dimanche 18 octobre 2026

Sur les traces des pionniers de l'air : Toussus-le-Noble accueille les baliseurs du CDRP 78

CDRP78 - Aériastory
C’est une belle alliance entre histoire aéronautique, nature et randonnée qui s’est jouée dernièrement à Toussus-le-Noble. La commune a eu le plaisir d’accueillir la rencontre des baliseurs du secteur Centre du Comité Départemental de la Randonnée Pédestre des Yvelines (CDRP 78 – FFRandonnée).

Une journée riche en échanges menée par Michel Humas et Serge Maillotte, en présence de Mme Mélanie Brugny Robillard, adjointe au maire, et de Gérard Finan, président d'Aeriastory.

« Entre ciel et terre » : naissance d’un nouveau sentier patrimonial

Cette rencontre a officialisé la création de la piste pédestre « Entre ciel et terre ». Ce nouveau parcours invite à emboîter le pas des pionniers de l’aviation qui ont forgé l’identité de notre région, véritable berceau de l’aviation.

Ce projet n'aurait pas vu le jour sans l'implication précieuse du SIAB (notamment Gilles Curti) et de Suzana Jaehrling (VGP). Pensé dans le cadre du concept Aériapole d’Aeriastory — acteur engagé dans son environnement —, ce chemin se veut à la fois ludique et moteur pour le développement économique, culturel et touristique du territoire.

G Finan - Aeriastory et CDRP78
Un voyage culturel au cœur de l'histoire aéronautique

Dans un paysage marqué par une forte urbanisation, la valorisation d’un patrimoine qui s’efface est une urgence. Sur les huit aérodromes que comptait le plateau au début du XXe siècle, seul celui de Toussus résiste au temps.

Pour marquer l'événement, Aeriastory a présenté une exposition dédiée à ces huit sites historiques, avec un projet innovant,  en perspective : la création de vidéos sur chacun de ces aérodromes en s'appuyant sur le concept et la charte AeriastorIA.

Les participants ont également été informés de l'application EVA (portée par les archives départementales), qui propose un jeu de découverte sous forme de quiz. Idéal pour des balades courtes de 2 kilomètres, accessibles à tous les âges, au plus près de l'histoire, des bâtiments historiques, stèles et anciens portails, dans lequel Aeriastory s’est investi, et son plan interactif de la commune, pour faire connaître ces pionniers.

L'Aérodrome, un lieu de restauration qui date de 1908
cliché Aériastory
Tourisme et art de vivre : quand le passé rencontre le présent

Le développement touristique s'appuie désormais sur les réalisations récentes, qu'il s'agisse de la nouvelle piste cyclable ou des sentiers pédestres. L'objectif ? Inviter le public à redécouvrir le plateau de Saclay — notre « Silicon Valley » locale — sous un angle résolument bucolique, écologique et culturel.

L'histoire de ce berceau de l'aviation, c'est aussi celle de milliers de femmes et d'hommes qu'il a fallu loger, nourrir et divertir. Toussus-le-Noble abritait ainsi hôtels, restaurants et auberges pour satisfaire aussi bien les ouvriers que les esthètes en quête de sensations aériennes.

Si les hôtels ont disparu, cinq bonnes tables sont présentes, certaines historiques. Une quarantaine de visiteurs a ainsi pu apprécier la cuisine « fait maison » et le chaleureux accueil du restaurant L'Aérodrome. Une belle vitrine, sur un parcours pour faire découvrir le terroir local et l'histoire de ces restaurants mythiques. Un passage devant le Noble, le Hangar, Air & Cook et les deux amis.

Mélanie Brugny Robillard accueille le CDRP78
Aériastory
Un temps fort pour le réseau des baliseurs

Au-delà de la découverte patrimoniale, cette matinée a été l'occasion de rassembler les forces vives du balisage, en accueillant notamment 10 nouveaux baliseurs formés en 2026.

Le secteur Centre représente aujourd'hui :

  • 544 km de sentiers
  • 77 tracés
  • 52 baliseurs engagés

Le CDRP 78 en a profité pour dresser le bilan du balisage, présenter les modifications de plusieurs tronçons de PR (Petite Randonnée), faire le point sur l'outil Suric@te, le site officiel de la FFRandonnée et projeter les perspectives 2026-2027.

A la découverte du balisage
Aériastory
Comprendre un balisage

La journée s’est conclue en beauté l’après-midi par une balade à la découverte des premières balises pédestres installées sur ce parcours PR mémoriel « Entre Terre et Ciel ». 

Une belle promesse de belles promenades à venir !


vendredi 16 octobre 2026

Une belle soirée autour de la conférence Roland Garros, organisée par les Ailes Arcysiennes

A la conférence Roland Garros - Ailes Arcysiennes
Lors de la conférence d'Yves Saint-Yves, sur Roland Garros, les Ailes Arcysiennes, autour de son président Michel Conte, ont réuni une belle brochette de présidents d’associations consacrées à la valorisation du patrimoine aéronautique. Étaient présents : l’association des Amis de Jean Mermoz, Les Ailes Brisées, le Musée Air France, l’association Les Femmes Pilotes et Jack Krine, ainsi qu’un public fidèle, venu nombreux, pour la soirée.

Aeriastory était ravie d’apporter sa contribution en présentant l’exposition « Roland Garros racontée aux enfants ». Conçue à l’origine pour les enfants de l’école maternelle Roland Garros de Toussus-le-Noble, cette exposition est prêtée gracieusement aux écoles et aux communes qui le souhaitent.

