Bientôt sur l'aérodrome de Toussus-le-Noble un événement en cours de préparation, L'histoire d'une amitié aéronautique franco-russe depuis 1916 à aujourd'hui, en passant par un sujet haut en couleurs, celui du Groupe de Chasse Normandie-Niémen, une des escadrilles les plus titrées de l'armée de l'Air française.
Nous remercions particulièrement toutes les personnes qui ont bien voulu nous confier leurs albums de famille afin de nous permettre de monter des expositions et des vidéos d'époque peu connues.
mardi 21 novembre 2017
mercredi 25 octobre 2017
Rayak, lieu et nœud stratégique au Levant
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| Vue de Rayak du Mont Liban et face à l'Anti-Liban |
Qui pourrait mieux parler de la commune de Rayak que son
maire Jean Macaron, lors de son allocution du 11 Novembre devant les anciens combattants de l’armée
française résidant au Liban et son président à l’époque, M Marcel Laugel. (Lire article précédent)
« En quelques
lignes, je voudrais dresser un rapide panorama du rôle important que Rayak a joué, notamment dans
les deux conflits mondiaux du siècle dernier.
La présence et l’influence française au Liban et en particulier à Rayak, remontent à fort longtemps. En effet, dès 1891, alors que le Liban est encore sous la domination ottomane, est entrepris le lancement de la voie ferrée à Rayak, emplacement choisi pour sa localisation stratégique au cœur du plateau de la Bekaa.
A travers ce grand projet, la population de Rayak, qui n’est encore qu’un petit bourg, commence à côtoyer pour la première fois les ingénieurs français, leur savoir-faire, la culture et la langue française, ce qui laisse une marque durable dans l’esprit des habitants du village, même si ces contacts sont encore éphémères.
Pendant la Première Guerre mondiale, un aéroport militaire : le deuxième aéroport à voir le jour au Liban, est construit par les troupes allemandes, qui concurrencent alors la Triple Entente dans la région du Levant.
A la suite de la Première Guerre mondiale et de la victoire de l’Entente, les Accords Sykes-Picot partagent le Levant entre la France et la Grande-Bretagne. Le Mandat français sur le Liban prend alors officiellement effet en 1920.
La présence et l’influence française au Liban et en particulier à Rayak, remontent à fort longtemps. En effet, dès 1891, alors que le Liban est encore sous la domination ottomane, est entrepris le lancement de la voie ferrée à Rayak, emplacement choisi pour sa localisation stratégique au cœur du plateau de la Bekaa.
A travers ce grand projet, la population de Rayak, qui n’est encore qu’un petit bourg, commence à côtoyer pour la première fois les ingénieurs français, leur savoir-faire, la culture et la langue française, ce qui laisse une marque durable dans l’esprit des habitants du village, même si ces contacts sont encore éphémères.
Pendant la Première Guerre mondiale, un aéroport militaire : le deuxième aéroport à voir le jour au Liban, est construit par les troupes allemandes, qui concurrencent alors la Triple Entente dans la région du Levant.
A la suite de la Première Guerre mondiale et de la victoire de l’Entente, les Accords Sykes-Picot partagent le Levant entre la France et la Grande-Bretagne. Le Mandat français sur le Liban prend alors officiellement effet en 1920.
Avec la présence française, Rayak reprend peu à peu son rôle et retrouve de son
éclat. Elle devient le carrefour de la Bekaa et l’une des villes les plus
importantes sur la route de Damas, notamment pour le transfert de marchandises.
Des dizaines de familles françaises, exerçant des responsabilités au sein de la
gare ou de l’aéroport s’établissent alors à Rayak. La ville se développe alors
grandement, et accueille ces nouveaux arrivants qu’elle intègre en son sein. On
voit naître des restaurants, des lieux d’échange, où les contremaîtres français
côtoient les populations locales, qui elles aussi sont employées à la Gare ou à
l’aéroport, et dans tout un ensemble de tâches qui découlent de ces
infrastructures.
On voit ainsi naître à Rayak l’une des plus grandes bases aériennes françaises de la région, avec une caserne militaire, bâtie à l’entrée de la ville et toujours visible aujourd’hui. On voit aussi se constituer un véritable quartier français construit pour accueillir ces populations.
On voit ainsi naître à Rayak l’une des plus grandes bases aériennes françaises de la région, avec une caserne militaire, bâtie à l’entrée de la ville et toujours visible aujourd’hui. On voit aussi se constituer un véritable quartier français construit pour accueillir ces populations.
