibert, des photos du légionnaire André Fertray de  Mme Jacqueline Vanhoucke et de nos rencontres sur le terrain au Liban avec Marcel Laugel.
Nous souhaitons, aujourd'hui encore, les remercier à nouveau de leur fructueuse et amicale coopération.

Au fil de nos lectures renaissaient : Lawrence d’Arabie, Churchill, Allenby, Gouraud, Sikes, Picot, des pilotes  comme Marcel Migeo et Joseph Kessel, faisant revivre cette terre du Levant comme décrite par l'Occident, l'antagonisme entre les populations locales - Druzes et Chrétiens d'Orient, les liens qui se font et se défont au gré des intérêts,  sur un échiquier humain grandeur nature, embaumé d’un parfum de jasmin et de poussière du désert.

Un projet qu’Aériastory se chargera de monter sous forme de vidéo et sur le thème :  Scènes de l’envol de Jean Mermoz dit « l’Archange »

mercredi 17 juin 2020

Jonction d'un plateau et d'une vallée aéronautiques

 "Versailles et l’aéronautique ! le rapprochement de ces deux termes peut paraître surprenant à nos contemporains, plus habitués à association ce lieu célèbre aux jeux d'eau, au Grand Canal et aux matelots de la Petite Venise ; et pourtant le "Pays de Versailles" a été le théâtre d'événements majeurs et décisifs de l'aéronautique française et mondiale, et même dans la Marine."

Ainsi débute la préface de Gérard Feldzer dans l'ouvrage :" Cent ans d’aéronautique au Val de Gally"

Dans la préface  de huit aérodromes sur un plateau, écrite par Robert Espérou, membre de l'Académie de l'Air et de l'Espace nous pouvons lire : "... le Plateau de Saclay offrait un espace idéal, à tel point qu'Alain Bozel, l'inventeur de l'Aéroport de Paris, avait envisagé de construire là le grand aéroport mondial dont il avait soumis le projet au général de Gaulle en novembre 1944...."

Ajouter un chapitre de l'histoire aéronautique au recueil de Versailles, un complément au Roi Soleil et de son prestigieux Château semblerait une projection à laquelle s'ouvrirait VGP depuis quelques temps.

C'est un formidable potentiel culturel, touristique et donc économique qui s'ouvrirait autour de 17 plateformes aéroportuaires concernées. Autant de communes au passé aéronautique prestigieux mitoyennes du Château de Versailles.

Notre projet serait en premier lieu de dresser une fiche descriptive de chacun de ces terrains. Des fiches qui seront consultables dans l'Atlas du site d'Anciens aérodromes.
https://www.anciens-aerodromes.com/

Puis, d'encourager et aider chacune de ces communes à monter des panneaux sous forme de kakemonos standardisés (85 x 200) afin de constituer une exposition thématique locale ou globale de tous ces aérodromes et qui serait itinérante.

L'organisation d'événements festifs et culturels, de randonnées cyclistes et pédestres, d’aéromodélismes, autour d'une histoire : l'aviation, de ses débuts, de ses pionniers dans les écrins que sont le Val de Gally, et le plateau de Saclay, bordés par des régions préservées par des parcs régionaux.

C'est l'essor de toute une économie de services qui serait stimulée autour d'un thème et d'un circuit balisés.


vendredi 12 juin 2020

Aeriastory.fr, un site pour l'association

Le long confinement durant cette pandémie du Corona-19, nous a clairement démontré que même en quarantaine, l'activité n'est pas bloqué et qu'il y a divers moyens d'être disponible, de partout et en tout temps.
Un avantage qu'offre le web pour exposer sa vitrine, sans limite physique et où les documentations  sont à portée de main.

Le centenaire de l'aviation civile et commerciale organisée par l'association en 2019 et notre entrée dans le virtuel concrétisée par une visite d'un avion Farman, pour son premier vol civil nous a confirmé l'impact du virtuel et l'importance du web dans notre société d'aujourd'hui, auprès d'un public aussi divers que varié.

Nous remarquons que les Blogs d'Aeriastory et d'Aeriapole,  bien que consultés 2000 fois/mois, affichent leurs limites et ne répondent plus à l'ambition que voudrait afficher l'association pour atteindre d'autres objectifs en France et hors de l'Hexagone. Ils resteront toutefois, des élément de bases à la communication.

Avec le confinement, un pas vient d'être franchi. La visibilité de l'association, nous l’espérons, ne sera que grandie.
L’association, rappelons le, a été créée dans la logique du concept "d’Aériapole", après le centenaire de l’aéroport de Toussus-le-Noble en 2007, dans la perspective d’être acteurs d’un cadre de vie dans un environnement autour d’un aéroport.
Un concept qui innovait dans la ligne du Grenelle de l’Environnement, autour d’un projet de développement durable et qui communique sur son blog : http://aeriapole.blogspot.com : sur les événements autour de ce concept.  