Un grand merci aux Ailes Arcysiennes pour cette belle soirée, qui s’est terminée autour du verre de l’amitié.

Cette rencontre a également été l’occasion d’un rapprochement entre Aeriastory et Christine Debouzy, présidente de l’Association Française des Femmes Pilotes, avec à la clé un partenariat et des projets en construction.


jeudi 15 octobre 2026

Intelligence Artificielle et Aéronautique : Quand le futur s'invite au Musée de l'Air et de l'Espace

Cap sur l'IA au MAE
AériastorIA
C’était un moment fort, teinté d'émotion et de projection vers l'avenir. Récemment, Aériastory a eu l’honneur d’être invitée à l’inauguration de la nouvelle exposition consacrée à l'Intelligence Artificielle au Musée de l'Air et de l'Espace (MAE).

Dans le hall feutré du musée, entre les pionniers de l'aviation et les géants de l'espace, le discours de la directrice, le Dr Anne-Catherine Robert-Hauglustaine, a particulièrement marqué les esprits. C'est avec une vive émotion qu'elle a salué l'immense travail accompli par ses équipes pour concrétiser cette exposition exigeante. Parvenir à faire aboutir ce projet a relevé d'un véritable défi, notamment face aux premières réticences de certains partenaires, frileux devant les incertitudes et les enjeux complexes liés à sa réalisation.

Cette inauguration a mis en lumière une réalité incontournable : l'Intelligence Artificielle n'est plus une simple promesse technologique. Elle est devenue l’atmosphère même dans laquelle nous évoluons.

Une présence globale : Du ciel à notre quotidien

Comme l’air que nous respirons, l'IA s’est infiltrée partout, et son souffle traverse désormais toutes les strates de notre société :

·        Aéronautique et Sécurité : L'IA est le moteur invisible derrière la gestion du trafic aérien, les cockpits intelligents, la maintenance prédictive et les systèmes décisionnels militaires. Elle façonne la souveraineté, la défense et la sécurité des nations.

·        Quotidien et Éducation : Elle orchestre nos trajets, guide nos modes de déplacement, personnalise nos contenus et, dans les écoles, les tuteurs virtuels et parcours sur-mesure réinventent l’apprentissage.

·        Création et IA Affective : Des compositions musicales aux œuvres visuelles, l'IA crée. Plus surprenant encore, elle franchit la frontière de l’émotion, bousculant nos repères relationnels.

Même équipés des « filtres » les plus stricts — réglementations, lois sur la protection des données ou choix personnels —, nous ne pouvons plus y échapper. L’Intelligence Artificielle s’est imposée comme l’atmosphère de nos lives.

Engagement : La charte Aériastory pour une création responsable

Conscient de cette omniprésence, et parce que l’IA ne doit pas rimer avec perte de sens ou de vérité, Aériastory a publié en juin 2026, sa propre charte éthique pour la création de ses travaux, en s’engageant pour un usage responsable, transparent et mesuré de l'IA :

1.      Rigueur historique & mémoire : L’IA est un outil au service du patrimoine (restauration, colorisation, modélisation), mais l’analyse historique et la sensibilité du récit restent guidées par l’humain.

2.      Frugalité numérique : Privilégier une approche raisonnée pour minimiser l’empreinte carbone liée aux calculs algorithmiques.

3.      Transparence & Intégrité : Informer clairement nos abonnés et lecteurs de la part d'IA intégrée dans la création de nos contenus.

Garder une atmosphère respirable

L'inauguration au Musée de l'Air et de l'Espace nous l'a rappelé : l'IA est un vecteur d'opportunités exceptionnel, à condition d'en garder la maîtrise. Dire qu'elle est devenue comme l'air que nous respirons n'est pas un constat fataliste : c’est un appel à la responsabilité collective.

Puisqu’il est impossible (et peu souhaitable) de se couper de cet environnement numérique, le véritable défi réside dans la qualité de ce que nous ferons et intégrerons dans nos contenus et nos écosystèmes.

À ne pas manquer !

L'exposition « CAP sur l’IA » se tient au Musée de l'Air et de l'Espace du 15 octobre 2026 au 27 juin 2027. Une visite passionnante que nous vous recommandons vivement !

dimanche 11 octobre 2026

« Je sème aux vents du ciel la mémoire vivante des hommes »

Signature d'Aériastory
Face à l’inertie institutionnelle et aux sollicitations trop souvent laissées sans réponse, l’association Aeriastory, ancrée sur le mythique aérodrome de Toussus-le-Noble, réaffirme haut et fort sa vocation à travers une nouvelle signature :

« Je sème aux vents du ciel, la mémoire vivante des hommes. »

Librement inspirée de la célèbre formule des éditions Larousse (« Je sème à tout vent »), cette devise traduit la persévérance d'Aériastory, mais aussi une conviction profonde : 
l’histoire n’est pas un simple souvenir, elle est le guide indispensable de nos décisions futures.

Aériapole : un acteur engagé dans son environnement

À travers le concept d’Aeriapole, Aeriastory ne se contente pas de préserver et de valoriser des archives : elle s’affirme comme un acteur global, ancré dans son territoire, soucieux de son impact environnemental, social et économique.
Les choix technologiques, environnementaux et sociétaux que nos territoires doivent faire aujourd'hui ne peuvent s'élaborer à l'aveugle. Comme l'écrivait Victor Hugo : « Si l'avenir est une porte, le passé en est la clé. »
L'épopée des pionniers du ciel regorge d'enseignements sur l'audace, la sobriété et l'innovation. En intégrant la mémoire au cœur de la réflexion territoriale, Aeriastory, via le concept Aeriapole propose aux décideurs, aux élus et aux citoyens les repères nécessaires pour éclairer les arbitrages de demain.