Dans cette première
partie du Mandat, les nombreuses missions catholiques participent également à
la fondation de multiples écoles, qui rivalisent d’excellence. Bien souvent ce
sont les épouses des militaires et des ingénieurs français qui enseignent dans
ces écoles. Ainsi, on va jusqu’à compter 8 écoles francophones établies dans la
ville, dans lesquelles se côtoient les enfants des diverses communautés.
C’est donc l’époque où
les échanges entre les populations françaises et les habitants de Rayak ne
cessent de se développer. On y parle de plus en plus le français, et les
habitants de Rayak s’engouent pour cette langue et pour cette culture. La
présence française s’ancre ainsi aussi bien dans l’espace que dans les esprits.
On voit même de
nombreux mariages entre populations françaises et libanaises, qui témoignent de
l’absence de barrières. Tout un ensemble de coutumes voient alors le jour :
Rayak devient la ville du vélo, on y joue à la belote, on y prépare de la
charcuterie française, ainsi que tout un ensemble d’autres plats tout droit
venus de France. Tout ceci démontre à quel point la présence française à Rayak
n’est pas vécue comme provisoire, mais s’inscrit dans le temps et dans la
volonté de subsister.
Certains évènements en
particulier, marquent l’Histoire de Rayak, on pense par exemple au 7 août 1933,
lorsque les deux aviateurs français : Maurice Rossi et Paul Codos battent le
record du monde de distance en ligne droite. Ils se posent à Rayak après avoir
parcouru, en 55 heures, 9 104 km sans escale depuis New York.
Rayak, du fait de ses infrastructures et de
son emplacement joue à nouveau un rôle important, cette fois-ci durant la
Seconde Guerre mondiale. Lors de la Campagne de Syrie en juillet 1941, les
Britanniques bombardent la base française et les dépôts de Rayak, tenus alors
par le Régime de Vichy.
Mais Rayak participe
également à l’émergence du mouvement de Résistance (par exemple avec la
création d’un groupe aérien de chasse de la France libre : Groupe Alsace le 15
septembre 1941). La population de Rayak s’y implique directement, et certains
habitants de Rayak tombent au combat comme martyrs de la Résistance française,
jusqu’à ce que cette dernière prenne
finalement le contrôle de la base militaire.
En septembre 1942, le
Général de Gaulle rend visite à la base aérienne de Rayak (naissance du Groupe
de Chasse Normandie). La gare et ses ateliers sont aussi largement mis à
contribution dans l’effort de guerre français. Sous les ordres du lieutenant
colonel Jean Morlaix, le savoir-faire combiné des ingénieurs : André Conche et
Georges Khairallah, originaire de Rayak, accompagnés d’une équipe de 30
techniciens sélectionnés dans la région, permet
alors la création d’un avion de combat qui porte le nom de Rayak 43, et
qui demeure le premier et le seul avion entièrement construit au Liban.
L’indépendance du
Liban est déclarée le 22 novembre 1943. Le rôle de la France à Rayak entre alors dans une nouvelle phase.
Si certaines populations choisissent de rentrer en France, nombreuses sont
celles qui, très attachées à la ville, préfèrent rester à Rayak.
Mais, on entre
progressivement dans un mouvement de déclin, notamment à partir des années
50-60, sous l’effet de multiples facteurs. Rayak perd peu à peu son statut de
nœud du réseau ferré libanais. La présence française s’estompe alors elle aussi
peu à peu, en même temps que la ville perd son statut de poumon économique de
la région.
Aujourd’hui Rayak est
une ville paisible, au cœur du plateau de la Bekaa. On y respire l’air des
villes pleines d’histoire. L’influence française est présente dans les
bâtisses, dans les infrastructures, et surtout dans le souvenir des populations.
A l’heure de la
mondialisation et du tout anglais, la culture française reste bien représentée
à Rayak, avec ces 8 écoles réputées, mais aussi à travers l’Université Antonine,
qui continuent à faire de notre ville un fer de lance de la francophonie.
Notre projet, avec
toute l’équipe municipale et l’ensemble des bonnes volontés, est simple. Il
s’agit de tenter de faire renaître tant que possible cet âge d’or de Rayak, dans
lequel notre ville était un symbole de l’ouverture culturelle et du dynamisme
économique.
Du fait de ses liens
uniques avec Rayak, nous souhaiterions que l’ambassade de France au Liban
maintienne et renforce son intérêt et son attention à notre égard, dans tous
les domaines, pour que la mémoire de ces liens historiques se perpétue aussi
dans l’avenir. »
jeudi 19 octobre 2017
Sur le chemin de Rayak, une présence de la France omniprésente au pays du Cèdre
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| les trois arcades - la maison jaune |
Passage obligé à Beyrouth par la route de Damas qui fut durant toute la guerre civile du Liban de 1975 à 1990, une ligne de démarcation entre l’Est et l’Ouest de la capitale la visite à « Beit Beirut » dite « la maison jaune », nouvellement restaurée et inaugurée ; point de passage, carrefour obligé des voies communications dans la capitale, devenait un must.