Lors du Centenaire, en 2007, la communication entre communes, associations de riverains et usagers de l’aéroport a été mise en relief. Les réclamations des associations de riverains ne reflétaient pas une opposition aveugle contre une activité aéroportuaire mais plutôt la résultante d’une gêne occasionnée par des mouvements ou des rotations sur des circuits qui, d‘après elles, ne seraient pas correctement adaptés.
A cela s’ajoute l’évolution démographique des communes, amenant naturellement à un développement urbain dans des espaces qui depuis longtemps étaient limités à des zones et des couloirs réservés au trafic aérien.
Tout porte à croire que c’est par la création d’un relationnel équilibré entre urbanisme et espace économique que doit donc évoluer cette concertation entre les parties n’ayant pas nécessairement des intérêts communs.
Le concept d’« l’Aériapole » depuis 2007 a apporté des bases de concertation sur un nouveau genre de relations pour la préservation d’un noyau économique vital à des régions en pleine expansion.
Un concept qui s’est concretisé sur des bases historiques, culturelles, pédagogiques, professionnelles et environnementales.

Pour le Département et la Région
  • Il a rappelé la présence d’un aéroport, son histoire et son évolution, une valeur ajoutée à l’importance d’un département « berceau de l’aviation »
  • Il a mis en valeur la présence et l’histoire de la France dans ce secteur de l’aéronautique où elle a été pionnière, qui crée des milliers d’emplois.
  • Il a dynamisé un secteur économique d’avenir menacé d’une disparition face à une urbanisation galopante.
L’aspect pédagogique :
Toussus le Noble et le Plateau de Scalay ont obtenu leur label d’une terre «berceau de l’aviation».  
Les événements organisés ont créé une dynamique et apporté aux enfants et aux jeunes de tous milieux une approche directe du monde de l’aviation et des techniques de l’air, au départ par la création d’une école de pilotage virtuelle et une mise en pratique sur le terrain, tel que se sont créés les divers projets dont celui de E-Aviation d’ASF en collaboration avec Microsoft / CPS et ADP, puis l’arrivée du CFA des métiers de l’aérien .
L’aspect multiculturel :
Etant de continuer à mettre en action un jumelage autour de communes européennes ayant un passé aéronautique. Celui projeté avec Duxford n’ayant pas abouti.
L’aspect professionnel :
En 2007 la proposition d’intégrer les nouvelles possibilités de simulation de vol dans l’apprentissage professionnel au pilotage dans les aéroclubs, afin de préserver leur présence tout en s’adaptant aux nouvelles frontières d’urbanismes et maintenir l’aéroport dans un cadre d’activités d’affaires et de loisirs était une utopie. Elle nous a value critiques et sarcasmes. Aujourd’hui , n'est ce pas une réalité?
L’aspect environnemental
Des maisons de l’environnement gérées par ADP existent déjà sur des aéroports comme CDG et Orly. Une communication active se fait régulièrement autour de ces pôles.
Nous retenons de l’information autour de ces maisons de l’environnement, tel que définie par ADP :
« Accueillir et informer les riverains : Les Maisons de l’Environnement
Lieux d’accueil, d’informations et d’échanges, les Maisons de l’Environnement offrent à tout visiteur des renseignements sur les activités des plateformes aéroportuaires, les actions menées dans le cadre de la politique de développement durable d’Aéroports de Paris et l’histoire du développement aéroportuaire.
Elles constituent un outil essentiel de la communication d’Aéroports de Paris en direction des collectivités locales, des riverains et des associations.
Les visiteurs sont accueillis dans un espace de près de 600 m2 riche d’informations. Ils ont notamment la possibilité de visionner des films portant sur les métiers et l’activité aéroportuaire, et le traitement des problèmes environnementaux.
»
source : http://www.aeroportsdeparis.fr
Pourquoi pas un tel projet à Toussus, Une question posée depuis 2007 et toujours d'actualité…

dimanche 7 juin 2020

Le Chant du Hangar

Philippe Paris, cheville ouvrière du Centenaire du Hangar d'Ecausseville au sein de l'association AAHDE nous fait parvenir un "Chant" dédié à l'une de ses passions. "Ecausseville, le Hangar et ses dirigeables."

Nous l'avions écouter en 2019, lors de la commission Mémoire, présenter le centenaire, défendre et plaider la préservation de ce bâtiment.  C’était une journée quand Aeriastory apportait ses propositions sur le thème : comment investir dans le patrimoine aero-historique dans une région en forte urbanisation.

