Mess de Officiers en rouge Délimitation de Port Aviation en 1909
Lors de l'intervention devant la Commission Mémoire de la DGAC, en novembre, l’association Aeriastory a lancé une alerte : notre patrimoine aéronautique
disparaît sous le béton.
Face à l'urbanisation galopante, avec les moyens du bord, une solution audacieuse émerge : l’Intelligence Artificielle.
Un patrimoine en sursis.
Le constat est amer. Que ce soit sur le plateau de Saclay ou ailleurs, les
berceaux de l'aviation cèdent un à un la place à l’extension des villes. Trop
souvent, ces terrains historiques s'effacent, victimes de la pression foncière
ou d'une configuration inadaptée à l'évolution fulgurante de la technicité
aérienne.
L’exemple de Port-Aviation, à Viry-Châtillon, est frappant. Le premier
aérodrome organisé au monde, autrefois théâtre de prouesses légendaires, n'est
plus qu'un souvenir.
De la zone pavillonnaire à la magnificence de 1909
Mess des Officiers - Port aviation
Aujourd'hui, si l'on superpose le cadastre actuel au périmètre d'origine,
le choc est visuel : l'épopée des pionniers a été engloutie par un quartier
pavillonnaire. Seul vestige encore debout, le Mess des Officiers survit,
comme asphyxié entre des jardins mitoyens.
Comment redonner vie à cette épopée disparue ?
AériastorIA - L'Intelligence Artificielle au service
de la Mémoire
Aériastory s'est lancé un
défi de taille : reconstruire virtuellement une journée de grande
manifestation de cet espace, dans sa grandeur originelle.
La source
: Des cartes postales d'époque méticuleusement analysées.
L'objectif
: Recréer une immersion totale.
La
promesse : Vous transporter, le temps d'une journée, en plein cœur de l'année
1909.
"Faire revivre des terrains mythiques de l'aviation, est un pari fou, une aventure
technologique et humaine que nous portons à bout de bras pour 2026."
Soutenez l'aventure
Ce projet est bien plus qu'une prouesse technique ; c'est un devoir de mémoire. Pour que les générations futures n'oublient pas que c'est ici que l'homme a appris à conquérir le ciel, nous avons besoin de vous.
Objectif de collecte pour cette première vidéo : 1 500 €.
Votre nom (ou celui de votre entreprise) sera inscrit au générique de la vidéo officielle, diffusée fin février sur notre chaîne YouTube.
Avolette - Air Tourist Toussus le Noble coll Donald le Bihan Colorisation AeriastorIA
Dans la France des années 1950, l'heure est à la reconstruction et à
l'ingéniosité. L'équation de la mobilité abordable trouve sa réponse non pas
dans les grandes usines, mais dans un lieu inattendu, imprégné d'aviation : l'aérodrome
de Toussus-le-Noble. C'est ici qu'est née l'Avolette, une microcar
qui incarnait l'esprit français d'entreprendre.
Un Transfert de Licence Aéronautique et une
Collaboration Française
Au milieu des années 50, l'histoire de l'Avolette prend son envol. En 1954, le prototype Brütsch Zweihundert de l'ingénieur allemand Egon
Brütsch, petit concepteur de concepts automobiles à 3 et 4 roues de Stuttgart,
est présenté au Salon de l'Auto de Paris. Le concept séduit Jean Avot,
directeur de la société Air Tourist.
Air Tourist n'était pas un constructeur automobile. Basée à
Toussus-le-Noble, son activité principale était l'importation d'avions
(notamment les Cessna). Avot achète la licence à Egon Brütsch et décide de
convertir une partie de ses installations aéronautiques à la production
automobile, baptisant la version française Avolette.
Pour ce projet, Monsieur Avot fait appel à un ingénieur français de
l'époque, Victor Bouffort. C'est lui qui sera chargé de concevoir le châssis
tubulaire qui s'insérera entre les deux coques en polyester du véhicule.