Semer sans relâche pour faire germer l'avenir

Sensibiliser les collectivités et susciter l'engagement des acteurs locaux exige une ténacité de tous les instants. Multiplier les démarches et les relances ressemble parfois à un lancer d'aigrettes de pissenlit face au vent : beaucoup s'envolent, certaines semblent se perdre dans le silence.

Mais c'est là tout le sens du « développement anthropique » promu par Aeriastory 
 
   Croire en la transmission territoriale : Même sur un sol institutionnel parfois aride, il suffit d'une seule terre fertile — un élu visionnaire, une école, une entreprise locale engagée — pour qu'un projet porteur de sens prenne racine.
    Agir avec sobriété et innovation : Grâce au numérique et à l'intelligence artificielle, Aeriastory valorise la mémoire sans alourdir son empreinte carbone, conciliant préservation du patrimoine et transition écologique.

Un appel aux esprits bâtisseurs

Semer aux vents du ciel, c'est refuser la résignation. C'est faire le pari que la connaissance et la synergie humaine finiront toujours par enrichir notre environnement commun.

À tous les citoyens, acteurs de la culture, entreprises et élus désireux de construire un avenir éclairé par l'expérience de l'histoire : Ensemble, ouvrons la porte de demain avec la clé de notre mémoire.

            

mercredi 7 octobre 2026

L'Aérodrome Borel : Les ailes oubliées de Chateaufort

Aérodrome Borel - Chateaufort
Colorisation AeriastorIA
Coll. Privée Pascal Creach
Sur les terres battues par les vents du Plateau de Saclay, le début du XXe siècle ne respirait pas seulement au rythme des moissons, mais aussi à celui des hélices et des moteurs pétaradants. C’est sur ces vastes étendues planes, véritable berceau de l’aéronautique mondiale, que Gabriel Borel choisit d’imprimer sa marque. En mai 1912, cet ingénieur-constructeur audacieux insuffle une nouvelle dynamique à la commune de Châteaufort en y créant un aérodrome de 15 hectares. L'initiative s'inscrit au cœur d'une époque pionnière où chaque décollage relevait de l'exploit.

Les rares archives décrivent une installation stratégique. Implantés au nord de la ferme de la Grange, le long du chemin menant à la ferme de Villaroy, les hangars de Borel occupaient l’emplacement exact de l’actuel rond-point reliant la route de Toussus-le-Noble à la grande départementale Trappes-Palaiseau. Bien que ces structures éphémères aient totalement disparu vers 1919, la notoriété de l'aérodrome dépassa largement le cadre communal. Elle témoignait de la bouillonnante activité industrielle d'un homme qui, dès 1909, s’était illustré en créant une école de pilotage à Mourmelon et en s'associant aux figures marquantes de l'époque.

Car avant d'ancrer ses avions sur le sol de Châteaufort, Gabriel Borel s'était déjà forgé un nom aux côtés de Léon Morane et de Raymond Saulnier. Ensemble, ils avaient conçu le fameux monoplan Morane-Borel, entré dans la légende après la victoire de Védrines lors de la course Paris-Madrid en 1911. La séparation des associés, survenue au début de l’année 1912, propulsa Borel à la tête de sa propre structure, la Société Anonyme des Aéroplanes Borel. C'est précisément cette nouvelle entité qui exploita le terrain de Châteaufort pour y développer des écoles de pilotage, tester de nouveaux prototypes et honorer les premières commandes civiles et militaires.

Cependant, les turbulences de l'Histoire ne tardèrent pas à ébranler l'entreprise. Le déclenchement de la Première Guerre mondiale entraîna la mobilisation massive du personnel et la fermeture temporaire des ateliers. Face à l'urgence du conflit, Borel réorganisa sa production dès fin 1915 pour devenir un sous-traitant majeur de l'effort de guerre français, assemblant sous licence des appareils mythiques signés Caudron, Nieuport ou SPAD, tout en continuant à concevoir ses propres hydravions.

À l'approche d'un second conflit mondial, la destinée de la société prit un virage décisif, loin des paysages de la région parisienne. Sous la pression de l'État qui cherchait à protéger les industries stratégiques de la défense contre une éventuelle invasion, l'entreprise se délocalisa à Laval en octobre 1939. Sous la direction technique de l'ingénieur Vincent André, l'usine mayennaise connut une croissance fulgurante, employant jusqu'à 1 100 ouvriers au plus fort de la « Drôle de guerre ».

Puis vint le temps sombre de l'Occupation. Classée entreprise prioritaire par l'armée allemande sous la désignation Rüstung, l'usine fut contrainte de fabriquer des composants pour les appareils de la Luftwaffe, à l'instar des pièces destinées au Dornier Do 24. Mais derrière les façades en béton des ateliers, une forme de résistance passive s'organisa. En recrutant massivement plus d'ouvriers que nécessaire et en soutenant activement des clubs sportifs comme le Stade Lavallois, la direction parvint à soustraire des centaines de jeunes locaux au Service du Travail Obligatoire (STO).