                   

Aujourd'hui, un an plus tard, il nous envoie "son" chant du Hangar, un cri du cœur.
C'est toute l'Histoire d'un Hangar, en poésie.
Un Hangar, unique en son genre, reconnu et menacé, au milieu des champs du Cotentin.  Quel sera son avenir ?

Pour certains, ce serait une bataille pour une cause perdue ?

Rien n'est aussi sûr...  Car sans "passion", sans ce petit grain de folie qui rend téméraire et fait face aux défis, comment l'Homme aurait-il pu évoluer, se déplacer, voler ?
C'est dans esprit que Philippe Pâris, lors de la commission Mémoire, a convaincu Aeriastory d'être membres de l'AAHDE. Une suite sur ce chemin que nous avions commencé depuis notre première rencontre au centenaire de l’aéroport de Toussus en 2007, avec l'association Fontenay d'Hier à Aujourd'hui, sur le thème "Le Val de Gally, 100 ans d'aéronautique"

Le chant du hangar ne sera pas le chant du Cygne !

Le chant du hangar
I
Immense nef surgie des champs, inattendue,
Mon architecture de loin peut être vue,
Belle et remarquable à l’écart de toute ville,
En béton, je suis le hangar d’Ecausseville.
Hangar à dirigeables, telle était ma raison,
Abriter les marins de l’aérostation.
Né trop tard pour servir lors de la Grande Guerre,
De Lossier Henry, on ne se souvient guère.
Des hangars, mes frères, de longtemps disparus,
Victimes du progrès des avions apparus,
Oublié de tous, donc, me voici centenaire,
Et vais vous conter ma vie extraordinaire.
Mil neuf cent vingt, l’année où je suis achevé,
Plus d’U-Boot à traquer, la paix est retrouvée.
Des canons côtiers au lieu de dirigeables,
Sont là pour préparer la guerre probable.
Quarante. Les Allemands sont partout, donc chez moi,
Un jour de tempête, mes portes dans l’effroi,
Basculent à terre et jamais relevées
Depuis. Et quatre années avant d’être sauvé.
Du jour J, naît l’espoir du pays libéré,
Et j’assiste aux combats des soldats dans les prés,
De cette armée U S, tous nous nous souvenons.
Je fus où réparer leurs camions et canons.
La France libérée, les combattants partis,
Après eux, me voilà, couvert de graffitis.
Et à la Marine toujours appartenant,
Au calme retrouvé, je vais, m’abandonnant.
Mais de Gaulle revient, qui veut sa bombe H,
Des essais de ballons, que personne ne sache,
A l’abri des regards se tiennent dans mes murs,
Guérites et sentinelles, je suis un lieu sûr.
J’en garde les marques : des tuiles restaurées,
La fosse, un pignon nord-est restructuré.
Puis vingt ans vont passer. Personne pour m’ouvrir,
La Marine m’oublie. Quel est mon avenir ?

II
Me vendre, mais à qui ? Région ? Département ?
Trop frileux. Qui peut sauver ce joyau normand ?
Alors, quelqu’un ose. Dame Bouvier-Muller
Qui préside l’AFA1, passionnée de l’air.   1 Association Franco-Américaine des aérodromes normands de la 9ème US Air  Force
Déjà un projet de musée est concocté,        
En fin du siècle passé, la vente est actée.
Les clés du site remises par l’Amiral,
Belle cérémonie : très haut est le moral.
Le hangar est classé monument historique,
On attend le musée de l’aéronautique.
Madame Bouvier s’épuise à trouver des fonds
Sauvé c’est déjà bien, mais sombre est l’horizon .
Et me voilà abandonné, vandalisé.
Alors, cinq bénévoles, mordus, vont oser.
Me faire connaitre d’abord, puis prospecter :
Quels travaux, quels coûts, quelle rentabilité ?
Telle est en deux mil trois, de Philippe Belin,
La conviction. De moi, ils s’occupent enfin.
L’association de mes Amis est refondée,
Assemblée et bureau, donc tout pour décider.
Au début, partout on défriche, on nettoie,
L’eau, l’électricité reviennent. On y croit.
Journées portes ouvertes : les visiteurs se pressent.
Je revis. Mes braves Amis font des prouesses.
De nouveau j’accueille des plus légers que l’air,
Liftium, « Mademoiselle Louise », et Flottair.
Et l’aéroplume, revenant chaque année,
Pour le plus grand plaisir des jeunes et des aînés.
Lieu prisé de nombreuses manifestations,
Expositions, véhicules de collection,
Plusieurs animations : colonnes gonflables,
ULM, maquettes, un grand dirigeable.
Fréquentation en hausse continue. Pourtant,
De ma restauration le besoin est pressant.
Trop lourde pour l’AFA. Qui peut intervenir ?
La Comcom 2 hésite. Quel est mon avenir ?  2 Communauté de communes de Montebourg

