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samedi 7 janvier 2023

Henri Roth, une page de Blériot Aéronautique à Buc

Le L.1649 Superstarliner F-BHBO
 devant lequel pose l'équipage :
 Martin le mécanicien,Reichart le radio,
 « Chantelou » l'hôtesse,
Roth le commandant de bord,
Chanteloup le copilote et deux stewards.


Un lieu, sur le chemin Aériastory, d'un projet Blériot, qui germe pour cette année. 

Le 6 juin 2009, La mairie de Buc inaugurait une place de la commune, baptisée Rond Point Henri Roth. 

A Buc, fiers de leur patrimoine, les élus ont toujours mis en valeur les enfants de leur commune, pionniers de l'aviation. 
Avec
la restauration de l'entrée de l'aéroparc Blériot, c'est cette mémoire qui se grave sur un lieu aujourd'hui disparu.   

Henri Roth "aventurier du ciel", Bucois, fut pilote dans l'extraordinaire épopée aérienne, de 1923 à 1963. Une épopée de Blériot Aéronautique ; puis à Air Union, sur la ligne Paris - Londres ; pour passer à Air France, qui l'affecte en 1934 à la ligne mythique Toulouse - Casablanca - Dakar.

Henri Roth effectuera 14 traversées en tant que copilote de Marcel Reine ou d'Henri Guillaumet. 
Quand, le 28 septembre 1963 Henri Roth posait pour la dernière fois son Super Starliner à Tananarive, il avait parcouru près de 7 millions de kilomètres sur les lignes aériennes. 

23 mars 1938, un drame, le trimoteur Dewoitine 338 s'écrasait sur le mont Canigou lors d'un vol Casablanca - Toulouse. 
Le radio navigant, André Leymarios, est tué dans l'accident. L'un de ses fils, Claude, rencontrera Henri Roth cinquante ans plus tard et le convainc, de raconter son histoire : Un ouvrage est le résultat de cette émouvante rencontre. Un récit rempli de l'esprit des pionniers de l'aviation commerciale.

Après avoir piloté un grand nombre d'appareils : Spad 54 ; Spad VII ; Caudron C59 ; Nieuport 29 ; Spad 92 ; Blériot 127 ; Spad 81 ; Bréguet 14 ; Farman F60 Goliath ; Farman 190 ; Berline Bréguet 280t ; Lioré-Olivier LéO 213 ; Bréguet 393t ; Dewoitine D338 ; Farman F300 ; Fokker 7 ; Laté 28 ; Fokker F VII ; Wibault 283 T12 ; Potez 38 ; Potez 62 ; Potez 25 TOE ; Farman 2234 ; Lockheed C14 ; Lockheed C18 ; Goéland ; Farman 2200 ; Bloch 222 ; Junker 52 ; Lockheed C60 ; Douglas DC4, Henri Roth fut qualifié L.749 en juillet 1951, L.1049 en avril 1954, L.1049 Super G en avril 1956 et L.1649 en mars 1960. Du 7 février 1948 jusqu'à fin 1953, Henri Roth sera le seul pilote Air France qualifié pour les atterrissages à Plaisance sur l'Île Maurice pour tous les types d'avions existants.

Dans la revue Présence de l’ARAF (l’Association des Retraités d’Air France) d’octobre 2009, l’inauguration du rond-point Henri Roth à Buc a été relatée par Yvan Chonavel et Guy Buffat, délégués régionaux IDF qui ont représenté l’ARAF, le 6 juin 2009

"Verticalement ce serait un looping… car c’est bien une boucle, centenaire de surcroît, qui s’est pratiquement fermée le 6 juin dernier à Buc, haut lieu de l’aviation s’il en fut, à l’époque des aéroplanes et des champs d’aviation et qui, non seulement reste profondément imprégné de l’esprit aéronautique, mais le perpétue.
C’est ainsi que cette agréable commune des Yvelines vient d’honorer de belle façon deux des siens, Bucois, en effet, depuis leur plus tendre enfance : Louis Blériot et Henri Roth. Le premier, auréolé de son exploit mondialement connu depuis le 25 juillet 1909, lorsqu’il réussit la traversée de la Manche à bord d’un Blériot XI de sa fabrication. Le second, fort de ses 27 238 heures de vol (3 289 de nuit) dont il commença la première à l’école du premier, avant d’entrer à Air Union et par la suite naturellement à Air France.

Aujourd’hui, ils se retrouvent honorés à quelques encablures l’un de l’autre, en bordure des champs du plateau de Villaroy, là où se situait l’aéroparc de leurs débuts. Aux deux cérémonies successives que cela supposait, l’ARAF n’avait pas manqué de se faire représenter par deux de ses membres qui assistèrent, chronologiquement, tout d’abord :

• au baptême d’un rond-point Henri Roth situé, à deux pas de Toussus, autre haut lieu, et c’est, stoïque, sous une pluie battante, que Monsieur le Maire de Buc retraça la longue et brillante carrière de notre ex-collègue, commandant de bord, avant que le fils de ce dernier nous fasse part de quelques amusantes anecdotes dont le père était pour le moins partie prenante.

