samedi 27 mars 2021

Daher Aérospace mécène du Farman à Toussus

Gabriel Raffour - DAHER Aérospace
B Muthelet et G Finan - Aeriastory
Nous sommes touchés et honorés par le don du groupe Daher, qui a répondu rapidement à notre appel et s’implique dans la construction de la maquette Farman.

Toussus le Noble est leur nouvelle base de maintenance en région parisienne. Ouverte en janvier 2019, ce nouveau centre de maintenance est dédié au support des avions du groupe, notamment la gamme TBM.

Une présentation rapide de cette société, bien connue dans le monde aéronautique :

Daher est un avionneur et un équipementier industriel et de services.

Tourné vers l’innovation depuis sa création en 1863, Daher est aujourd’hui présent dans 13 pays et s’impose comme un acteur de référence de l’industrie 4.0. Il est devenu avec le rachat de Kodiak le 7eme avionneur d’affaires dans le monde et un des leaders du mono turbopropulseur, avec plus de 1000 TBM et 200 Kodiak livrés à ce jour. Le groupe s’implique par ailleurs en soutenant l’association Morane Saulnier de Tarbes qui reconstruit un MS type L pour une remise en vol prochaine.

DAHER, hier et aujourd'hui
Nous souhaitons remercier Gabriel Raffour, responsable du DaherLab et les équipes support TBM basées à Toussus-le-Noble pour l’accueil qu’ils nous ont réservé à la station de maintenance.

En tant qu’usagers sur cette plateforme, nous pouvons compter dès à présent sur le soutien de l’ACOP, école de pilotage et de Daher, en souhaitant que la plateforme se mobilise rapidement et dans son ensemble à la création de cette nouvelle vitrine à l’entrée de la commune et de l’aéroport





lundi 22 mars 2021

Construisons ensemble !


A vous: administrations, Région, Département, industriels, usagers, financiers, passionnés...

Les résultats de dix mois de travaux communs de l'équipe Mairie/Association Aérisatory sont finalement récompensés. Le Conseil Municipal du 4 mars a approuvé notre projet et le dossier, remis aux services techniques du département, est accepté.

Nous allons ainsi réaliser et finaliser la maquette pour une inauguration, très probablement en septembre prochain.

Pour répartir le poids de ce financement, nous souhaitons votre participation dans un mécénat autour de cette construction.

Une réalisation qui répond à plusieurs objectifs :

  • Pour notre agglomération VGP, elle valorise un patrimoine, symbole d'un secteur actif et dynamique, créateur d'emplois, à l'entrée d'un aéroport mythique et plus que centenaire.
  • Le département renforce son développement dans des voies de déplacements et de circulations douces autour d'une signalétique et d'une thématique sur un plateau "berceau de l'aviation", lieu où 8 aérodromes avaient vu le jour.
  • Les gestionnaires et les usagers de la plateforme investissent dans une vitrine, une porte d'entrée à leur lieu de travail qui symbolise leurs activités.

Si chacun apporte sa participation, notre facture sera moins lourde pour la valorisation partagée d'un patrimoine qui nous concerne tous!

La Mairie nous désigne officiellement pour pouvoir collecter les fonds. Aeriastory pourra ainsi recevoir directement votre contribution soit par chèque, envoyé à notre adresse ou de préférence via notre compte via :

https://www.helloasso.com/associations/aeriastory

 Un reçu vous est automatiquement délivré permettant une déduction fiscale allant jusqu'à 60% du montant qui vous est autorisé et votre nom sera apposé sur la plaque commémorative.  

mardi 16 mars 2021

Hélène Boucher et Michèle Bondin Seignette

 

Michèle Bondin - portrait
Pilote de voltige

Faisant suite à notre article d'avril 2020 :

http://aeriastory.blogspot.com/2020/04/helene-boucher-une-etoile-filante-dans.html

Une première vidéo a été réalisée et remise à l'association "les amis de Yermenonville" à l'occasion de l'ouverture de l'espace muséal et du circuit dédié à Hélène Boucher,  en juillet 2020.

http://aeriastory.blogspot.com/2020/07/helene-boucher-yermenonville-et.html

La première version, nous l'admettons, avait quelques lacunes et des faiblesses.

