vendredi 24 juillet 2020

Le virtuel au service du Hangar d'Ecausseville

Hangar Ecausseville - planche n&b - Pierre-André Biron
Programmée dans le cadre du Centenaire du hangar à dirigeables d’Ecausseville, une exposition temporaire devait présenter exceptionnellement au public des pièces prêtées par des musées, des constructeurs de dirigeables ou des particuliers, pendant la période des vacances d’été, de juillet à mi-octobre 2020.
En raison de la crise sanitaire, cette exposition a été annulée devant la difficulté à réunir ces pièces en raison de la fermeture des musées prêteurs et des restrictions imposées à leur transport.

Une parade s'est mise en place, fondée sur l’utilisation du virtuel. Cette technique est  maintenant une tendance de fond dans la muséographie, car elle offre un large champ de possibilités pour représenter de manière dynamique un lieu à différentes époques. De plus, avec des moyens de réalité virtuelle, casque et manettes de commandes, elle permet à un visiteur d’être totalement immergé dans l’espace virtuel et de s’y mouvoir librement.

Le but serait de présenter le développement d’une Expérience de Réalité Virtuelle (ERV). Le résultat d’un tel développement sera évidemment pérenne et multi plates-formes : présentable en vidéo au musée, présentable en Réalité Virtuelle, ainsi qu'un outil de promotion vidéo lors de conférences, de tables rondes, de salons...

C’est l’agence Dawnlight et Pierre André Biron qui ont été choisis pour réaliser ce développement, et cela pour diverses raisons  :

  • La maîtrise de la technique de la Réalité Virtuelle ;
  • L'expérience dans le domaine aéronautique ;
  • La maîtrise de la modélisation et la compétence d’un architecte ;
  • La qualité des restitutions et des surfaces représentées ;
  • La réactivité,
  • et bien évidemment en fonction du facteur réalisation/coût, d'un projet réalisé par des passionnés architectes qui soutiennent la valorisation du patrimoine aéronautique et ne comptent pas leurs heures. Des entreprises spécialisées annonceraient des devis de 5 à 10 fois plus élevés.

Une première phase a déjà été livrée, la seconde vient d’être confirmée. Livraison septembre 2020.

Parmi les réalisations « Le Goliath » qui retrace le premier vol civil avec passagers réalisé pour Aériastory lors du Centenaire d’Aviation civile et commerciale en 2019, et le succès retentissant que nous connaissons.

L’Expérience de Réalité Virtuelle -

La reconstitution en 3 dimensions (3d) de la scène visualisée repose sur une modélisation 3d préalable de l’environnement et des mobiles qui s’y déplacent, la modélisation du dirigeable SSZ21 ou VA-4, de Dirigeables ayant volé à Ecausseville en 1917 et réalisée à partir d’une modélisation d’un SSZ partagée par Pete Paterson, un designer anglais.

Quant à la modélisation du hangar, elle sera réalisée à partir des plans d’origine de l’ingénieur Henry Lossier et de photos d’époque afin d’obtenir une reconstitution 3D fidèle et précise du hangar. Les bâtiments attenants, tous disparus aujourd’hui (hangar en bois, baraquements, bâtiments techniques, gazomètres...), seront également reconstitués le plus fidèlement possible.

Afin de comprendre l’utilité et le fonctionnement d’un tel édifice, Dawnlight propose de représenter le hangar et son site, tels qu’ils étaient à l’origine en 1919 et de les rendre visitables virtuellement notamment par l’intermédiaire d’un casque de réalité virtuelle. La visite virtuelle permettra à l’utilisateur de vivre une expérience immersive unique en son genre.
Il pourra ainsi se promener à l’intérieur du centre de dirigeables de Montebourg comme en 1919. Il aura ainsi la possibilité d’interagir avec ce qu’il verra dans le casque de réalité virtuelle par l’intermédiaire de Touchs Pads interactifs et, par exemple, de commander l’ouverture des immenses portes coulissantes (aujourd’hui également disparues) en actionnant d’énormes cabestans pour en faire décoller un dirigeable VA4 (Sea Scout Z21 anglais) pour une mission de surveillance maritime.