La maison jaune, en 1975 quand la guerre civile éclate au
Liban, était devenue le point noir et la hantise de ceux qui se mettaient dans sa ligne de mire. Située le long de la ligne de démarcation, elle fût abandonné
pas ses habitants, les francs-tireurs s’en
emparèrent et devint leur nid.
Ce bâtiment construit en 1924, lors du mandat français
est d’une admirable architecture dans un mélange de styles ottoman, local et
occidental, bâti en grès traditionnel de couleur ocre à l’origine du nom de l’édifice
« la maison jaune »
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| Beit Beirut ou "la maison jaune" Sodeco / Beyrouth |
Un regard sur ce lieu sous un éclairage nouveau comme le fut l'aéroport et la gare ferroviaire de Rayak, carrefour stratégique depuis 1895, qui allait se dévoiler, une fois les autorisations de visite acquises.
vendredi 29 septembre 2017
Rencontre avec M. Marcel Laugel, un militaire, un ambassadeur, une humilité, une modestie...
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| Marcel Laugel FACS - Liban |
M Marcel Laugel a été à l'écoute de notre projet de commémoration du Normandie Niémen et n’a pas hésité à donner de son temps pour nous permettre de mener à bien les recherches entamées sur la présence du Normandie au Liban.
Un parcours obligé dans les labyrinthes des autorisations administratives obligatoires, multiples et complexes vu le contexte politique et sécuritaire local.
Quelques mots à son sujet :
Militaire, de son long passage à Kenadsa puis à Tindouf où il servira dans une unité méhariste, il gardera toujours la nostalgie de cette « civilisation du désert » où il apprendra les bases d’une diplomatie pratique et réaliste.
Engagé dans l’armée
française au 6ème escadron de Spahis à Alger, capitaine à 28 ans, il quitte
l’armée à 30 ans pour intégrer le ministère des Affaires étrangères comme
diplomate dans différents pays arabes. Militaire, de son long passage à Kenadsa puis à Tindouf où il servira dans une unité méhariste, il gardera toujours la nostalgie de cette « civilisation du désert » où il apprendra les bases d’une diplomatie pratique et réaliste.
Il occupera pendant 10 années le poste d’ambassadeur de
France au Koweït, au Soudan puis au Yémen.
Marcel Laugel a fait sien de ce proverbe arabe « la connaissance des hommes est un trésor » au cours de sa longue carrière au service de
l’Administration française.
Amoureux de ces pays qu’il a parcourus à cheval, à dos de chameau, sur les routes et dans les airs, il a consacré toute sa vie à étudier et à approfondir ses connaissances des différents milieux arabes sous toutes les latitudes, dans une langue qu’il maîtrise parfaitement et où il a réussi à se faire comprendre, avec humilité et modestie.
Amoureux de ces pays qu’il a parcourus à cheval, à dos de chameau, sur les routes et dans les airs, il a consacré toute sa vie à étudier et à approfondir ses connaissances des différents milieux arabes sous toutes les latitudes, dans une langue qu’il maîtrise parfaitement et où il a réussi à se faire comprendre, avec humilité et modestie.
Il ne ménage pas ses
efforts quand il s’agit de défendre les
droits des Français. Conseiller à l’Assemblée des Français de l’étranger, il
est vice président de l’Union des Français de l’étranger,
représentation du Liban, vice président de l’amicale des anciens
combattants de l’armée française résidant au Liban, vice président de
l’association des membres de l’Ordre national du Mérite, section du Liban.
Il se manifeste partout où on lui demande pour apporter à ses concitoyens toute l’aide,
l’attention et le soutien qu’ils souhaitent obtenir.
Nous avons pu apprécier sa disponibilité et ses attentions lors de notre visite commune à Rayak pour remonter le temps de la présence française, toujours bien vivante et entretenue au pays du cèdre..
Nous avons pu apprécier sa disponibilité et ses attentions lors de notre visite commune à Rayak pour remonter le temps de la présence française, toujours bien vivante et entretenue au pays du cèdre..
Evidemment, dans le programme de visites conçu, nous y avons ajouté une étape où la France excelle sur un outil culturel d'influence ; Celle de la visite du Domaine de Ksara, passage obligé sur la route de Rayak.
C'est un terroir de plantation de vignes des Jésuites, venus s'y établir en 1857.