Au lendemain de la Libération, malgré la tragique disparition de Gabriel Borel qui se donna la mort en septembre 1945, l'entreprise tenta un ultime sursaut sous le nom de BORAND. Dans un élan de bravoure industrielle, ses équipes réussirent l'exploit de faire voler le Max Holste MH-52 dès le 23 juillet 1945, ce qui en fit l'un des tous premiers prototypes français à reprendre les airs après l'armistice.

Malheureusement, cet enthousiasme se heurta bien vite à une réalité économique implacable. Ravagée par les bombardements alliés de 1944, privée de crédits de reconstruction par les autorités et pénalisée par l'échec commercial du MH-52, la société Borel asphyxiée par les dettes déposa définitivement les armes. En juillet 1949, son rachat par les établissements Brandt mit un point final à l'aventure de ce fleuron de l'aéronautique française.

Si l'usine de Laval a depuis changé de mains et si le rond-point de Châteaufort a effacé les dernières traces des hangars de 1912, le souvenir de Gabriel Borel demeure indissociable de la grande fresque aérienne du Plateau de Saclay. Une mémoire pionnière que le projet Aeriastory s'attache aujourd'hui à faire revivre autour d'une vidéo en cours de préparation.

Vous souhaiteriez nous soutenir ? votre don au lien :  Faire un don à AERIASTORY - Helloasso serait le bienvenue.


               

vendredi 18 septembre 2026

Du frémissement d'ailes à l'envol

A notre amie Michèle Bondin Seignette
Aériastory
Retour sur les vidéos de la rubrique  « Frémissement d'ailes » d'Aériastory, à l'occasion des Journées européennes du patrimoine

À l'occasion des Journées européennes du patrimoine, placées cette année sous les thèmes du « Patrimoine de la photographie » et du « Patrimoine en péril », l'association Aériastory dévoile sa nouvelle vidéo hommage à Hélène Boucher.

Réalisée avec AeriastorIA à partir de photographies personnelles confiées par Michèle Bondin Seignette — pilote, voltigeuse et amie de l'association depuis 2007, disparue en 2025 — et par d’autres personnes ayant partagé leurs archives familiales, cette vidéo vient enrichir la rubrique « Frémissement d'ailes ». Celle-ci rassemble depuis sa création une série de contenus consacrés à un objectif unique : redonner mouvement, couleur et vie aux images figées des pionniers de l'aviation.

Ce lancement est aussi un hommage rendu à Michèle Bondin Seignette, dont la mémoire, les archives personnelles et la conférence organisée à l'Aéroclub de France nourrissent ce travail de restauration.

Une initiative née du programme AeriastorIA

« Frémissement d'ailes » s'inscrit dans le programme AeriastorIA. L'ambition est simple à énoncer, mais exigeante à réaliser : capter ce moment fragile des images de ce patrimoine que le temps est en train de gommer.

Ainsi, sans prétention, à l’attention du grand public et sous l'œil indulgent des historiens, AeriastorIA restaure les détails, efface les rayures et les plis, puis restitue les teintes d'origine du sujet : le bois des premiers avions, la toile des ailes, les combinaisons de vol. Une carte postale jaunie, une peinture ou un dessin deviennent des scènes vivantes qui rappellent une mémoire s’estompant.

Des vidéos qui redonnent chair à la mémoire aéronautique

La rubrique a démarré en octobre 2025, comme une nouvelle playlist sur la chaîne YouTube de l'association, pensée pour compléter les expositions et les supports pédagogiques déjà réalisés.

Elle rassemble aujourd'hui plusieurs vidéos, chacune bâtie sur le même principe : partir d'une image d'archive, la restaurer et la coloriser avec AeriastorIA, puis la mettre en mouvement pour raconter un lieu, un appareil, un pionnier ou un événement.

Cette démarche s'inscrit dans la continuité d'une tradition d'innovation au service du patrimoine qu'Aériastory cultive depuis plusieurs années. Dès 2019, à l'occasion du centenaire de l'aviation civile, l'association avait fait appel à l'imagerie virtuelle 3D pour reconstituer le premier vol civil en Farman Goliath, parti de Toussus-le-Noble pour Londres en février 1919. Une visite virtuelle du hangar d'Écausseville, dans la Manche, d'où décollaient les dirigeables chasseurs de sous-marins de la Première Guerre mondiale, relevait de la même logique.

« Frémissement d'ailes » en est le prolongement naturel, porté par une technologie plus accessible, moins onéreuse et plus rapide à déployer.

Hélène Boucher, dernière étape en date

La vidéo consacrée à Hélène Boucher s'inscrit dans cette dynamique, tout en portant une charge particulière : celle d'un hommage croisé à une aviatrice pionnière et à celle qui en a transmis la mémoire vivante. En ouvrant ses photographies personnelles à Aériastory, Michèle Bondin Seignette a permis à ces images de retrouver, elles aussi, leur frémissement.

Un appel à contributions pour nourrir nos projets

Ce travail dépend des fonds que l'association cherche à réunir, mais aussi des documents anciens (clichés, photographies aéronautiques et cartes postales illustrant les débuts de l'aviation dans notre région). Chaque document confié peut retrouver ses couleurs et rejoindre la rubrique ; chaque euro collecté nous permettra d’aller encore plus loin.

