Affichage des articles dont le libellé est Atlas. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Atlas. Afficher tous les articles

vendredi 1 mai 2020

Contribution d'Aériastory à l'Atlas de France Métropolitaine d'Anciens Aérodromes

Michèle Seignette et Georges Beisson  🔍
dec 2006 à Toussus
Aeriastory, est membre d’Anciens Aérodromes depuis 2020.
Cette association créée en 2007, réunit plus 160 membres à travers la France. Son but est de mener des recherches historiques sur les aérodromes existants ou ayant existés et sur la présence de l’aviation sur le territoire français. Elle publie régulièrement le fruit de ses travaux dans des ouvrages détaillés.

En Février/Mars 2020 nous avions participé à l’exposition et conférences de Daniel Flahaut co-fondateur de 2A, sur le thème ‘Souvenir de l’aviation militaire à l'époque de Charles Godefroy » à Soisy s/s Montmorency.

L’Atlas de France métropolitaine diffusé sur le site  de 2A (lien) est éloquent. Un  travail de fourmis autour d’une association très active encadrée par Mission Mémoire de l’aviation de la DGAC



Depuis 2018, Ariane Gilotte  de la Mission Mémoire nous a souvent encouragé à prendre contact avec 2A. C’est chose faite avec notre première action au travers de l’expo Charles Godefroy.


C’est à l’Atlas de 2A diffusé sur internet qu’Aériastory souhaite y  contribuer en apportant le travail et les études réalisés depuis 2007 autour des différents terrains d’aviation existants ou ayant existés sur le Plateau de Saclay. Des fruits, en constante éclosion, du travail d'un Centenaire de l'aéroport.


          


M. Georges Beisson  a répondu, une nouvelle fois, à notre appel. Nous l’en remercions.

Georges Beisson est titulaire d’un diplôme de recherche approfondie de l’École du Louvre en histoire de l’architecture occidentale. Outre l’évolution des plates-formes aéronautiques, il s’intéresse plus particulièrement à l’architecture des XIXe et XXe siècles.
Son intérêt pour les plates-formes et l’architecture aéronautiques provient aussi de sa longue expérience comme pilote d’avion et d’hélicoptère. Il est membre à vie de l’Aéro-club de France et fait partie de sa Commission du patrimoine. Il est le Co-Auteur du livre huit aérodromes sur un plateau. Nous avons eu le plaisir de travailler avec lui lors du Centenaire de l’aérodrome de Toussus. Il était membre et conseiller dans la commission Patrimoine et Histoire.

Il nous permettra de débuter par une première fiche sur un aérodrome disparu : Le MERANTAIS.
Les premiers « Goliath »  étaient sorti de son hangar.
L’aérodrome du Mérantais se trouvait à l’emplacement actuel de SNECMA (groupe SAFRAN) et de HILTI, à Magny-les-Hameaux.
Le fameux hangar de 1917 en question fut déplacé vers 1937 et se trouve aujourd’hui à l’entrée de l’aéroport de Toussus le Noble. Il est connu sous le nom du « Hangar Farman ».

La consultation de cette fiche est disponible au lien : https://www.anciens-aerodromes.com/?p=50139

samedi 4 avril 2020

Terrains et avions, une connivence nécessaire.