La journée de la Femme qui devait être célébrée le 9 mars à L'Aéro-Club de France était l'occasion de ressortir une seconde version corrigée, basée sur l’expérience acquise lors de la première réalisation.

Toutefois, la situation pandemique du COVID n'a pu permettre sa projection. Ce n'est que partie remise, Les occasions se présenteront.

Michèle Bondin Seignette, cette femme, quand nos chemins se sont croisés en 2007 lors du Centenaire de l'Aeroport de Toussus, cette amie avec qui nous continuons nos activités et dont nous en profitons pour publier son portrait.



jeudi 11 mars 2021

André Migeo et Aeriastory, des moments inoubliables

G Finan, André Migeo, JC Rivière et Michel Verdelet
Reims 2021

Une journée ensoleillée, une circulation fluide, la rencontre entre  André Migeo et  Aeriastory, en mitoyenneté de la Cathédrale de Reims, des signes de sacre, version  aviation qui nous ont marqués.

André Migeo nous a accueillis en toute amitié, à son domicile, pour discuter avec un ami féru d’aviation, Michel Verdelet,  de son père Marcel Migeo, de ses souvenirs et de cette enfance dans laquelle il baigné : Le monde de ceux qui ont façonné l’histoire de l’aviation.

Une rencontre et des discussions autour d’un champagne, Ville de Reims, oblige.

 Saint- Exupéry, Guillaumet, Mermoz, Hélène Boucher, ils étaient parmi nous, dans cette fantastique épopée que Marcel Migeo, son père, a vécu et qu’il a transmis à son fils et à ses descendants.
Ainsi il y va dans la famille Migeo

Cette famille Rémoise a côtoyé les plus grands aviateurs. Marcel Migeo l’ami de Jean Mermoz, d’Henri Guillaumet et de bien d’autres, a écrit des ouvrages remarqués consacrés à Antoine de Saint-Exupéry , Maryse Bastié et les Rostand.  

Membre de la Commission d’histoire, arts et lettres de l’Aéro-Club de France, membre pionnier de l’Association des Vieilles Tiges, membre d’honneur de l'Académie nationale de l’air et de l’espace, ancien président de l’Académie nationale de Reims, cette rapide synthèse résume et éclaire le parcours et les abords d’un homme attachant et de cette famille que nous rencontrons.

Croquis du Breguet XIV
par Michel Verdelet

Marcel Migeo, s’est engagé au 2e régiment de Strasbourg comme Saint-Ex, il partage son goût pour la littérature. Passionné d’aviation, il passe son brevet de pilote à Istres aux même périodes qu’ Henri Guillaumet et Mermoz.

Aussi, il a beaucoup fait pour développer l’aviation de tourisme, organisant en 1937, le premier rallye aérien des vins de champagne. Lors de la Seconde Guerre mondiale,  il intègre comme sergent pilote le centre d’instruction de bombardement.

Dès sa démobilisation, il relate les manques de l’armée de l’air dans un ouvrage intitulé: « les Rogneurs d’Ailes ». Son propos est vif :  «  Si j’ai pensé que mon livre jetterait dans le cœur de beaucoup de Français, de la tristesse, du dégoût, de la révolte, je n’ai  jamais cru que ceux-là imagineraient qu’il y avait dans notre armée de l’air que des hommes veules, lâches ou pourris ».

En 1942, il publie « Batailles dans le ciel » qui obtient le grand prix littéraire de l’Aéro-Club de France, puis en 1945 il écrit « Pour l’honneur des ailes ». En 1949, il fait paraître un livre sur Henri Guillaumet, pionnier de l’Aéropostale, disparu dans le ciel de la Méditerranée en 1941. En 1952, sa deuxième biographie est consacrée à la grande aviatrice Maryse Bastié.