Suivre le projet

Les vidéos restaurées et l'actualité des projets sont à retrouver sur le blog officiel et la chaîne YouTube d'Aériastory. La playlist « Frémissement d'ailes » continue de s'enrichir, vidéo après vidéo, du frémissement des premiers instants jusqu'à l'envol — un parcours, du premier sentier aux grands boulevards.

dimanche 13 septembre 2026

Hélène Boucher revit sous les ailes d'une nouvelle vidéo, en hommage à Michèle Bondin Seignette

Avec Michèle Bondin Seignette - Juin 2020
Nos ami(e)s se reconnaitront - Aeriastory

À l'occasion des 43e Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre 2026 — placées sous les thèmes « Patrimoine de la photographie » et « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer » — Aeriastory dévoile une nouvelle version de sa vidéo hommage à Hélène Boucher et en mémoire à notre amie Michèle Bondin Seignette. Une version  réalisée grâce à AeriastorIA.

Grâce à cet outil, Aeriastory redonne vie à un fonds photographique exceptionnel : les clichés sont retravaillés et mis en scène pour devenir un récit vivant, incarnant pleinement le thème « Patrimoine de la photographie » — l'image comme vecteur de mémoire collective, et non plus comme une simple archive.

Un album de famille, une mémoire collective

Le thème « Patrimoine de la photographie » célèbre le rôle des images dans la conservation de la mémoire collective et des monuments. Peu d'histoires l'illustrent aussi bien que celle d'Hélène Boucher, aviatrice, voltigeuse et détentrice de plusieurs records, disparue le 30 novembre 1934 près de Guyancourt, et dont la mémoire a longtemps reposé sur un fonds photographique privé.

Cet album, confié par la famille Foucher à Michèle Bondin Seignette — elle-même pilote et voltigeuse —, constitue le cœur vivant du projet. Ancienne compétitrice de rallye et de voltige aérienne, première femme à recevoir la Médaille de l'Aéronautique des mains de Catherine Maunoury en 2015, auteure de Au vent des hélices, Michèle Bondin Seignette avait fait de ces clichés la matière de ses conférences à l'Aéro-Club de France. Des images qui ne racontent pas seulement une carrière fulgurante, mais tout un pan de l'aviation française de l'entre-deux-guerres : la naissance du « Rafale » Caudron-Renault à l'aérodrome de Guyancourt, les grands noms venus s'y mesurer, l'essor d'une aéronautique en pleine effervescence.

Un patrimoine en péril, entre urbanisation et oubli

Le second thème de l'édition 2026, « Patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer », choisi à l'échelle européenne, interroge la protection des sites face au changement climatique et au tourisme de masse. À l'échelle de la région parisienne, ce péril prend un autre visage : celui de l'urbanisation galopante, qui a fait disparaître des pans entiers de l'histoire aéronautique locale, qu’Aeriastory tente de valoriser et de promouvoir.

L'aérodrome de Guyancourt (vidéo au lien) en est l'exemple le plus frappant. Créé en 1930 par René Caudron pour y établir un centre d'essais, agrandi par un accord avec les usines Renault, étendu à plus de 200 hectares sous l'Occupation, il aura disparu du paysage dès 1989. Aujourd'hui, seuls des noms de rues rappellent, pour ceux qui savent encore les lire, qu'un terrain d'aviation prestigieux occupait ces lieux. Une mémoire fragile, qu'Aeriastory a déjà portée devant la commission mémoire de la DGAC, alertant sur le risque d'amnésie collective qui guette les communes en forte urbanisation.

Raviver : c'est l'ambition de cette nouvelle vidéo, qui redonne vie aux images et à la mémoire de Michèle Bondin Seignette.

Résister : c'est le sens du combat mené depuis des années par Aeriastory pour que ces lieux et ces figures ne sombrent pas dans l'oubli.

Réimaginer : c'est le pari technologique fait aujourd'hui, avec les outils d'AeriastorIA, pour donner une nouvelle forme populaire, à un témoignage qui n'avait pu circuler librement.

De Yermenonville à une nouvelle diffusion.

C'est à Yermenonville, en juillet 2020, que l'histoire avait pris une première forme publique, à l'occasion de l'ouverture de l'espace muséal Hélène Boucher et de son circuit dédié, porté par l'association « Les Amis de Yermenonville ». Une première vidéo de 58 minutes, narrée par Michèle Bondin Seignette, avait alors été offerte à l'association. Une seconde version, corrigée, était prévue pour la Journée de la femme du 9 mars 2021, mais la crise sanitaire en avait empêché la projection. L'œuvre s'était par la suite retrouvée bloquée sur les réseaux.

Depuis la disparition de Michèle Bondin Seignette en 2025 et pour sa mémoire, Aeriastory a repris ce travail à partir de sa collection personnelle, fidèle à la conférence qu'elle avait construite de son vivant.

À l'occasion de ces Journées européennes du patrimoine 2026, l'association entend mettre cette œuvre à la disposition des communes concernées, souhaitant valoriser leur propre patrimoine aéronautique.


samedi 5 septembre 2026

Forum des associations 2026 : Un grand cru pour Aeriastory

A. Bergantz, G. Finan, V. Auroy, M. Brugny
Forum Associations Toussus le Noble 2026
Le forum annuel des associations est maintenant derrière nous. Chaque année, cette manifestation est riche en rencontres qui nourrissent les projets en construction de l'association Aeriastory.

Nous tenons tout d'abord à remercier Mme le Maire Vanessa Auroy et son équipe. Elles sont toujours à l'écoute de nos réalisations et nous soutiennent dans les actions menées par l'association.

