samedi 5 septembre 2020

Succès du Forum des Associations à Toussus

Stand Aeriastory à l'ouverture du Forum
Photo : Bruno Muthelet
Le forum des associations millésime 2020 a été marqué par une belle présence aéronautique à Toussus le Noble :

Au stand d'Aeriastory, pour la préservation du patrimoine aéronautique une forte affluence de familles et de leurs enfants avec plein de questions sur l'histoire de l'aéronautique sur le plateau.
Des posters ont été offerts aux enfants, pour leurs chambres, et meubler leurs rêves de voler un jour.

L'ASCT présent avec la section "école de pilotage" où 3 professionnels (Fred alias James Airwolf de l'ACPS, Christine Ascione  présidente de l'ACOP et Alexandre Tetu, jeune pilote ASTON/ATCF) ont pu partager leur expérience et répondre aux questions des habitants concernant le brevet PPL, le BIA, le PPL (H), les vols d'initiation ou encore les baptêmes.
En plus des habitants de Toussus, une belle présence des communes de Chateaufort, des Loges et Buc!
Super contacts et super ambiance.
Bravo à la Municipalité pour la disponibilité, l'organisation, le café, les croissants et le choix du lieu.
Le Gymnase était assez spacieux pour décaler les stands et éclaircir la foule afin de répondre aux normes de protection contre le Covid-19

vendredi 28 août 2020

Patrimoine en valeur à Toussus le Noble

Une animation du projet Farman (Commune- Aériastory) au rond-point à l'entrée de Toussus. Deux scénarios qui seront présentés au service technique du Département pour approbation. La maquette sur une butte fleurie ou de préférence avec l'actuel sapin.
Une animation réalisée avec brio par notre partenaire architecte Pierre-André Biron de Dawnlight avec qui nos réalisations et projets se développent.
Un grand merci à lui pour son aide inestimable.
La vidéo avec son est encore plus agréable.


         

mercredi 26 août 2020

Forum des associations à Toussus le Noble

Aériastory sera présent à la journée des associations de Toussus Le Noble, 

Samedi 5 septembre 2020.

L'accueil du public au forum se déroulera dans le gymnase Christian Marty de 10h à 13h.

Par mesure de sécurité face au COVID-19  l’entrée se fera par les grandes portes côté dojo et la sortie par la porte de secours côté gradins/mur d’escalade.
Des surchaussures seront proposées afin de pas abîmer le revêtement du gymnase. Vous aurez la possibilité de vous déchausser.
Les normes sanitaires de désinfections des mains, de distanciation et de port du masque seront de rigueur.

La nouvelle municipalité opte  pour cette nouvelle formule pour plus d’espace pour circuler, plus d’espace pour s’installer et donc une meilleure visibilité.

Nous vous attendons nombreux pour le renouvellement de vos adhésions et nous nous ferons un plaisir de vous exposer nos projets actuels et futurs.

Votre adhésion et/où renouvellement peuvent se faire sur place par règlement en espèce ou par chèque.
par virement sur notre compte au lien   :  https://www.helloasso.com/associations/aeriastory/adhesions/nouvelles-adhesions-grand-public-2
un reçu fiscal est automatiquement délivré.

Au plaisir de notre prochaine rencontre

vendredi 7 août 2020

Sylvie JOLIOT ou la passion de l’aéronautique, l’espace, l’écologie et les neurosciences.

Sylvie Joliot
 Pour accompagner la sortie sur Amazon de ses deux livres « Space canopy : de l’océan vers les étoiles », avec un tome   
« éveil de l’aviation » et un tome 2 « océanographie et spatial au secours de la planète », une interview de Sylvie Joliot afin de mieux connaître son parcours et ses motivations à écrire ces ouvrages.

DJ : Peux-tu nous rappeler, Sylvie, ta jeunesse, avant d’entrer dans la vie active ?

Bretonne, je suis issue d’une famille de commerçants, bien éloignée des sujets de l’aéronautique et de l’espace, et, fin des années 60, nous ne parlions pas encore d’écologie !
Toutefois, très jeune, j’avais des rêves remplis d’aviation et d’espace. Je contemplais le soir les étoiles à travers le velux de ma maison située au bout d’une pointe de la côte d’émeraude, dans un ciel sombre, sans encore de pollution lumineuse, d’une pureté sans égale …
Que de questions traversaient alors mon esprit : pourquoi cette immensité ? Qui l’a créé ? Quelles sont ses règles ? Quels sont ses mystères ? Et j’avais l’impression parfois d’être écoutée par cet infini sublime !
D’autre part j’étais aussi attirée, en particulier à travers les spectacles offerts par la nature, par la peinture et les arts.