Cette visite virtuelle sera aussi l’occasion de montrer les techniques de construction en béton armé révolutionnaires pour l’époque, et le savoir-faire des ingénieurs du début du XXe siècle.

L’OBJECTIF A TERME :
Disposer d’un modèle 3d fidèle du site des hangars béton et bois d’Ecausseville afin de contribuer à la préservation du patrimoine architectural et aérostatique de manière virtuelle.

mardi 14 juillet 2020

François-Xavier Bibert, un cueilleur de mémoire

G Finan, FX Bibert, JC Rivière
Chartres 2018 - Esc. GC III/6 et Genèse du Normandie
Notre première rencontre avec Fançois-Xavier Bibert date du 8 février 2018 lors de la construction du projet Normandie-Niemen.
Une découverte de son site que la puissance de la Toile a mis sur notre chemin.  

Son site, une mine d'informations au service des chercheurs, pour la préservation et la valorisation du Patrimoine. Ce site, que nous décrirons comme véritable capharnaüm est un souk  et des étalages ou chacun trouve son bonheur. Il est bâti comme un ensemble pharaonique qu'il décrit comme " son testament numérique", et lui, se présenter membre du club "des conquérants de l'inutile" comme il aime se décrire, en se rapportant à l'ouvrage de l'alpiniste  Lionel Terray.
Modeste, François Xavier.  De même, "Inutile" ce n'est pas notre avis, bien au contraire. 
Il nous a éclairé pour le Genèse du Normandie en 2018, il e sera de même pour notre prochain projet sur Jean Mermoz.
Rares sont ceux qui contribuent à mettre leur travail au service de tous au lieu de le confiner pour mourir dans des boîtes et un entourage désintéressé. Pour lui cette boîte se sera avec le pouvoir magique et l'ouverture de "la Toile". C'est donc une rencontre initiée et virtuelle, qu'est naît une amitié et notre reconnaissance à son travail de fourmi. Un effet de levier dans la concrétisation de nos projets.
En 2020, c'est la Ville de Chartres qui lui dédié un article, pratiquement, jour pour jour de la date notre première rencontre, chez lui il y a deux ans. Il nous avait remis documents et photos qui ont permis de bâtir la genèse du Normandie et de l'Escadrille GC III/6. Des pièces maîtresses au puzzle qui nous étions entrain d'assembler.
Un article de la ville de Chartes que nous souhaitons vous faire partager :


Retraité depuis quatorze ans, François-Xavier Bibert a bâti un site internet d'un millier de pages, riche de 7 000 photos, consacré à ses deux passions : la généalogie et l'aviation à Chartres.
« Je ne m'étais jamais préoccupé de mes ancêtres auparavant, avoue François-Xavier Bibert, ancien ingénieur dans les mines et carrières. Plutôt que de rester toute la journée dans mon fauteuil, j'ai voulu occuper ma retraite en faisant quelque chose d'intéressant ». C'est ainsi que l'intéressé s'est plongé dans la généalogie et l'histoire de l'aviation.
«Mon père avait fait une carrière militaire certes simple mais je trouvais que ses passages à la base aérienne de Chartres et dans le groupe de chasse GC 36, où il avait côtoyé des pilotes de renom, méritaient d'être racontés. Comme je possédais en outre une grosse collection de photos, je me suis mis à écrire sur ces sujets. Il y a dans ma quête la volonté de sortir des gens et des faits de l'oubli et d'en faire profiter tout le monde, mais surtout, à la base, le plaisir du gars qui va ramasser des girolles.»
François-Xavier Bibert est un cueilleur de mémoire, intarissable sur ses sujets de prédilection.