Leurs caves sont en fait des galeries romaines de plus de 2kms découvertes fortuitement par un père jésuite poursuivant un renard. La visite est impressionnante.
Et de rappeler que le vin est une tradition phénicienne vieille de plus de cinq mille ans. Les Romains choisirent Baalbeck dans la plaine de la Bekaa pour ériger le temple de Bacchus, en hommage au dieu du vin.
Rayak est distante de Baalbeck de 28kms.
Les caves abritent aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers de bouteilles d'un vin prestigieux dont les plus vieilles remontent à 1918.
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| Moment de pause et visite des caves de Ksara / Bekaa -Liban Marcel Laugel et Gérard Finan - 2017 |
Pour Aériastory et son travail, Marcel Laugel est prêt à nous ouvrir les
portes de l’Union Française de l’Etranger (UFE) ainsi que l’amicale des anciens combattants Français résidants au Liban (FACS-Liban) afin de mener à bien notre recherche sur cette présence de la France au
Liban dans la préparation de la commémoration du Normandie Niémen
à Toussus et la genèse de ce régiment à Rayak.
Un parcours qui nous rappelle que le commandant de Gaulle séjourna au Liban de 1929 à 1931 et son retour en 1942 aux Forces de la France Libre qui ont répondu à son appel.
Un parcours qui nous rappelle que le commandant de Gaulle séjourna au Liban de 1929 à 1931 et son retour en 1942 aux Forces de la France Libre qui ont répondu à son appel.
Un grand merci à Marcel Laugel pour cette journée riche en échanges et mesurer du potentiel que nous pourrions développer
ensemble sur d'autres sujets du rayonnement de la France, de son Histoire et de sa culture.
mercredi 27 septembre 2017
Rayak et son positionnement historique
Rayak et la
genèse du Normandie, nous démontre la complexité historique du lieu tout au
long du siècle dernier pour nous faire remonter aux accords de Sykes-Picot et comprendre les nombreux protagonistes en présence
Les accords secrets Sykes-Picot ont été signés le 16 mai 1916, après négociations durant la période novembre 1915 et mars 1916, entre la France et le Royaume-Uni (avec
l'aval de l'Empire russe et du royaume d'Italie), prévoyant le partage du
Proche-Orient à la fin de la guerre en plusieurs zones d'influence au profit de
ces puissances. Ce qui revenait à dépecer l'Empire ottoman en fin de vie.Le but était de relier Beyrouth à Damas, faisant de Beyrouth l'accès de la Syrie à la mer et contrecarrer ainsi le projet britannique de relier Damas à Jaffa.
Le
Proche-Orient est alors découpé, malgré les promesses d'indépendance faites aux
Arabes, en cinq zones :
2. zone
arabe A, d'influence française comportant le Nord de la Syrie actuelle et la
province de Mossoul ;
3. zone
rouge britannique, d'administration directe formée du Koweït actuel et de la
Mésopotamie (actuel Irak sans la région de Mossoul) ;
4. zone
arabe B, d'influence britannique, comprenant le Sud de la Syrie actuelle, la
Jordanie actuelle et la future Palestine mandataire ;
5. zone
brune, d'administration internationale comprenant Saint-Jean-d'Acre, Haïfa et
Jérusalem. La Grande-Bretagne obtiendra le contrôle des ports d'Haifa et
d'Acre.
Rayak, dans la plaine de la Bekaa, se trouve dans la zone bleue française à 62 km de
Beyrouth.
De par sa position, la ville comporte de nombreux équipements publics : un aéroport militaire, une caserne, une gare de chemin de fer sur l'ancienne ligne Beyrouth-Damas construit par une société française en 1895.
De par sa position, la ville comporte de nombreux équipements publics : un aéroport militaire, une caserne, une gare de chemin de fer sur l'ancienne ligne Beyrouth-Damas construit par une société française en 1895.
La ligne d’une longueur totale 117 km, dont 92 km au Liban
a été construite par la Société des Chemins de fer Ottomans économiques de
Beyrouth-Damas-Hauran. Le même consortium qui construisit le chemin de fer
Damas-Hama et prolongements qui vont jusqu'à Alep où il se raccorde au chemin de
fer Berlin-Bagdad construit par un groupe à dominante allemande.
Les gares et les maisons des gardes-barrières sont des copies
d'ouvrages français, les rails et le matériel de voie sont belges, les
locomotives à vapeur sont suisses. La voie franchit la chaîne du Mont-Liban et
culmine à 1 400 mètres. Les locomotives à crémaillère sont nécessaires.