DJ : Alors comment es-tu arrivée à découvrir l’aviation puisque tu n’étais pas issue de ce
milieu ?

Effectivement je m’étais lancée dans des études administratives. Or je rêvais d’aventures.
Un matin, un homme frappe à ma porte. Je m’appelle Denis Roger, me dit-il, je suis votre nouveau voisin et j’ai besoin de votre aide … L’ayant secouru, petit à petit ma vie change
d’orientation. Denis, pilote de la Patrouille de France, me prend en charge et m’amène à découvrir le pilotage avion : il devient mon instructeur et décide de créer avec moi une école de pilotage pour les jeunes (« Jeunesse Aviation »). Cette dernière démarre son activité à Auch Lamothe, puis se développe sur Carcassonne.
De mon côté, je passe mon brevet de pilote privé avion et il m’initie à la voltige. Nous motivons plus de 4000 jeunes aux métiers de l’aéronautique : pilotes de ligne, militaires, contrôleurs, ingénieurs, etc.

DJ : Et après Jeunesse Aviation ?

Denis m’a encouragé à poursuivre mon chemin sur une nouvelle voie, afin de pérenniser mon avenir. Je suis partie suivre une formation à l’ENAC et me suis retrouvée à la sortie sur les
pistes de Roissy-Charles De Gaulle, responsable d’opérations de trafic pour préparer des vols
Air France.

DJ : Comment as-tu eu l’opportunité d’entrer dans le monde spatial ?

Je suis tombée gravement malade. Une fois guérie je me suis fait embauchée sur un poste moins contraignant à l’aéroport de Blagnac. Après 2 années, une connaissance me parle d’un poste à Toulouse, au CNES, pour suivre les données satellitaires, par exemple la surveillance des bateaux en détresse à travers la planète, le suivi animalier pour les scientifiques, le contrôle des activités volcaniques …
J’ai passé ainsi mes nuits durant 4 ans. Fatiguant mais palpitant et utile !
Je suis allée ensuite au milieu de la Direction de l’océanographie spatiale où j’étais en contact
avec des scientifiques experts des changements climatiques.

DJ : Parlons maintenant de ces dernières années et tes passions nouvelles …

Une cadre de l’équipe océanographique, m’a, un jour (au début des années 2000), parlé de méditation. Cette connaissance de l’esprit faisait déjà écho en moi. Je suis allé écouter des grands Maîtres, ceux de Matthieu Ricard. J’ai eu la chance d’avoir des enseignements profonds, ancrés dans l’actualité de notre monde occidental (vie stressante au travail, écologie, respect des autres, connaissance de soi, etc.) … et non dénués d’humour ! Durant cette période j’ai eu aussi l’occasion de suivre une formation MBSR (1) et de connaître les neurosciences.
J’ai pu approfondir ensuite mes idées en ayant la chance de rencontrer et travailler avec des philosophes. D’abord avec Fréderic Lenoir sur une expérience de formation philosophique et éthique des enfants (projet SEVE), puis avec Fabrice Midal qui mêle, avec subtilité, intelligence et finesse, les philosophies occidentales et orientales à la méditation. De plus les sujets abordés sont totalement d’actualité, comme par exemple comment vivre le confinement COVID 19 ? Comment retrouver la confiance en soi après un burn out ? Comment considérer
son ego ? Comment résoudre des conflits ? etc.

DJ : Et les arts dans tout ça ?

Comme tu le sais, je suis aussi passionnée par les arts manuels : le design d’intérieur et la peinture notamment. Je me suis tournée vers ces occupations comme des loisirs, tout en suivant des cours. Sous tes encouragements j’ai voulu illustrer moi-même mes romans avec des peintures rappelant celles de Saint-Exupéry, où transparaissent la poésie de la nature et mes émotions fortes pour l’aéronautique et le spatial.
Bien entendu, reste l’écriture … C’était un défi. Je voulais, à la fois, transmettre mon témoignage sous forme romancée, du moins pour le premier tome sur l’aviation, et donner des messages de confiance en l’aéronautique et le spatial. Ce sont de formidables écoles de la vie. Ce sont des disciplines qui donnent confiance en soi. Malgré la situation actuelle il faut croire en leur avenir car les hommes et femmes de ces domaines, je l’ai vu, savent étonnamment se renouveler, innover, et franchir les difficultés ! Les jeunes ont besoin d’espoir et nous pouvons leur transmettre notre expérience. A eux de continuer, avec leur dynamisme, à conduire le changement.