C'est autour d'un travail commun que l'association Aeriastory et la commune de Toussus œuvrent pour que la valorisation et la promotion de notre patrimoine contribuent au développement culturel comme économique d'une commune riche en histoire et ouverte à l'innovation.

Nous remercions également Mme Anne Bergantz pour sa visite et les échanges que nous avons pu avoir. Une nouvelle page s'ouvre sans doute dans nos relations, dont nous sortirons mutuellement enrichis — un développement anthropique cher à notre philosophie.

Ces synergies et cette dynamique partagées ouvrent dès aujourd'hui de nouvelles voies avec les associations locales et des communes voisines, pour la création de nouveaux partenariats et projets.

Un patrimoine vivant, c'est une économie en mouvement !




mercredi 2 septembre 2026

Valoriser notre patrimoine n’est pas un luxe

Valoriser notre patrimoine n’est pas un luxe, c’est l’affaire de tout un territoire.
Et nous avons besoin de vous !

L'association Aériastory  s'investit sur le terrain pour restaurer et faire vivre un patrimoine qui dépasse largement les frontières de notre seule commune. Ce travail bénéficie à l'ensemble du bassin de vie. Pourtant, décrocher le moindre soutien  reste un combat permanent.

Dans une région en forte urbanisation où la valorisation de notre patrimoine se dilue, il est temps de voir plus grand : le patrimoine ne s'arrête pas aux panneaux d'entrée d’une  commune. Nous voulons mobiliser les intercommunalités pour faire de notre mémoire locale un véritable moteur de développement culturel et touristique intercommunal.

Face à la frilosité des guichets uniques, notre véritable force, c’est vous.

Pour réveiller l'ensemble des acteurs publics du territoire de devenir des partenaires actifs, nous devons démontrer la force de notre ancrage populaire.

L'association ne prend plus les chèques au vu des frais bancaires exorbitants pour frais de gestion de compte.

Adhésion au lien Helloasso : Adhésion annuelle à date anniversaire

ou via le QRCode Helloasso : 


lundi 31 août 2026

Exposition « De Farman à l'Aéronautique Navale » : Quand Toussus-le-Noble donnait des ailes aux « Marins du Ciel »

Stèle Farman Marine - Toussus le Noble
Aériastory
A la Médiathèque Le Petit Prince pendant tout le mois de septembre. Venez découvrir une épopée qui a lié le plateau de Saclay à l'écume des mers.

Ce regard vers l'histoire résonne fort avec l'actualité locale, suite à l'échec en juin 2026 de l'Appel à Manifestation d'Intérêt (AMI) portant sur les 3,8 hectares de l'ancien Établissement Aéronautique Naval. 

En 2026, la Marine nationale franchit le cap symbolique des quatre siècles d’existence. Si l’imaginaire collectif tourne ses regards vers les grands ports militaires de Brest ou de Toulon, c’est aussi à Toussus le Noble, qu’une page de son épopée aéronavale s’est écrite.

Durant tout le mois de septembre, la Médiathèque Le Petit Prince accueille l’exposition « De Farman à l'Aéronautique Navale », conçue par l’association Aériastory. 

À travers 13 kakemonos, les visiteurs sont invités à découvrir comment une marine, pour être efficace en mer, s'est enracinée durant 65 ans dans les terres de Toussus-le-Noble.

Du premier Farman aux chasseurs de haute technologie

L’histoire commune s'amorce le 12 septembre 1910 avec la commande par la Marine d’un biplan Maurice Farman, livré à Toussus le 26 décembre et confié au lieutenant de vaisseau Byasson : le tout premier pas de l’aviation embarquée française. Pérennisé aujourd'hui par la stèle à l’échelle 1/1 du rond-point Toussus/Buc. En 2007, lors du Centenaire de l'aéroport et des 60 ans de présence de la Marine, le ciel de Toussus voyait d'ailleurs se croiser un Blériot XI d'époque et un Rafale Marine supersonique.

Illustration Daniel Bechennec
Aériastory

L’âge d’or de la B.A.N. Toussus (1947-2011)

Succédant en 1947 à l’Armée de l’Air et au prestigieux régiment Normandie-Niemen, la Base d’Aéronautique Navale (B.A.N.) de Toussus s'est imposée pendant plus de six décennies comme le cerveau logistique et technique de la flotte aérienne militaire. L'exposition retrace le rôle majeur d'organismes stratégiques qui y ont siégé :

  • Le SAMAN (Service d'approvisionnement en matériel de l'aéronautique navale), gérant le matériel et le personnel civil francilien.
  • Le SC.Aéro (Service central de l’Aéronautique navale), veillant à la disponibilité opérationnelle des appareils.
  • L’ERC (Escadrille de Réception et de Convoyage), assurant de 1947 à 1979 la liaison entre usines et flottilles.
  • Le CIGMA & le CERALI, véritables carrefours internationaux pour le Breguet 1150 Atlantic (avec l'Allemagne et l'Italie) et le programme Rafale.

Transmettre la mémoire pour éclairer l'avenir

Depuis le départ des marins en 2011, les traces physiques du site s'effacent. Membre des « Marins du Ciel », Aériastory œuvre pour préserver cet héritage.

mardi 25 août 2026

Pourquoi la reconversion de l'EAN exige capillarité et vision aéroportuaire décarbonée

Analogie fonctionnelle - capillarité des transports
AeriastorIA
Aujourd'hui, l'actualité locale de l'ancien Établissement Aéronaval (EAN) de Toussus-le-Noble — suite à l'échec de l'Appel à Manifestation d'Intérêt (AMI) de l'État en juin 2026 — illustre parfaitement cette thèse. Vouloir réhabiliter ce site de 3,8 hectares sans repenser sa connectivité et sans l'adosser à sa vocation aéroportuaire est une impasse.