III
Deux mil huit : achat par la Comcom. Satisfaits,
Mes Amis, de nouveau s’activent. Un Trophée,
Un chèque du député comme récompenses.
Et bien sûr, toujours à l’avenir on pense.
Ainsi est né le comité de pilotage.
Aider le président, c’est la mission des sages.
En groupes de travail, les projets vont vivre :
Le musée s’embellit, on publie un livre.
Diagnostic du béton et rentabilité
Du site, font l’objet d’études financées.
Je vois aussi patagons et parachutistes ;
Beaucoup de visites, l’ambiance n’est pas triste.
Deux mil quinze : voici un nouveau président.
La situation est difficile. Cependant,
Mes Amis continuent à s’occuper de moi.
Les visiteurs reviennent à ma grande joie.
Des bénévoles avec Eric Guillemeau,
Gèrent le présent comme vu dans les journaux.
Et d’autres du futur s’occupent constamment ;
Echec des discussions avec le Département.
Deux mil dix neuf : la CAC3 remplace la Comcom.    3 Communauté d’Agglomération du Cotentin.
Malgré des filets dans le hangar, hors des normes,
Hélas, se trouve mon musée, pour le public.
Du béton est lancé un second diagnostic.
Deux mil vingt : un beau projet pour mon centenaire,
L’occasion de réunir, élus et experts,
Pour esquisser mon futur, en tables rondes.
Patatras ! Un virus a changé le monde.
Un sort funeste s’acharne sur mes Amis,
Et sur moi. Depuis plus de vingt ans, je subis
Alternances d’espoir et oui, de désespoir.
Du côté des mécènes, il faut aussi voir.
Plût au ciel, qu’un jour, élus et Amis s’entendent
Pour qu’enfin on me restaure. Qu’on n’attende
Point. Je suis fragile. Aujourd’hui, pour finir,
Oui, j’ignore encore, quel est mon avenir.

Philippe Pâris, mai 2020


lundi 1 juin 2020

Philippe Belin, un pionnier du renouveau du Hangar d'Ecausseville

Philippe Belin   -    photo :  Aerobase.fr
Philippe Belin, ancien président de l’Association (AAHDE) des Amis du Hangar à Dirigeables d’Ecausseville   est décédé, le 16 mars 2020, à Paris.

Ingénieur diplômé de l’Ecole Supérieure d’Electricité (Supélec), il est incorporé en Octobre 1953, pour effectuer son service militaire dans l’Aéronautique Navale. Il est certifié navigateur aérien en 1954, à la flottille 56S de la BAN2 Ecole d’Agadir au Maroc.
Il vole ensuite comme navigateur à bord de l’avion de patrouille maritime Neptune P2V6, avec le grade d’Enseigne de vaisseau.

En juillet 2003 Philippe Belin refonde l’Association des Amis du Hangar à Dirigeables d’Ecausseville avec des bénévoles très motivés.
Il était aussi, entre autres, membre d’associations en lien avec l’aéronautique navale et les dirigeables:  Association pour la Recherche de Documentation sur l’Histoire de l’Aéronautique Navale (ARDHAN) et Association pour le Centre Européen des Ballons et Dirigeables (ACEBD, hangar Y de Meudon).

Avec Philippe Belin, c'est toute l'Histoire et le vécu de ce hangar qui est passé en revue et que l'Association AAHDE et ses amis honorent au travers du documents ci-joint.
Un document qui éclaire sur ce bâtiment unique en son genre autour de passionnés et une association qui s'activent autour de son aménagement et de sa mise en valeur.

Au cours de son mandat de président de l’AAHDE, de mi-2003 à fin 2014, Philippe Belin, a pleinement satisfait les objectifs de l’association, à savoir « œuvrer pour la sauvegarde, la restauration, la mise en valeur et la promotion sur les plans architectural, patrimonial et touristique en France comme à l'étranger du hangar à dirigeables d’Ecausseville construit de 1917 à 1920, classé monument historique en 2003, et constituant le dernier vestige de l'époque des dirigeables » tels qu’ils sont définis dans l’article 1er dans les statuts de l'association AAHDE.

L'année 2020 sera une occasion de célébrer le centenaire de ce bâtiment et y apporter des propositions et des projets pour son avenir.

Dossier : Philippe Belin et le Hangar d'Ecaussseville (pdf)