LES VIGNERONS CHARTRAINS
« Le premier aérodrome, créé en 1909, ne se trouvait pas sur le plateau entre Chartres et Champhol mais à Sours dans la plaine, raconte-t-il. Là ont été formés des centaines d'aviateurs qui sont allés combattre sur le front de la guerre 14-18. Il fut délaissé après guerre et jusqu'en 1922, où l'on décida de créer un important terrain d‘aviation militaire sur le plateau en profitant des bâtiments de la caserne Neigre. Cette base a compté jusqu'à un millier de salariés. »
Bien que né à Chartres en 1945, où son père, Joseph, sergent mécanicien sur le parc d'aviation 22, avait rencontré sa mère, Julienne Chedeville, une dizaine d'années plus tôt, François-Xavier Bibert n'est venu s'y installer qu'une fois la retraite arrivée, déclenchant son « devoir de mémoire ».
En passant des heures à compulser les registres paroissiaux et fiches d'état-civil de Chartres et des communes environnantes pour reconstituer l'arbre généalogique de sa mère, il a découvert que celle-ci avait des aïeux vignerons.
« On a oublié qu'il y avait de la vigne partout à Chartres. Mes ancêtres se sont épuisés pendant au moins 400 ans dans des vignes aujourd'hui disparues ». 
UN VÉRITABLE LABYRINTHE
Son monumental site personnel, illustré de plus de 7 000 photos – restaurées par ses soins – et images, est un véritable labyrinthe où l'on a plaisir à se perdre.
On y trouve aussi pêle-mêle des informations sur l'histoire de l'exploitation minière, un dossier sur le tragique incendie du hameau du Puits-Drouet en 1898 ou encore une généalogie des habitants de la rue Saint-Chéron, où vécut sa mère, sous-titrée « Tous cousins ! »
« Une de mes plus grandes fiertés, dit François-Xavier, est d'avoir rédigé une biographie d'une gloire oubliée de l'aviation civile et militaire : Jean Assolant, premier Français à avoir traversé l'Atlantique dans le sens Etats-Unis France, en 1929, sur son « Oiseau-Canari », qui s'est retrouvé dans l'escadrille GC III/6 de mon père en 1939. »
Sa chasse aux trésors est en tout cas loin d'être achevée. « Je suis persuadé qu'il y a dans les boîtes à chaussures ou les albums photos dormant dans les greniers chartrains des centaines de documents non référencés d'une grande importance à mes yeux. Ce sont les petites histoires individuelles qui font la grande Histoire. »
Article du bulletin municipal de Chartres - 7 février 2020

jeudi 9 juillet 2020

Hélène Boucher, Yermenonville et Aeriastory



 Samedi 4 juillet a eu lieu à Yermenonville, l’ouverture de l’espace muséal dédié à Hélène Boucher.

La commune et l’association  « les amis de Yermenonville » mettent en valeur leur patrimoine historique et aéronautique au travers d’un circuit Hélène Boucher. Un projet que le Covid -9 et la pandémie ont retardé l’ouverture.

C’est maintenant chose faite. Le parcours de l’histoire d’Yermenonville se fait en quelques étapes, passant du néolithique à nos jours. 
Une visite au village des esclaves de l’époque gallo-romaine, aux pas des habitants du Moyen-Age pour arriver au noyau du circuit aéronautique avec Hélène Boucher

Au centre de la commune se dresse le restaurant-café « Le Rafale » en sa mémoire. 
Dans cet établissement, lieu de convivialité de la commune, la restauration se fait autour de tableaux relatant des passages de la vie d’Hélène Boucher, la femme pilote.

A deux pas,  à la Mairie, se trouve l’espace muséal Hélène Boucher . Il est ouvert sur demande. Y sont exposés d’émouvants  objets ayant appartenu à l’aviatrice, des pièces d'avions et des documents qui relatent de son parcours,  un parcours certes bref, mais tellement élogieux. Celui d'une carrière exceptionnelle d’une femme pilote, voltigeuse et détentrice de plusieurs records, jusqu’au fatal accident le 30 nov 1934 près de Guyancourt. La première femme à recevoir un hommage national aux Invalides.