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(1) MBSR : Mindfulness-Based Stress Reduction
Programme développé par Jon Kabat-Zinn aux Etats Unis (Faculté de Médecine du Massachusetts),
pour réduire le stress à partir de pratiques de « pleine conscience » c’est-à-dire la conscience pleine de l’instant présent.

mardi 4 août 2020

Aériastory tient ses promesses envers Anciens Aérodromes

Le 20 février 2020 Anciens Aérodromes et Aériastory officialisaient leurs relations.

L'objectif: Regrouper nos travaux pour une mise à  jour du site de l’Atlas des Anciens Aérodromes sur les diverses plateformes limitrophes à Toussus le Noble, nées au début de l'aviation.

Au résultat : dix huit fiches sur ces aérodromes, existants ou ayant existé, dont certains eurent une vie  éphémère.

C’est l’histoire de l'aviation sur le Plateau de Saclay et du Val de Gally qui revit avec le foisonnement à une époque qui applaudit l’arrivée du plus lourd que l’air, ses industriels, ses chercheurs et les exploits de ces pilotes inventeurs et téméraires qui ont permis d'être ce que l’aviation est aujourd’hui.

Dix huit aérodromes pour ce petit périmètre démontre l’engouement du Monde et de la France pour cette nouvelle industrie dans une Région qui devient « berceau de l’aviation ». C'est une nouvelle perception des stratèges militaires qui se perce , au fil du temps, pour la maîtrise des airs. 
Des fiches que l'on retrouve aussi sur : http://aeriastory.fr/environnement/

Il aura fallu pour cela, les travaux combinés d’historiens autour d'un regroupement des ouvrages : Huit aérodromes sur un plateau ainsi que cent ans d’aéronautique au val de Gally, sorti quand nous célébrions le Centenaire de l'aérodrome de Toussus, pour condenser ces fiches.

Des fiches qui traversent sur cent ans, des périodes d’euphorie et de crises. L'histoire d’entreprises qui naissent, qui fusionnent ou qui disparaissent,  pour former ce qu’est aujourd'hui les colonnes vertébrales de l'industrie aéronautique militaire et civile, et des compagnies aériennes.

L’histoire, dit-on, se répète, l’ambition de l’Homme toujours plus grande. 
Se rappellera-t-il que « L’expérience est simplement le nom que nous donnons à nos erreurs » – Oscar Wilde 
Comme pour les crises économiques précédentes, le Covid-19 et la pandémie mondiale que nous traversons en 2020, va encore porter un coup fatal à nombre d’entreprises et de compagnies aériennes qui n’auraient pu ou su s’adapter rapidement à la situation. 
Le tamisage sera obligé et où il n’est pas assuré que les plus gros s’en sortiraient le mieux ou couleraient plus vite...

Face a cette pandémie, entre le microbe et la société, c’est une guerre de mouvements qui s’annonce, où l’agilité des circuits courts de prises de décisions auront des avantages sur les plus gros. 
Nous avons déjà exprimés notre avis à ce sujet lors du Centenaire de l'aviation civile et commerciale  : 1919 - 2019  David chez Goliath

vendredi 24 juillet 2020

Le virtuel au service du Hangar d'Ecausseville

Hangar Ecausseville - planche n&b - Pierre-André Biron
Programmée dans le cadre du Centenaire du hangar à dirigeables d’Ecausseville, une exposition temporaire devait présenter exceptionnellement au public des pièces prêtées par des musées, des constructeurs de dirigeables ou des particuliers, pendant la période des vacances d’été, de juillet à mi-octobre 2020.
En raison de la crise sanitaire, cette exposition a été annulée devant la difficulté à réunir ces pièces en raison de la fermeture des musées prêteurs et des restrictions imposées à leur transport.

Une parade s'est mise en place, fondée sur l’utilisation du virtuel. Cette technique est  maintenant une tendance de fond dans la muséographie, car elle offre un large champ de possibilités pour représenter de manière dynamique un lieu à différentes époques. De plus, avec des moyens de réalité virtuelle, casque et manettes de commandes, elle permet à un visiteur d’être totalement immergé dans l’espace virtuel et de s’y mouvoir librement.

Le but serait de présenter le développement d’une Expérience de Réalité Virtuelle (ERV). Le résultat d’un tel développement sera évidemment pérenne et multi plates-formes : présentable en vidéo au musée, présentable en Réalité Virtuelle, ainsi qu'un outil de promotion vidéo lors de conférences, de tables rondes, de salons...