Le film « les ailes du courage » de Jean-Jacques Annaud, projeté en 1996, au Futuroscope  de Poitiers et à la Géode de la Villette, au format IMAX 3D, sur la traversée des Andes de Guillaumet  se sont basés sur ses ouvrages avec une inauguration en présence et avec la participation de son fils André Migeo.

En 1958, il édite son Saint-Exupéry, un travail minutieux, truffé de détails et d’informations qui éclairent sur la personnalité remarquable du Commandant disparu en service aérien commandé près de la côte méditerranéenne. Son ouvrage reçoit le prix Montyon de l’Académie française.

En 1960, « Visibilité zéro » est consacré à l’aviation postale de nuit. Ce livre est également couronné, cette fois par la Société des gens de lettres. En 1973, son dernier livre est consacré aux Rostand, livre distingué par l’Académie française.

Son fils André Migeo qui est le témoin de mémoire, a lui aussi marqué la ville de Reims.  C’est devant un parterre de personnalités rassemblées autour de Catherine Vautrin, présidente de Reims Métropole et du sous-préfet Michel Bernard, qu’il a reçu la médaille d’or de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif « en témoignage de la reconnaissance de l’État envers ses mérites . Depuis 1956, Il s’est pleinement consacré à la jeunesse, au sport, à la culture et à la vie associative, en parallèle à une activité professionnelle et une mission d’élu local.

André Migeo a présidé le centre Saint-Exupéry et le centre international de séjour. Il s’est également impliqué pour la maison de la culture André-Malraux et a créé le centre rémois d’études linguistiques, ainsi que le centre d’initiatives sportives.  

Croquis du projet
initial de l'ouvrage

Quant à l’aviation, dont Reims est un berceau : André Migeo reste un témoin de mémoire pour avoir publié un ouvrage dédié à la vie et aux écrits de son père Marcel et de son influence dans la Région. Une présence remarquée à l'inauguration du Musée Guillaumet à Bouy.

Bouy, cette commune dont nous nous sommes inspirés pour la maquette de l'avion Farman qui sera installée à Toussus le Noble.

Une autre génération de Migeo a aussi les honneurs, avec Hervé le fils d'André, féru de course automobile et une 9e place au Rallye de Monte-Carlo Historique, en 2013.

Une journée exaltante que nous avions terminé, Jean Cosme Rivière et moi-même en lui remettant la première version de la vidéo de Jean Mermoz au Levant, et des bouteilles de vins de la vallée de la Bekaa en souvenir du passage de son père à Rayack.
Une dédicace  à notre attention, avec ses sincères remerciements,  sur le livre d’un aviateur français  en Syrie en 1923, pour avoir su faire revivre « D’azur et de sable ».
Un ouvrage qui devait avoir pour titre : « A l'ombre des Tayeras »

"Tayeras" ? traduction d'avions en arabe, la marque et l’empreinte du Levant dans ce parcours sous le Mandat.

lundi 8 mars 2021

AéroSaclay, Aériastory et Aériapole

Bienvenue à Aristote et German
délégués de l'équipe 7
 au Challenge Aérosaclay 2021
Le millésime 2021 de ce Challenge Aérosaclay  sera à marquer d’une pierre blanche pour Aeriastory.

Pour la première fois, l’Association en partenariat avec la communauté 106 encadreront une équipe d’étudiants de l’université Paris Saclay dans ce Challenge.

Imaginer avec les contraintes d’aujourd’hui un aéroport du futur qui soit idéalement intégré dans son environnement,  c’est un défi et un thème qui cadrent dans le concept d’Aériapole  (lien) , issu du Centenaire de l’aéroport en 2007.