Cette situation fait écho à la publication de notre manifeste en février 2026, « La France Aérienne : Quand les Capillaires Régionaux Éviteraient l'Infarctus des Hubs », qui posait un diagnostic clair : la vitalité de nos territoires et la fluidité de notre économie dépendent d’un maillage d'aérodromes régionaux forts, agissant comme des capillaires indispensables pour éviter la congestion des grands hubs et des métropoles.

Donner vie à un ensemble sans pouvoir l’irriguer mène tout naturellement à une asphyxie aux conséquences graves et irrémédiables.

Le constat : L'impasse et la congestion routière

L’échec de l’AMI initial à Toussus-le-Noble démontre, une fois de plus, que des projets d’urbanisation ou d'activités classiques, déconnectés des réalités d'accès locales, ne peuvent pas fonctionner. À l'heure où la commune engage la rédaction d'une Orientation d'Aménagement et de Programmation (OAP) pour l'intégrer au Plan Local d'Urbanisme (PLU), nous devons regarder la réalité en face :

Le réseau routier actuel de la boucle de la Seine et du plateau de Saclay est déjà saturé. Modifier le PLU pour y implanter une zone d'activités économiques et/où résidentielles, sans infrastructure de transport dédiée, ne fera que générer une congestion additionnelle insupportable pour les riverains et contre-productive pour les entreprises et les nouveaux arrivants.

Notre vision : L'intégration aéroportuaire et la multimodalité décarbonée

Tous les projets municipaux menés depuis 2012 ont été voués à l’échec. Pour qu’un opérateur durable s’installe et que le projet de reconversion de l'EAN réussisse, le site doit capitaliser sur sa force principale : son intégration directe dans l'activité aéroportuaire et technologique de l'aérodrome.

Pour résoudre l'équation de l'accessibilité sans asphyxier le village de Toussus-le-Noble, et suite à notre participation à la commission intercommunale sur l’avenir du territoire et ses mobilités, nous préconisons une rupture technologique dans la mobilité locale :

·        Le chaînon manquant de la mobilité : Relier efficacement et de manière décarbonée le site de l'EAN et l'aérodrome aux axes de transports structurants du plateau de Saclay (RER, future Ligne 18 du Grand Paris Express).

·        La combinaison Urbanloop / Milla :

o   Urbanloop : Pour assurer une liaison propre, rapide, en site propre et sur rails légers, minimisant l'emprise au sol tout en garantissant un débit constant et automatisé vers les pôles de transport.

o   Les navettes autonomes Milla : Pour offrir une granularité fine, assurant le transport du « dernier kilomètre » à la demande pour les salariés, les usagers de l'aérodrome et les habitants du village.

L'EAN, futur laboratoire de la transition

L'OAP qui s'apprête à être rédigée ne doit pas être un simple outil de contrainte d'urbanisme, mais le manifeste d'une ambition.

En alignant la reconversion de l'EAN avec les besoins logistiques et technologiques de l'aviation de demain (décarbonation, maintenance de pointe, drones, aviation d'affaires électrique) et en sécurisant ses accès par une boucle de mobilité innovante (Urbanloop / Milla), Toussus-le-Noble deviendrait le symbole d'une capillaire aéronautique moderne, fluide et respectueux de son environnement.

Depuis 2012 dans le concept Aeriapole, nous n'avons cessé d'apporter des propositions pour le développement de ce terrain, l'histoire de l'EAN et nos suggestions modifiées en fonction de l'évolution dans le temps.

S’entourer de compétences reconnues et élargir le dialogue : c'est tout le sens de notre proposition pour connecter l'innovation du ciel à l'intelligence du sol.


            

dimanche 9 août 2026

Au fil de la Bièvre : quand La Minière devenait « Paris-sur-plage »

Paris-Plage - Etang de la Minière-  1965-1975
Coll. Didier du Souich - Aeriastory

En cette période de canicule et de vacances estivales, Aeriastory — dans le cadre du concept "Aeriapole", acteur ancré dans son territoire et son environnement — prend un bol d'air en évoquant un espace aujourd'hui disparu : le centre nautique et la zone de baignade des étangs de La Minière.
Il n'y avait pas que l'aérodrome de Guyancourt qui a disparu.

Bien avant de devenir un havre de paix prisé des promeneurs, le site a marqué l'histoire de la région. 

Pierre Curie écrivait déjà à propos de ses promenades aux étangs :

"Oui, je me souviendrai toujours avec reconnaissance des bois de la Minière ! C’est, de tous les coins que j’ai vus, celui que j’ai le plus aimé et où j’ai été le plus heureux. Je partais souvent le soir, et je remontais la vallée, je revenais avec vingt idées en tête"

Dans les années 1960, la vallée de la Bièvre présentait pourtant par endroits des zones marécageuses entourées de broussailles impénétrables où pullulaient moustiques et grenouilles. Contre les partisans d’une « forêt-cathédrale » réservée à la seule production de bois, l’ingénieur des Eaux et Forêts Paul Kerjean souhaitait ouvrir le massif forestier de Versailles aux habitants de la région.