C’est l’agence Dawnlight et Pierre André Biron qui ont été choisis pour réaliser ce développement, et cela pour diverses raisons  :

  • La maîtrise de la technique de la Réalité Virtuelle ;
  • L'expérience dans le domaine aéronautique ;
  • La maîtrise de la modélisation et la compétence d’un architecte ;
  • La qualité des restitutions et des surfaces représentées ;
  • La réactivité,
  • et bien évidemment en fonction du facteur réalisation/coût, d'un projet réalisé par des passionnés architectes qui soutiennent la valorisation du patrimoine aéronautique et ne comptent pas leurs heures. Des entreprises spécialisées annonceraient des devis de 5 à 10 fois plus élevés.

Une première phase a déjà été livrée, la seconde vient d’être confirmée. Livraison septembre 2020.

Parmi les réalisations « Le Goliath » qui retrace le premier vol civil avec passagers réalisé pour Aériastory lors du Centenaire d’Aviation civile et commerciale en 2019, et le succès retentissant que nous connaissons.

L’Expérience de Réalité Virtuelle -

La reconstitution en 3 dimensions (3d) de la scène visualisée repose sur une modélisation 3d préalable de l’environnement et des mobiles qui s’y déplacent, la modélisation du dirigeable SSZ21 ou VA-4, de Dirigeables ayant volé à Ecausseville en 1917 et réalisée à partir d’une modélisation d’un SSZ partagée par Pete Paterson, un designer anglais.

Quant à la modélisation du hangar, elle sera réalisée à partir des plans d’origine de l’ingénieur Henry Lossier et de photos d’époque afin d’obtenir une reconstitution 3D fidèle et précise du hangar. Les bâtiments attenants, tous disparus aujourd’hui (hangar en bois, baraquements, bâtiments techniques, gazomètres...), seront également reconstitués le plus fidèlement possible.

Afin de comprendre l’utilité et le fonctionnement d’un tel édifice, Dawnlight propose de représenter le hangar et son site, tels qu’ils étaient à l’origine en 1919 et de les rendre visitables virtuellement notamment par l’intermédiaire d’un casque de réalité virtuelle. La visite virtuelle permettra à l’utilisateur de vivre une expérience immersive unique en son genre.
Il pourra ainsi se promener à l’intérieur du centre de dirigeables de Montebourg comme en 1919. Il aura ainsi la possibilité d’interagir avec ce qu’il verra dans le casque de réalité virtuelle par l’intermédiaire de Touchs Pads interactifs et, par exemple, de commander l’ouverture des immenses portes coulissantes (aujourd’hui également disparues) en actionnant d’énormes cabestans pour en faire décoller un dirigeable VA4 (Sea Scout Z21 anglais) pour une mission de surveillance maritime.

Cette visite virtuelle sera aussi l’occasion de montrer les techniques de construction en béton armé révolutionnaires pour l’époque, et le savoir-faire des ingénieurs du début du XXe siècle.

L’OBJECTIF A TERME :
Disposer d’un modèle 3d fidèle du site des hangars béton et bois d’Ecausseville afin de contribuer à la préservation du patrimoine architectural et aérostatique de manière virtuelle.

mardi 14 juillet 2020

François-Xavier Bibert, un cueilleur de mémoire

G Finan, FX Bibert, JC Rivière
Chartres 2018 - Esc. GC III/6 et Genèse du Normandie
Notre première rencontre avec Fançois-Xavier Bibert date du 8 février 2018 lors de la construction du projet Normandie-Niemen.
Une découverte de son site que la puissance de la Toile a mis sur notre chemin.  

Son site, une mine d'informations au service des chercheurs, pour la préservation et la valorisation du Patrimoine. Ce site, que nous décrirons comme véritable capharnaüm est un souk  et des étalages ou chacun trouve son bonheur. Il est bâti comme un ensemble pharaonique qu'il décrit comme " son testament numérique", et lui, se présenter membre du club "des conquérants de l'inutile" comme il aime se décrire, en se rapportant à l'ouvrage de l'alpiniste  Lionel Terray.
Modeste, François Xavier.  De même, "Inutile" ce n'est pas notre avis, bien au contraire. 
Il nous a éclairé pour la Genèse du Normandie en 2018, il en sera de même pour notre prochain projet sur Jean Mermoz.
Rares sont ceux qui contribuent à mettre leur travail au service de tous au lieu de le confiner pour mourir dans des boîtes et un entourage désintéressé. Pour lui cette boîte se sera avec le pouvoir magique et l'ouverture de "la Toile". C'est donc une rencontre initiée et virtuelle, qu'est naît une amitié et notre reconnaissance à son travail de fourmi. Un effet de levier dans la concrétisation de nos projets.
En 2020, c'est la Ville de Chartres qui lui dédié un article, pratiquement, jour pour jour de la date notre première rencontre, chez lui il y a deux ans. Il nous avait remis documents et photos qui ont permis de bâtir la genèse du Normandie et de l'Escadrille GC III/6. Des pièces maîtresses au puzzle qui nous étions entrain d'assembler.
Un article de la ville de Chartes que nous souhaitons vous faire partager :