Un brainstorming que nous nous imposerons en coordination avec la communauté 106 basée sur la plateforme et cette équipe d’étudiants en M1 efficacité énergétique à l’Université Paris-Saclay, sur qui nous comptons pour apporter idées et sang nouveau.

Une confiance sur le chemin qui sera tracé, basé sur la pertinence des questions de ces jeunes qui jalonneront le parcours et notre expérience sur le terrain.

Un Challenge Aérosaclay sur lequel nous sommes exprimés, dans nos divers blogs et sur nos réseaux sociaux depuis sa création.

vendredi 5 mars 2021

Toussus le Noble honore sa Mémoire et grave dans le roc, son Patrimoine


Christine des Saints et Nicolas Coutelin
Les élus exposent le dossier

Jeudi 4 mars 2021, Conseil municipal à Toussus le Noble.

A l’ordre du jour : aménagement du rond point à l’entrée de la commune et de l’aéroport pour dynamiser la porte d’entrée à la commune, un lieu mythique chargé d’Histoire.

Dès l’arrivée des élus de l’actuel mandat, en mai 2020, une équipe a été formée pour mettre à l’étude cet aménagement autour de son Histoire du début de l’aviation, de l’installation de Farman en 1909 sur cet aérodrome qui devint le sien.

Pendant 65 ans, ce fut la cohabitation avec l'aéronautique Navale qui installa sa base dans la commune et qui apporta la modernité que nous connaissons aujourd'hui.

Enfin, c'est le développement des circuits de circulations douces et d’une signalétique thématique de développement  territorial qui sera mise en place avec les divers acteurs de la Région.

Des points qui concordent  avec le projet de l’installation d’une maquette d’un Farman 1910 aux insignes de la Marine sur un rond-point fleuri, le long de la piste cyclable aménagée il y a quelques années.

Mme Vanessa Auroy
Maire de Toussus le Noble

Le Conseil Municipal, autour d’un débat ouvert et démocratique, a échangé avec l’équipe chargée de l’étude de ce dossier technique. Sécurité, esthétique, circulation. Tous ces points ont été abordés pour terminer par un vote favorable.

14 ans après le Centenaire de cet aérodrome, ce premier acte vient symboliser la voie de l'Histoire vers le devenir de cet aéroport.

Une porte qui s’ouvre avec des élus réceptifs et vigilants sur un patrimoine fort en potentiel environnemental, aéronautique, agricole et touristique et soucieux d'un équilibre dans son environnement


samedi 13 février 2021

Congrès National Aéronautique à Toussus le Noble - 1946

Congrès National Aéronautique à Toussus le Noble - 1946
photo Gallica-bnf
La proximité de la capitale et la renommée passée de l'aérodrome de Toussus-le-Noble en font le site idéal pour le développement de l'aviation de tourisme et d'affaires. 
Orly est alors l'aérodrome des longs courriers et Le Bourget celui des liaisons européennes, que l'on veut progressivement vouer au fret aérien. 

Les kermesses aériennes et les salons professionnels qui sont organisés à Toussus, connaissent un très grand succès jusqu'au début des années soixante-dix.

Le nouvel aérodrome de Toussus ne ressemble ni à l'ancien aérodrome Farman, ni à Toussus-Paris. 

Cette renaissance peut être datée du 24 octobre 1946, jour où le commandant Henri Tessier, succède au commandant militaire Tromeur et ouvre le terrain à la circulation aérienne publique, ouverture confirmée par l'arrêté ministériel du 6 février 1947 alors que le Normandie-Niemen est encore là pour quelques mois.

Le commandant Tessier cherche à faire de Toussus-le-Noble un aérodrome agréable d'autant que l'idée d'un centre d'activités de loisirs demeure dans les esprits. Les abords sont traités en pelouses et massifs de fleurs, régulièrement entretenus, effaçant progressivement la trace de l'histoire. 
Les sociétés et les aéroclubs qui s'installent sur le terrain participent à l'aménagement de la zone Sud en rénovant les hangars de Toussus-Paris et ceux construits hâtivement pour le Normandie-Niemen, en établissant de nouveaux hangars dont des abris allemands et par des constructions neuves, comme l'élégant bâtiment d'AirTourist.