Pour réaménager la vallée, il profita du relief et de la présence des anciens étangs pour remodeler le cours de la Bièvre. 
Paris était alors un vaste chantier : on y perçait le boulevard périphérique, les autoroutes, les parkings et les sous-sols des grands ensembles. Paul Kerjean eut l'idée brillante de mettre à disposition la vallée aux entrepreneurs de BTP qui cherchaient des décharges pour leurs déblais. 
Moyennant une redevance de 1,75 franc par mètre cube, des milliers de camions déversèrent près de 400 000 m3 de terre. Ces remblais servirent à consolider les digues et à aménager les berges des étangs. Les premiers crédits d’État complétèrent ensuite le financement, peu avant l’inauguration officielle en juin 1965.

"Scintillantes à travers les arbres, une, deux, trois taches claires. Trois lacs", écrit un journaliste dans Paris Match (n° 1059 du 23 août 1969, dans un article intitulé « Comment est né "Paris-sur-plage" »). Des voiles, des rameurs. Les enfants jouent sur une immense plage de sable très blanc et très fin. Du vert sombre des feuillages, au bord de l’eau, on entend les exclamations des pêcheur Le vent apporte la musique du manège. Une troupe de cavaliers passe… Cet endroit de rêve sous la canicule est né de la passion, de l’obstination et de la ruse d’un ingénieur des Eaux & Forêts." 

Paris-Plage -Etang de la Minière- 1965-1975
Coll. Didier du Souich - Aeriastory

À son apogée, la base de plein air et le centre nautique créés au milieu des années 1960 accueillaient plus de 100 000 visiteurs par an. On y pratiquait la voile, le pédalo, la pêche et la baignade, jusqu'à ce que cette dernière ne soit définitivement interdite en 1975 pour des raisons de sécurité et de qualité de l'eau. 

Aujourd'hui, bien que les aménagements nautiques aient disparu, les étangs de La Minière constituent un espace naturel protégé d'une grande richesse,  pour la variété de son avifaune aquatique. Une invitation à la promenade.

vendredi 7 août 2026

Le conte des trois frères Farman par Viktor Horvàth

Dans la suite du regard international, sur l'histoire du patrimoine aéronautique français, l'article de Viktor Horvàth dans la revue d'aéronautique hongroise "Aranysas"

Le conte des trois frères Farman

L'usine française était l'une des plus réputées de l'âge d'or de l'aviation. Elle a battu de nombreux records lors des compétitions de l'époque avec ses biplans. Presque tous ses modèles étaient d'excellente qualité : les accidents et les catastrophes typiques de cette période ont épargné ses pilotes. Pendant la Première Guerre mondiale, comme toutes les entreprises, elle a cherché à décrocher d'importantes commandes, mais la concurrence était alors féroce.  

Quoi qu'il en soit, dans un premier temps, Farman était quasiment synonyme de reconnaissance, et s'est ensuite essayé à la production de bombardiers.

L'article de Viktor Horvàth dans la revue d'aéronautique hongroise Aranysas,  au lien : Le conte des trois frères Farman


samedi 1 août 2026

Un an d’AeriastorIA : Faire revivre notre mémoire aéronautique en toute sérénité

Anniversaire 1 an AeriastorIA
En ce mois d’août, Aeriastory fête le premier anniversaire d'AeriastorIA. Une année riche en découvertes, en partages et en rencontres passionnées autour de notre patrimoine commun.

L'exposition en décembre 2025 « Les Berceaux de l’aviation », organisée lors de la semaine culturelle « L'Envol sur un Air de Trappes », a parfaitement illustré cette dynamique : prendre de la hauteur et mettre en lumière l'histoire aéronautique locale. Pour notre équipe, cet événement a constitué un formidable élan.

Des réalisations concrètes pour transmettre l'Histoire

Notre objectif est simple : rendre l'histoire de notre patrimoine aéronautique, accessible à tous, notamment grâce à notre chaîne YouTube et à la rubrique « Frémissements d’ailes » :

·        Port-Aviation : Notre première vidéo (8 min) a posé les bases en racontant le destin de ce site mythique.

·        L'aérodrome de Guyancourt : Un nouveau documentaire de 11 minutes vient de sortir pour vous immerger dans ce lieu emblématique.

·        Châteaufort (Aérodrome Borel) : La production est en cours et sera disponible très prochainement.

Un pont entre le passé et l'avenir de nos territoires

Avec le développement urbain et le renouvellement des populations, le souvenir des pionniers du ciel s'estompe progressivement dans nos communes "Berceaux de l'aviation". Si leurs noms bordent aujourd'hui des rues ou des places, leur histoire demeure souvent méconnue des habitants.

Aeriastory souhaite être un partenaire privilégié pour ces collectivités et leurs élus. Nous proposons aux municipalités des outils pédagogiques et attractifs pour :

·        Valoriser l'identité locale et enrichir le patrimoine culturel commun.

·        Créer du lien social en partageant cette histoire avec les nouveaux arrivants.

·        Concilier cadre de vie moderne et préservation de la mémoire.

Travaillons ensemble ! Nous voulons réconcilier les villes avec leur propre passé et sollicitons les municipalités à offrir à leurs habitants ce capital d'histoire commune. 

Nous vous invitons à venir découvrir nos documentaires (Port-Aviation, Guyancourt et bientôt Châteaufort !) sur YouTube et faisons vivre ensemble la mémoire aéronautique du plateau de Saclay !