Elle est inhumée au cimetière de Yermenonville.  Des ailes monumentales surplombant sa sépulture. Juste en face, celle de son amie d’enfance, qui ne l’a jamais quitté, Dolly Van Dongen.

Michèle Seignette, femme pilote et voltigeuse, connait bien son histoire et rédigé des conférences faites à l’Aéro-club de France.. Elle qui d'ailleurs, détient un album photos d’Hélène Boucher que la famille lui avait remis.  

L’ouverture de l'espace muséal était l'occasion pour Aeriastory et Michèle Seignette de créer une vidéo pérenne sur base des photos de famille et d'extraits de films sur la vie d’Hélène Boucher.
Une vidéo offerte à l'association des Amis de Yermenonville pour ce premier jour d'ouverture.
Il en sera de même aux communes qui célèbrent cette femme pilote .

Une vidéo que l’on retrouve aussi sur la chaîne vidéo d’Aériastory :


         


Article associé : Hélène Boucher, une étoile filante dans le ciel aéronautique

dimanche 5 juillet 2020

Un Farman à Toussus le Noble

Dès sa prise de fonction, c’est avec attention que Mme le Maire Vanessa Auroy, s’est penchée sur le dossier du projet 2020 d’Aeriastory : Un Farman à Toussus le Noble

Afin de réaliser l’étude technique et de monter le dossier administratif et économique qui mènera à la concrétisation de ce projet jugé aussi attractif qu’ambitieux par la commune, un groupe de travail de quatre élus dont un Maire Adjoint et deux membres d’Aeriastory  a été formé pour fédérer ce projet et construire les démarches administratives.

Un projet qui saura faire honneur au patrimoine aéronautique de notre commune comme le souligne Mme Auroy dans un courrier chaleureux qui nous a été adressé.

Une première réunion a débuté très rapidement autour d'échanges constructifs et dans une très bonne ambiance.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé régulièrement de son évolution.  

L’inauguration d’une stèle autour d’un événement médiatique, qui ancrerait 65 ans de présence de l’aéronautique navale dans la commune.
Aeriastory a répertorié des lieux qui mériteraient une signalisation adéquate le long de la piste cyclable sur la D938, à Toussus le Noble, entre Buc et Châteaufort, des communes estampées d’un label «berceau de l’aviation». La commune est bordée par trois rond points d’entrées, dont un sur la RD938, venant de Buc le long de l’ancien «Aéroparc Blériot», en accès vers l’aéroport de Toussus.


La maquette d’un Farman aux insignes comme livré à la Marine en 1910, posée sur ce rond point, serait un hommage à ces 65 ans de présence de l’Aéronautique navale dans la commune et un rappel de l’histoire de l’aéroport Farman, mettant en valeur l’histoire aéronautique du Plateau.

Cette promotion culturelle autour d’une «signalisation» sur des parcours de circulations douces serait en mesure de mettre en valeur l’Aéronautique Navale et Farman, autour du développement d’un tourisme local sur le patrimoine historique et paysager de la commune traversée.


L’inauguration qui pourrait se tenir, soit dans le parc du prestigieux Château Landolff ancien carré de l’Aéronautique Navale, soit sur l’aéroport de Toussus autour d’une exposition statique d’avions de l’Aéronautique Navale.
Ou bien en fonction des budgets et des partenaires, sur ces deux lieux, simultanément, durant deux jours. le dossier actuellement en construction sera présenté au Conseil Départemental pour avoir l'accord technique favorable. Pour cause de COVID19 les délais pour aboutir se sont allonger. Nous persévérons.


Nous remercions Mme Marie-Hélène Aubert pour son soutien et l'ouverture qu'elle nous a faite au service technique du Département.
Et pour l'occasion de rappeler que sans Mme Marie Hélène Aubert qui a arpenté avec nous la RD 938 et qui a activé le réseau, nous en serions toujours aux palabres administratifs de ce qui peut se faire et peut ne pas se faire sur cette piste cyclable inaugurée en 2017 
Merci à elle pour son dynamisme et ses actions qui mettent en valeur notre environnement et notre patrimoine.