Toussus-le-Noble : Un Hangar au Lieu d'une Usine
Avolette - coll Donald le Bihan Colorisation AeriastorIA
Le choix du site est crucial. Loin des chaînes de montage de l'industrie
lourde, la fabrication de l'Avolette se déroulait en petite série dans un grand
hangar à Toussus-le-Noble. Ce lieu unique explique le caractère artisanal
et l'ambiance d'atelier :
Le
Contexte du Travail : Un journaliste de l'époque décrivait un site rempli de véhicules à
"divers stades d'assemblage", suggérant une production manuelle
et une approche "atelier de fabrication".
Ingénierie
de la Légèreté : La carrosserie en polyester (fibre de verre) – un matériau
nécessitant un travail de moulage et d'ajustement plus manuel –
s'accordait parfaitement à cette production à petite échelle.
Ironiquement, les principes de légèreté et de performance appliqués à
l'aviation se retrouvaient dans cette petite voiture de seulement 205
kg.
Dès le Salon de Paris 1956, l'Avolette prend son identité propre. Le nom
allemand s'efface, la microcar arbore un phare cyclope et des lignes
révisées.
Avolette - coll Donald le Bihan
L'Avolette : Une Gamme Modulable et Astucieuse
L'Avolette offrait une flexibilité remarquable pour l'époque, avec quatre
motorisations possibles, selon l'utilisation prévue par le client.
L'argument commercial mis en avant sur les salons était d'ailleurs l'interchangeabilité
des moteurs :
125 Ydral (souvent
associée à une carrosserie jaune)
175 Ydral (souvent
associée à une carrosserie bleue)
200 Sachs (souvent
associée à une carrosserie rouge)
250 Maico (souvent
associée à une carrosserie orange), notamment pour la fameuse
version Record De Luxe, la plus performante.
Ces moteurs 2 temps étaient refroidis par turbine et air pulsé, une
solution simple et efficace.
Quelques options étaient disponibles pour personnaliser la voiture, telles
que le toit en plexiglas, les enjoliveurs de roues, une capote, ou un entourage
de pare-brise chromé.
Conçue pour ceux qui osaient la vitesse, la Record De Luxe (souvent la
version 250 Maico) était un concentré d'ingénierie légère :
Avolette - coll Donald le Bihan
Précisions sur la Production et la Survie
Selon Donald le Bihan, collectionneur qui nous met sur le chemin de l'Avolette,
ce produit de niche assemblé dans ce hangar d'aviation, n'a connu qu'une
production limitée (fin 1956 à mi-1957). Les estimations les plus précises sur
le projet français d'Air Tourist sont les suivantes :
Production
Totale : On estime qu'environ 30 à 50 exemplaires de l'Avolette ont été
fabriqués. À ce jour, 6
voiturettes sont connues pour avoir survécu. 4 exemplaires sont
restés en France, tandis que 2 sont
conservés dans des musées aux États-Unis, assurant ainsi la
préservation de ce patrimoine unique.
Cette faible proportion de survivantes confirme que l'Avolette reste l'une
des pièces de collection les plus rares et les plus fascinantes de l'histoire
des microcars françaises. Le mythe de ce véhicule, né au milieu des pièces
d'avions à Toussus-le-Noble, continue de faire rêver les collectionneurs.
Expo photos par Jean Bernard Barsamian - Toussus en association avec Aeriastory
Du 7 janvier au 3 février, les murs de la Médiathèque Le Petit Prince de Toussus-le-Noble vibreront au rythme de l’histoire et de l’image à travers une exposition photographique signée Jean-Bernard Barsamian, en étroite collaboration avec l’association Aeriastory. Fidèle témoin de la vie aéronautique locale, Jean-Bernard nous invite à redécouvrir les avions à travers son regard singulier, celui d’un passionné qui capture l'âme des machines et des hommes depuis près de deux décennies.