• À la découverte assez surprenante, mais tout à fait dans l’esprit, d’un mirage III R, portant numéro 306, qui était là, pimpant sur son monticule de terre et fond de verdure, exprimant sans conteste sa fierté d’avoir appartenu au Centre d’Essais en Vol de Cazaux dans les derniers temps de son activité. Nul doute qu’en voyant ce toujours plus lourd que l’air, Blériot, lui aussi, parlerait de « mirage », mais au sens de phénomène optique.

• Restait à lier plus que jamais mémoire et présent par une minute de silence dont la profondeur égalait, hélas, celle de l’Atlantique Sud."

 Yvan Chonavel, IDF Ouest 

Cette vidéo ci-dessous, reprend l'inauguration conviviale et historique,  un jour pluvieux de juin.

             

jeudi 11 mars 2021

André Migeo et Aeriastory, des moments inoubliables

G Finan, André Migeo, JC Rivière et Michel Verdelet
Reims 2021

Une journée ensoleillée, une circulation fluide, la rencontre entre  André Migeo et  Aeriastory, en mitoyenneté de la Cathédrale de Reims, des signes de sacre, version  aviation qui nous ont marqués.

André Migeo nous a accueillis en toute amitié, à son domicile, pour discuter avec un ami féru d’aviation, Michel Verdelet,  de son père Marcel Migeo, de ses souvenirs et de cette enfance dans laquelle il baigné : Le monde de ceux qui ont façonné l’histoire de l’aviation.

Une rencontre et des discussions autour d’un champagne, Ville de Reims, oblige.

 Saint- Exupéry, Guillaumet, Mermoz, Hélène Boucher, ils étaient parmi nous, dans cette fantastique épopée que Marcel Migeo, son père, a vécu et qu’il a transmis à son fils et à ses descendants.
Ainsi il y va dans la famille Migeo

Cette famille Rémoise a côtoyé les plus grands aviateurs. Marcel Migeo l’ami de Jean Mermoz, d’Henri Guillaumet et de bien d’autres, a écrit des ouvrages remarqués consacrés à Antoine de Saint-Exupéry , Maryse Bastié et les Rostand.  

Membre de la Commission d’histoire, arts et lettres de l’Aéro-Club de France, membre pionnier de l’Association des Vieilles Tiges, membre d’honneur de l'Académie nationale de l’air et de l’espace, ancien président de l’Académie nationale de Reims, cette rapide synthèse résume et éclaire le parcours et les abords d’un homme attachant et de cette famille que nous rencontrons.

Croquis du Breguet XIV
par Michel Verdelet

Marcel Migeo, s’est engagé au 2e régiment de Strasbourg comme Saint-Ex, il partage son goût pour la littérature. Passionné d’aviation, il passe son brevet de pilote à Istres aux même périodes qu’ Henri Guillaumet et Mermoz.

Aussi, il a beaucoup fait pour développer l’aviation de tourisme, organisant en 1937, le premier rallye aérien des vins de champagne. Lors de la Seconde Guerre mondiale,  il intègre comme sergent pilote le centre d’instruction de bombardement.

Dès sa démobilisation, il relate les manques de l’armée de l’air dans un ouvrage intitulé: « les Rogneurs d’Ailes ». Son propos est vif :  «  Si j’ai pensé que mon livre jetterait dans le cœur de beaucoup de Français, de la tristesse, du dégoût, de la révolte, je n’ai  jamais cru que ceux-là imagineraient qu’il y avait dans notre armée de l’air que des hommes veules, lâches ou pourris ».

En 1942, il publie « Batailles dans le ciel » qui obtient le grand prix littéraire de l’Aéro-Club de France, puis en 1945 il écrit « Pour l’honneur des ailes ». En 1949, il fait paraître un livre sur Henri Guillaumet, pionnier de l’Aéropostale, disparu dans le ciel de la Méditerranée en 1941. En 1952, sa deuxième biographie est consacrée à la grande aviatrice Maryse Bastié.

Le film « les ailes du courage » de Jean-Jacques Annaud, projeté en 1996, au Futuroscope  de Poitiers et à la Géode de la Villette, au format IMAX 3D, sur la traversée des Andes de Guillaumet  se sont basés sur ses ouvrages avec une inauguration en présence et avec la participation de son fils André Migeo.

En 1958, il édite son Saint-Exupéry, un travail minutieux, truffé de détails et d’informations qui éclairent sur la personnalité remarquable du Commandant disparu en service aérien commandé près de la côte méditerranéenne. Son ouvrage reçoit le prix Montyon de l’Académie française.

En 1960, « Visibilité zéro » est consacré à l’aviation postale de nuit. Ce livre est également couronné, cette fois par la Société des gens de lettres. En 1973, son dernier livre est consacré aux Rostand, livre distingué par l’Académie française.

Son fils André Migeo qui est le témoin de mémoire, a lui aussi marqué la ville de Reims.  C’est devant un parterre de personnalités rassemblées autour de Catherine Vautrin, présidente de Reims Métropole et du sous-préfet Michel Bernard, qu’il a reçu la médaille d’or de la jeunesse, des sports et de l’engagement associatif « en témoignage de la reconnaissance de l’État envers ses mérites . Depuis 1956, Il s’est pleinement consacré à la jeunesse, au sport, à la culture et à la vie associative, en parallèle à une activité professionnelle et une mission d’élu local.