Pendant la Première Guerre mondiale, l'aéroport militaire
fut construit par les troupes allemandes. En 1918, l'armée britannique bombarda la gare et la détruit.Suite à l'invasion de la France par la Wehrmacht en 1940, les deux territoires passent sous l'autorité du régime de Vichy et accueillent des détachements de la Wehrmacht destinés à attaquer les possessions anglaises voisines.
Les Britanniques ripostent. Ils bombardent la base française et les
dépôts de Rayak tenus par les troupes du Régime de Vichy. En conséquence, dès juin-juillet 1941, une
armée britannique complétée par des détachements de la France Libre occupe la
Syrie et le Liban.
Le premier groupe aérien de chasse de la France libre
(Groupe de chasse Alsace) y est créé le 15 septembre 1941. Sur une initiative
du général VALIN, le Groupe de Chasse n°3 “Normandie” est créé à Rayak, le 1er
septembre 1942.
jeudi 21 septembre 2017
65 ans de présence de l'Aéronautique Navale à Toussus le Noble
Le souhait d'Aériastory exposé au grand public :
Aperçu du dossier pour une stèle en commémoration de 65 ans de présence de l'aéronautique navale sur la commune de Toussus le Noble.
L' historique de l'Aéronavale et de sa relation avec Farman, de sa venue en 1947, de ses activités, de son départ et avec qui nous avons partagé plus d'un demi-siècle de vie commune dans notre village.
Un dossier complet a été présenté aux différents interlocuteurs, dont ADP et la Mairie dans l'attente du feu vert pour démarrer ce projet.
mercredi 6 septembre 2017
Le Normandie-Niemen, une flamme dans l'amitié Franco-Russe
Si à Toussus l’histoire de l'amitié franco-britannique date de la venue et l’installation des frères Farman (Dick, Henry et Maurice) en 1907, de père anglais et de mère française ;
Que Jean Baptiste Salis en juin 1940 lors de l'occupation de l'aérodrome de Toussus-le-Noble et suite à la réquisition de ses établissements, entre dans la Résistance et mette sa propriété à Cerny à la disposition du Commandement anglais B.O.A. (La piste de la Ferté Alais est alors homologuée sous le nom de code "BINIOU") ;
Que l’Amiral Ramsay perde la vie lors d’un décollage à Toussus, et qu’une stèle ait été érigée en sa mémoire sur la place de la Mairie;
Trois points forts qui nous ont rapprochés de la Grande Bretagne d’où la présence de la Royal Navy lors du centenaire, qui ont justifié les efforts du Captain Stonor, à l’époque attaché militaire à l’ambassade de Grande Bretagne à Paris et initiateur d’un jumelage avec la commune de Duxford, qui malheureusement n’a pas abouti.
Nous pourrions aussi ré-ouvrir la page et invoquer l’amitié franco-russe qui démarre par Farman qui livre ses premiers avions au Tsar de Russie Nicolas II en 1916 et puis passe par le régiment de Chasse du Normandie-Niémen qui y fut basé avec leur célèbres avions "yak" à Toussus. Yaks dont la Russie avaient fait cadeau à l’armée Française, au vu de la notoriété et des exploits de cette formation française en Russie lors de la deuxième guerre mondiale.
"Normandie-Niemen", "Нормандия Неман" un nom et le symbole d’une alliance qui unit des pilotes de chasse et des mécaniciens français et russes au cœur des grandes batailles aériennes de la IIème Guerre mondiale.
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| Yak 3 à Toussus le Noble |
L’aéroport de Toussus le Noble porte toujours les traces de leur passage avec la porte Ouest portant le nom de Jean Tulasne, mort en combat aérien et premier commandant du célèbre "NN"
Fidèle à l'objet de sa création, les membres d'Aériastory pensent que l’amitié Franco Russe devrait être mise en relief sur notre commune en souvenir du passage du glorieux régiment Normandie-Nièmen à Toussus le Noble.
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| ISBA jouxtant la tour de contrôle - Toussus le Noble |
Devenu président, de Gaulle reçut en mars 1960 Nikita Khrouchtchev , qui fut l'un des tout premiers présidents que l'on reçut dans le nouveau pavillon d'accueil de personnalités. Ce bâtiment fut construit à Orly, dans le prolongement ouest de l'aérogare sud et fut baptisé « ISBA » (nom des maisons russes traditionnelles) en raison de cette visite.
Lors des travaux d'extension vers l'ouest des installations sud et de la construction de l'aérogare ouest lancée en 1967, ADP eut la bonne idée de le démonter et de le reconstruire à Toussus. (lire article) où il conservera le nom d'ISBA.
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