En ce qui nous concerne, depuis la célébration du centenaire de l’aéroport en 2007 aux commémorations de la Grande Guerre en 2016, jusqu’au récent passage du Neneu en 2018, ses clichés ont immortalisé les moments de grâce d’un site chargé d’histoire.
Cette passion pour les ailes ne doit rien au hasard. Ancien aide-mécanicien dans l’Armée de l’Air, Jean-Bernard Barsamian a forgé son œil au contact de la matière et de la rigueur technique. Aujourd’hui photographe professionnel, partageant son temps entre le laboratoire des Archives Départementales des Yvelines et le tumulte des meetings aériens, il déploie une approche à la fois neutre et intensément artistique.
Sa particularité, née d’un daltonisme assumé, est de s’exprimer presque exclusivement en noir et blanc. Ce choix esthétique devient pour lui un moyen de modifier la perception du spectateur, l’invitant à délaisser la couleur pour se concentrer sur la pureté des lignes, le jeu des contrastes et la profondeur des textures.
L’histoire de Jean-Bernard est celle d’une vocation précoce, née entre les bulles de savon et les effluves de révélateur dans la salle de bain familiale transformée en laboratoire de fortune. Initié dès l’âge de 7 ans par un père artisan photographe et peintre, il signe ses premiers reportages sur des chantiers de fouilles archéologiques dès l’enfance.
Autodidacte au parcours riche, il a su transformer chaque étape de sa vie — de responsable photo en production à indépendant pour de grands titres et institutions — en une leçon de regard. Cette école « sur le tas » lui a permis de couvrir l’actualité sous toutes ses formes, du sport motonautique aux festivals de jazz, en passant par les campagnes politiques et les reportages humanistes.
Au-delà de l’aviation, l’œuvre de Jean-Bernard Barsamian est une exploration de l'intime et du quotidien. Ses recherches actuelles sur l'univers visuel du vin ou ses reportages poignants sur ses racines arméniennes à Gyumri témoignent d'une sensibilité à fleur de peau. Photographe du "fil rouge", il s’est aussi pris au jeu des instants volés dans le RER, transformant ses trois heures quotidiennes de transport en une poésie visuelle faite de reflets, de solitudes et de mains affairées.
Inspiré par les maîtres du témoignage comme Robert Capa ou la mélancolie de Raymond Depardon, il s'efforce de capturer l'instant fugace avec une humilité constante.
L'exposition à la Médiathèque Le Petit Prince est bien plus qu’une simple rétrospective technique ; c’est une invitation à voyager dans l'univers d'un homme discret pour qui l’image reste le plus beau des langages pour témoigner, créer et, surtout, s’émouvoir.
Ailes Arcysiennes au Centre Commercial Leclerc Bois d'Arcy - Crédit Aériastory
C'est sous le signe de la mémoire et de la transmission que l'association Les
Ailes Arcysiennes a récemment organisé une exposition au centre commercial
LECLERC de bois d’Arcy, concrétisant la volonté de valoriser le patrimoine
aéronautique. Cet événement s'inscrit directement dans le cadre du mouvement
anthropique développé par Aeriastory lors de la commission Mémoire
à la Direction Générale de l'Aviation Civile.
Une Mutualisation d'Efforts pour l'Histoire et la
Jeunesse
L'exposition a été rendue possible grâce à la mutualisation des efforts
avec les associations partenaires, et notamment par le prêt des panneaux
thématiques par Aeriastory. Ces panneaux, d'une grande richesse
historique et visuelle, étaient centrés sur deux figures emblématiques qui ont
marqué l'histoire de l'aviation française : Roland-Garros et Antoine de
Saint-Exupéry.
Il est essentiel de souligner que ces supports ont été spécifiquement
conçus pour être à la portée des jeunes et des enfants. La conception
visait à simplifier les concepts complexes et à rendre les vies de ces héros de
l'air accessibles et inspirantes pour le jeune public. L'objectif était clair :
éveiller les vocations et transmettre l'héritage aéronautique aux
futures générations, en utilisant une approche pédagogique adaptée.