Pour vanter les mérites de l'aérodrome de Toussus-le-Noble, Henri Tessier retrouve les arguments des frères Farman : l'attrait d'une région à vingt minutes du centre de Paris, le château de Versailles et la vallée de Chevreuse, pour d'agréables promenades aériennes, la possibilité de déjeuner dans un cadre privilégié et original.

22 Avril 1946, première manifestation aérienne de l’Après-Guerre

Le premier Salon aéronautique de France après guerre intervient dans le cadre du deuxième Congrès national de l'aviation qui se tient à la Sorbonne du 15 au 25 avril 1946. Deux mille sept cents congressistes (savants, ingénieurs, industriels, techniciens, ouvriers, civils et militaires) se penchent sur l'avenir de l'aviation française où tout est à reconstruire.

Le lundi de Pâques, 22 avril 1946, le congrès se rend à Toussus-le-Noble pour une présentation d'avions de tourisme et de planeurs.
Tôt dans la matinée, les badauds arrivent et, depuis les barrières de sécurité engagent la conversation avec les pilotes et les constructeurs présents auprès des appareils quand un camion décharge un avion en pièces détachées : comme l'avait fait REP autrefois, en dix minutes, un avion, le SECAT RG60 est monté et mis en place sur la pelouse.

L'après-midi, le public s'enrichit de visages connus : Henri Farman, Maryse Bastié, Charles Dollfus, Robert Morane, plusieurs officiers du Normandie-Niemen dont Robert Marchi,  et même quelques officiers russes, anglais et américains.

Le Ministre Charles Tillon et son fils
 photo Gallica- bnf
Vers 15 heures, Charles Tillon, ministre de l'Armement, arrive avec son jeune fils et se montre soucieux du prix des avions qu'on lui présente : l'État est à la recherche de l'avion d'aéroclub économique.

Une vingtaine d'appareils est présentée en vol: les pilotes les plus avertis rompent la monotonie du spectacle par des démonstrations d'acrobaties ; des planeurs, Guerchais-Roche, Castel-Mauboussin, C800 et PM200, remorqués par des Fieseler, se livrent, eux aussi, à de remarquables manoeuvres de voltige ; un hydravion, le SCAN20 fait plusieurs passages dans le ciel de Toussus.

Ce premier Salon aéronautique de France est regardé comme un succès qui a permis d'évaluer production et les développements nécessaires.

Pour Toussus-le-Noble c'est le début d’une ère prospère : le 20 juin suivant s'y tient en effet, la première fête aérienne de l'après-guerre avec une participation active du Normandie-Niemen, puis les événements aériens s'enchaînent.. .

L’engouement pour l'aviation populaire est resté intact. Les pouvoirs officiels, soucieux de relancer cette aviation, organisent un concours pour un appareil léger, fiable et d'un prix abordable, stimulant la créativité de nombreux ingénieurs.

Comme avant-guerre, par des subventions pour l'achat d'appareils et des bourses de formation, par la détaxe du carburant, par l'affectation de moniteurs d'Etat, ils encouragent le fonctionnement d'aéroclubs qui se multiplient dans tout le pays et de fréquentes fêtes aériennes tentent d'amener un public toujours plus large à la pratique de l'aviation.

Une reprise rapide de l’activité des aéroclubs

Selon le directeur de la formation aéronautique et des sports aériens de 1957, on comptait, en 1938, pour toute la France, 640 avions dans les aéroclubs.

En 1946, date de reprise de l'activité de l'aérodrome de Toussus-le-Noble, il n'y en a plus que 12, mais déjà 319 en 1950.