André Migeo a présidé le centre Saint-Exupéry et le centre international de séjour. Il s’est également impliqué pour la maison de la culture André-Malraux et a créé le centre rémois d’études linguistiques, ainsi que le centre d’initiatives sportives.  

Croquis du projet
initial de l'ouvrage

Quant à l’aviation, dont Reims est un berceau : André Migeo reste un témoin de mémoire pour avoir publié un ouvrage dédié à la vie et aux écrits de son père Marcel et de son influence dans la Région. Une présence remarquée à l'inauguration du Musée Guillaumet à Bouy.

Bouy, cette commune dont nous nous sommes inspirés pour la maquette de l'avion Farman qui sera installée à Toussus le Noble.

Une autre génération de Migeo a aussi les honneurs, avec Hervé le fils d'André, féru de course automobile et une 9e place au Rallye de Monte-Carlo Historique, en 2013.

Une journée exaltante que nous avions terminé, Jean Cosme Rivière et moi-même en lui remettant la première version de la vidéo de Jean Mermoz au Levant, et des bouteilles de vins de la vallée de la Bekaa en souvenir du passage de son père à Rayack.
Une dédicace  à notre attention, avec ses sincères remerciements,  sur le livre d’un aviateur français  en Syrie en 1923, pour avoir su faire revivre « D’azur et de sable ».
Un ouvrage qui devait avoir pour titre : « A l'ombre des Tayeras »

"Tayeras" ? traduction d'avions en arabe, la marque et l’empreinte du Levant dans ce parcours sous le Mandat.

dimanche 15 décembre 2019

Sur la voie Farman, de Bouy à Reims

Jean-Cosme Rivière et Gérard Finan - Bouy 2019
Faisant suite à nos projets concernant la valorisation patrimoniale des communes  (lien)  ainsi que dans l’axe d’une signalétique promotionnelle : Circulation douces, sur les traces du patrimoine aéronautique de Toussus (Lien),  nous nous sommes mis sur la voie Farman de Bouy à Reims ; Un must pour mieux comprendre les démarches des communes qui mettent en valeur leurs patrimoines.

Bouy est une toute petite commune de 600 habitants. D'aspect paisible, elle a été un lieu riche en Histoire de France. 
Il faut remonter à l’ère 451 a.c. lors de la bataille des champs Catalauniques qui met fin à l'avancée extrême en Occident de l'Empire hunnique d'Attila, vaincu par les Romains.
Une véritable lutte fratricide de plusieurs dizaines de milliers de combattants entre Goths, Francs, Huns, Sarmates et autres peuples des steppes, les uns dans le camp romain d'Occident et les autres dans l'armée d'Attila déjà en retraite après son siège infructueux d'Aurelianum (Orléans)

Bouy a aussi un passé aéronautique prestigieux. 
On y trouve : Le monument Guillaumet ainsi que le musée Guillaumet ( Le 13 juin 1930, Henri Guillaumet, pilote de l'Aéropostale, est forcé d'atterrir dans la cordillère des Andes avec son Potez 25. Il est finalement sauvé après avoir marché en haute montagne, en plein hiver austral et sans équipement, durant cinq jours et quatre nuits.)
À Antoine de Saint-Exupéry, venu le rechercher, il déclare : « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait ». 

Il incarne aux yeux de l'écrivain l'idéal humain qui est de se surpasser.

Sur le rond point de l'entrée de ville prône le biplan Farman/Voisin N°1 en hommage au premier vol mondial reliant deux villes.


A l'extrémité de la commune se trouve le camp militaire de Châlons. Un camp militaire de grande importance durant le Second Empire.

de g.à d. Jean-Cosme Rivière, G Finan et Didier Utasse,
chez Juju
 Découvrir tout cela en l’espace d’une rencontre "Chez Juju" avec Didier Utasse, intarissable sur l’histoire de son village, et des élus de la commune, était très réjouissant. 

Lors de ces échanges, Didier Utasse nous parle de géocatching (?) et de surprise en surprise, il y aurait 7 466 géocaches rien qu'autour de Toussus-le-Noble. Le géocaching serait un loisir qui consiste à utiliser la technique du géo-positionnement par satellite (GPS) pour rechercher ou dissimuler des « caches » ou des « géocaches », dans divers endroits à travers le monde.
La géocache est généralement constituée d’un petit contenant étanche et résistant, comprenant un registre des visites et parfois un ou plusieurs « trésors », généralement des bibelots sans valeur.

En 2017, elles sont plus de 3 millions  répertoriées sur le site Geocaching.com dans plus de 180 pays, dont une dans la station spatiale internationale.
Sur ce portail ainsi que d'autres sites web qui y sont consacrés, ils permettent aux participants de publier leurs trouvailles, leurs caches et d'organiser des rencontres. 

 Une journée de visite qui fut une mine de pépites d'informations sur les rails d’Aériastory pour une préservation et valorisation du patrimoine dans notre Région.