Les visiteurs de tous âges, y compris les plus jeunes, ont ainsi pu plonger
dans les parcours exceptionnels de ces pionniers. De l'exploit de la traversée
de la Méditerranée par Roland-Garros à l'œuvre littéraire et l'engagement de
pilote d'Antoine de Saint-Exupéry, l'exposition a rappelé l'impact culturel,
technique et humain de ces aviateurs légendaires.
La Présence Remarquée d'Yves Saint Yves
Un moment fort de cette manifestation fut la présence de l'historien Yves
Saint Yves. Venu partager sa passion et son expertise, il a pu échanger
avec le public autour de ses ouvrages dédiés à l'histoire de l'aviation. Sa
participation a apporté un éclairage précieux et une dimension supplémentaire à
la valorisation de ce patrimoine.
Note :Ce type d'initiative illustre parfaitement la manière dont les
associations peuvent s'unir pour garantir que l'histoire de l'aéronautique
continue d'inspirer les nouvelles générations, en utilisant des outils
pédagogiques adaptés à l'enfance.
Un Appel à Poursuivre la Collaboration
Fortes du succès de cette exposition, Les Ailes Arcysiennes et Aeriastory
tiennent à souligner leur engagement à réitérer ces actions. Elles
lancent un appel à toutes les autres associations ou organismes qui
souhaitent s'associer à cette mission commune : faire évoluer avec elles la valorisation
du patrimoine aéronautique.
Ensemble, ces acteurs démontrent qu'il est essentiel de préserver et de
rendre accessible au plus grand nombre le souvenir de ceux qui ont écrit les
plus belles pages de l'histoire de l'air.
La scène de l’envol de Jean Mermoz, surnommé « L’Archange », avait marqué
en 2021 le point de départ d’un projet de recherche pour Aeriastory,
suite à l’étincelle engagée lors d’une rencontre avec Christian Libes, président
de l’association Jean Mermoz.
L'histoire de Mermoz n'est pleinement connue qu'à travers ses exploits
tardifs. Aeriastory a voulu creuser pour mieux comprendre ce qui a précédé le
mythe. Pour saisir la genèse de cette figure emblématique, il nous a fallu
remonter le temps jusqu’à l’époque des Grands Empires.
L’histoire humaine a horreur du vide. C’est dans le contexte de la
déliquescence de l’Empire Ottoman et de l’émergence de nouvelles opportunités
économiques (chemin de fer, pétrole, avion) que les grandes puissances
(Angleterre, France, Russie) ont jeté leur dévolu sur le Levant.
L’Orientalisme, autrefois limité au commerce ou au rêve, s'est développé avec
l'apparition de la photographie et de l'aviation.
C'est dans ce climat géopolitique bouillonnant du début du XXe siècle que
le jeune Jean Mermoz, pilote volontaire dans l’Armée Française du
Levant, a séjourné notamment à Palmyre, en Syrie, de 1921 à 1923.
Sur le rail de D'Azur et de Sable
Notre recherche sur la période du Mandat a pris un sens nouveau en croisant
le destin de l'Archange avec celui de Marcel Migeo. Celui-ci, aviateur
dans l’armée de l’air, s'était également porté volontaire pour servir au sein
de l'aviation française au Levant à la même période que Jean Mermoz, qu’il a
côtoyé.
Migeo a consigné ses états d’âme, les détails et les péripéties de son
séjour dans ses mémoires, publiées plus tard sous le titre évocateur : D'Azur
et de Sable. Les deux hommes, du même âge, de même grade et partageant
un caractère rebelle, ont vécu dans des conditions de séjour similaires. L’un
deviendra une figure de l’histoire de l’aviation, l’autre nous a légué un
témoignage essentiel. De Jean Mermoz, il ne reste pratiquement rien de cette
période, mis à part ce que Marcel Migeo et Joseph Kessel écrivirent sur lui.