On retrouve le niveau d'avant-guerre en 1954 avec 641 appareils qui vont, en trois ans, plus que doubler pour atteindre 1 427 avions d'aéroclubs en 1957.

Le premier aéroclub à revenir sur le terrain de Toussus-le-Noble est le club Louis Moulliard. Logé d'abord dans le hangar face aux ruines de l'Aviatic Hôtel, il s'installe ensuite dans un des petits hangars demi-tonneau de la zone Sud.  Le club disparaît en 1950, remplacé par l'aéroclub du Cinéma de Georges Peclet.

Parmi les aéroclubs qui s'installent en 1947, deux sont toujours sur le terrain : l'aéroclub du canton de Sceaux créé en 1937, aujourd'hui Air Europ'Club de Toussus-le-Noble et le Groupe Aérien du Touring Club de France créé en 1930, basé auparavant à Buc.  En 1949, le Groupe Aérien du Touring Club de France ouvre un lieu de restauration et le 20 juillet 1949, une déclaration d'intention d'exploiter un débit de boissons en qualité de propriétaire, successeur de Sorin et Cie pour la licence est fait par par le président du TCF, Henri Gasquet.

Le club Air France arrive en 1952, c'est le troisième plus ancien aéroclub de  Toussus-le-Noble.

À l'opposé, des clubs de cette époque partiront sur d'autres aérodromes comme le club des Cheminots qui va à Guyancourt ou le club Hispano-Suiza, parti à Pontoise.

À Toussus-le-Noble, « il se passait souvent quelque chose, ... c'était un festival de voltige - époque de Max Delhomme de Jean Falloux - l'arrivée d'une course, la venue d'une vedette.. ) témoignent les voisins de l'aérodrome.

Le  trafic aérien est important - on enregistre 1 180 mouvements dans la journée du 11 juillet 1949. Ce trafic s'écoule par la seule piste en grilles qui ne sera bitumée, à même les grilles, que vers 1960 ; les tours de piste y ont la part belle.

Une bande gazonnée de six cents mètres sur cent est alors aménagée en 1950, au sud de la piste en grilles, avec sa propre voie d'accès et permet d'absorber le trafic des avions-école qui peuvent atterrir, deux par deux en léger décalé, dégageant rapidement la piste.

L'aviation, après guerre, attire toujours autant la population. Le dimanche, nombreux sont les clubs qui organisent des baptêmes de l'air avec un franc succès, au point que Jacques Devaux, passé au civil comme chef de la circulation aérienne de Toussus-le-Noble et titulaire d'un brevet de pilote, prête souvent main forte aux moniteurs qui ne peuvent répondre à la demande.

L'aérodrome de Toussus-le-Noble est fréquemment désigné comme lieu de départ ou d'arrivée de compétitions aériennes comme les Tours de France ou les Rallyes internationaux.

Le Tour de France des jeunes pilotes, né en 1953, est organisé par - la Fédération Française de Vol à Moteur, présidée par Jean-Michel Vernes. L'épreuve permet aux jeunes pilotes d'appliquer leurs connaissances et de mesurer leurs capacités sur un parcours en plusieurs étapes. La compétition connaît un tel succès que le nombre de participants doit être limité à une cinquantaine dans les années soixante et une sélection préalable s'effectue sur des circuits régionaux.

Pour la région parisienne, c'est Paul Ducellier, président de l'Union régionale et par ailleurs directeur de la station-service Farman de Toussus le-Noble, qui les organise avec Gaston Bondin (1), commissaire général, instructeur à Toussus.
L'esprit de Toussus-Paris n'est pas absent. Il se retrouve chez les constructeurs amateurs qui continuent à venir essayer leurs appareils à Toussus.  


1 - Gaston Bondin, père de Michèle Bondin-Seignette, femme pilote, membre d'Aeriastory

Extraits « D’azur et d’Or » - Centenaire de l’aéroport de Toussus (2007)