Pierre Lauroua présente l'Atlas Historique
des Terrains d'Aviation au CCAT en 2007 🔍
En 2020, avec l'équipe d'Aeriastory, nous sommes sur une trajectoire initiée par Mission Mémoire de l'Aviation depuis 2006, avec plusieurs projets en cours: 
  • Une remise à jour de la vidéo de 2007 du Major Patrick Vallière retraçant l'évolution des bâtiments l’aéronautique navale, depuis son arrivée dans la commune en 1947 à son départ en 2011 
  • Une mise à jour de l'Atlas de Historique des terrains d'aviation lancé sur la toile par Anciens Aérodromes (2A)
  • Une mise en valeur du Hangar d'Ecausseville au travers d'un partenariat avec Dawnlight de Pierre André Biron et l'Association des Amis du Hangar d'Ecausseville (AAHDE) autour d'une visite virtuelle du bâtiment. Une confirmation du succès acquis lors de Centenaire de l'aviation civile et commerciale et la visite virtuelle du Farman Goliath qui a ouvert le transport civil par voie des airs en 1919.
En ces temps, et pour positiver avec le confinement autour de cette pandémie du Coronavirus, nous en profitons pour avancer sur ces sujets qui nécessitent un long travail de bureau plutôt que d'être sur le terrain. 
L'occasion de reprendre l'article de Pierre Lauroua, de Mission mémoire de l’aviation civile qui fut l’un de nos mentors lors du centenaire  de l'aéroport de Toussus en 2007 et que nous saluons pour l'occasion. Il écrivait  :

« L’histoire de l’aviation est par nature une histoire de l’envol, une histoire de l’air.
Le sol est l’élément dont l’on veut se dégager et celui que l’on redoute lorsqu’il s’agit de s’y poser. Pourquoi s’étonner dès lors que l’esprit soit avant tout fasciné par la durée du vol, la distance, le franchissement de l’eau ou du continent, et beaucoup moins par les aéroports ? Pourquoi s’étonner que les historiens et les musées s’intéressent surtout aux avions et aux pilotes, beaucoup moins aux terrains d’aviation ? »

«  Il y a quelques années,  le projet L’Europe de l’Air  est venu combler en partie cette lacune et redonner  leurs lettres de noblesse aux magnifiques aéroports des années trente que furent Liverpool-Speke, Berlin-Tempelhof et Paris-Le Bourget.
Plus récemment, en 2005, la direction générale de l’aviation civile a édité sous forme de cédérom, à partir des travaux de Jean Sauter, spécialiste des bases aériennes, un Atlas des terrains d’aviation de France métropolitaine.
On y apprend que près de 500 terrains d’aviation furent créés au cours de la première moitié du XXe siècle. Beaucoup d’entre eux n’eurent qu’une existence éphémère et 200 de ces plates-formes ont aujourd’hui disparu. Il était d’autant plus important de retracer leur histoire et de marquer virtuellement sur la carte leur présence évanouie.
Parmi les terrains créés au début du siècle dernier qui ont résisté au temps, Toussus-le-Noble est le premier à fêter son centenaire.
Aujourd’hui, où les cérémonies sont organisées, l’initiative paraît aller de soi : pourtant, rien n’était moins évident.

Élégant bâtiment Air Tourist et hangars allemands
 - démolis en 2017 -
Les aéroports sont devenus des ensembles complexes, dans lesquels interviennent l’Etat, les collectivités locales, les chambres de commerce, des compagnies aériennes, des aéroclubs, des services de maintenance, des services de sécuritéEntités tournées vers l’activité opérationnelle, le présent, et dont aucune n’a pour vocation de s’intéresser à la mémoire, au passé.

Le Comité pour le Centenaire de l'Aéroport de Toussus (CCAT) a donc joué ici un rôle fondamental, sans lequel rien n’aurait été possible. Il a conçu le projet, il a lancé la démarche ; il a su ensuite convaincre, mobiliser les énergies et parfois vaincre les résistances.
L’opération a retenu l’attention du ministre chargé des transports et la direction générale de l’aviation civile a apporté un soutien largement mérité.

La célébration du centenaire de l’aéroport est importante à double titre. Elle contribue à la mémoire locale et, de façon plus générale, à la mémoire de l’aviation, car les événements qui s’y déroulèrent au début du siècle dernier étaient au cœur même de l’aventure.
En outre, lorsqu’il retrouve sa mémoire, avant d’évoquer les hommes et les machines, Toussus-le-Noble nous parle de territoire, écrivant ainsi une page de l’histoire méconnue des terrains d’aviation. »