Retraité depuis quatorze ans, François-Xavier Bibert a bâti un site internet d'un millier de pages, riche de 7 000 photos, consacré à ses deux passions : la généalogie et l'aviation à Chartres.
« Je ne m'étais jamais préoccupé de mes ancêtres auparavant, avoue François-Xavier Bibert, ancien ingénieur dans les mines et carrières. Plutôt que de rester toute la journée dans mon fauteuil, j'ai voulu occuper ma retraite en faisant quelque chose d'intéressant ». C'est ainsi que l'intéressé s'est plongé dans la généalogie et l'histoire de l'aviation.
«Mon père avait fait une carrière militaire certes simple mais je trouvais que ses passages à la base aérienne de Chartres et dans le groupe de chasse GC 36, où il avait côtoyé des pilotes de renom, méritaient d'être racontés. Comme je possédais en outre une grosse collection de photos, je me suis mis à écrire sur ces sujets. Il y a dans ma quête la volonté de sortir des gens et des faits de l'oubli et d'en faire profiter tout le monde, mais surtout, à la base, le plaisir du gars qui va ramasser des girolles.»
François-Xavier Bibert est un cueilleur de mémoire, intarissable sur ses sujets de prédilection.

LES VIGNERONS CHARTRAINS
« Le premier aérodrome, créé en 1909, ne se trouvait pas sur le plateau entre Chartres et Champhol mais à Sours dans la plaine, raconte-t-il. Là ont été formés des centaines d'aviateurs qui sont allés combattre sur le front de la guerre 14-18. Il fut délaissé après guerre et jusqu'en 1922, où l'on décida de créer un important terrain d‘aviation militaire sur le plateau en profitant des bâtiments de la caserne Neigre. Cette base a compté jusqu'à un millier de salariés. »
Bien que né à Chartres en 1945, où son père, Joseph, sergent mécanicien sur le parc d'aviation 22, avait rencontré sa mère, Julienne Chedeville, une dizaine d'années plus tôt, François-Xavier Bibert n'est venu s'y installer qu'une fois la retraite arrivée, déclenchant son « devoir de mémoire ».
En passant des heures à compulser les registres paroissiaux et fiches d'état-civil de Chartres et des communes environnantes pour reconstituer l'arbre généalogique de sa mère, il a découvert que celle-ci avait des aïeux vignerons.
« On a oublié qu'il y avait de la vigne partout à Chartres. Mes ancêtres se sont épuisés pendant au moins 400 ans dans des vignes aujourd'hui disparues ». 
UN VÉRITABLE LABYRINTHE
Son monumental site personnel, illustré de plus de 7 000 photos – restaurées par ses soins – et images, est un véritable labyrinthe où l'on a plaisir à se perdre.
On y trouve aussi pêle-mêle des informations sur l'histoire de l'exploitation minière, un dossier sur le tragique incendie du hameau du Puits-Drouet en 1898 ou encore une généalogie des habitants de la rue Saint-Chéron, où vécut sa mère, sous-titrée « Tous cousins ! »
« Une de mes plus grandes fiertés, dit François-Xavier, est d'avoir rédigé une biographie d'une gloire oubliée de l'aviation civile et militaire : Jean Assolant, premier Français à avoir traversé l'Atlantique dans le sens Etats-Unis France, en 1929, sur son « Oiseau-Canari », qui s'est retrouvé dans l'escadrille GC III/6 de mon père en 1939. »
Sa chasse aux trésors est en tout cas loin d'être achevée. « Je suis persuadé qu'il y a dans les boîtes à chaussures ou les albums photos dormant dans les greniers chartrains des centaines de documents non référencés d'une grande importance à mes yeux. Ce sont les petites histoires individuelles qui font la grande Histoire. »
Article du bulletin municipal de Chartres - 7 février 2020