C'est donc sur le rail du livre de Marcel Migeo que nous
accompagnerons Jean Mermoz pour revivre en vidéo, la scène des événements du
Levant en 1922 et 1923. Cette démarche permettra de revoir la propagande de la
« France des Colonies » et le rôle de l’Armée du Levant sur le Théâtre des
Opérations Extérieures de « pacification », sur cet échiquier humain grandeur
nature embaumé d’un parfum de jasmin et de poussière du désert.
Mise à jour du projet (2025)
La vidéo Aériastory réalisée initialement en 2021 est aujourd’hui revue
et remaniée en 2025 afin de mettre plus en évidence le séjour de Mermoz en
Orient que de reprendre l’historique de la présence Française et Britannique
dans les pays du Levant.
Les deux versions de la vidéo (longue et raccourcie) se retrouvent sur la
Chaîne YouTube Aeriastory.
Aux prémices de la photographie, les cartes postales figeaient le présent, aujourd'hui l'Intelligence Artificielle, baptisée chez nous "AeriastorIA", s'attaque à la dimension chromatique des archives. Le défi : faire revivre les "premiers instants perdus" de la Mémoire capturés par des clichés d'époque.
L'ère des pionniers de l'aviation était celle du noir et blanc. Des biplans
fragiles, des hangars de bois, et des visages concentrés... Ces fragments
essentiels de notre mémoire aéronautique semblaient condamnés au sépia.
Pourtant, une révolution technologique orchestrée par l'Intelligence
Artificielle est en train de réécrire l'histoire, ou du moins, de la repeindre.
L'association Aeriastory, reconnue pour sa mission de valorisation du
patrimoine aérien (notamment autour de Toussus-le-Noble, berceau de
l'aviation), est aux avant-postes de cette résurrection numérique.
Une Tradition d'Innovation : De la 3D à AeriastorIA
L'usage des technologies de pointe pour faire revivre l'histoire n'est pas nouvelle
pour l'association. Aeriastory a été pionnière dans l'imagerie
virtuelle au service de la préservation du patrimoine.
Dès 2019, à l'occasion du centenaire de l'aviation civile,
Aeriastory s'était déjà illustrée. Avec l'aide du jeune architecte Pierre
André Biron, l'association avait réalisé en imagerie virtuelle 3D
une prouesse historique : la reconstitution du premier vol civil en Goliath Farman, parti de Toussus-le-Noble
pour Londres en février 1919.
Cette expertise s'est étendue à d'autres pans de l'histoire, comme la
visite virtuelle du hangar d'Écausseville (Manche), où les dirigeables
sortaient pour chasser les sous-marins durant la Première Guerre mondiale.
Cette tradition de l'immersion virtuelle se poursuit aujourd'hui, avec un
nouvel outil de pointe.
AeriastorIA : Le Pinceau Numérique d'Aeriastory.
Le secret de cette résurrection réside dans l'utilisation de modèles d'apprentissage
profond (Deep Learning). AeriastorIA est entraînée sur
d'immenses bases de données pour inférer les couleurs d'origine avec une
précision sidérante.
Grâce à cette technologie, les avions, les hangars et les visages des
pionniers retrouvent une authenticité chromatique saisissante :
Restauration
des détails : L'IA nettoie, supprime les rayures et les plis, améliorant
considérablement la netteté des clichés.
Résurrection
des teintes : Elle distingue la couleur du bois des premiers avions Farman, la
nuance exacte des uniformes de vol, ou l'éclat des toiles des ailes
exposées au soleil, offrant un véritable choc chromatique.
« L'objectif est de rendre les scènes du passé plus perceptibles et
émotionnelles," souligne l'association. "Voir un cliché d'archive
colorisé et restauré par AeriastorIA, c'est se connecter directement à
l'audace de l'époque. »
L'IA au Service de la Transmission
L'impact d'AeriastorIA est crucial pour la transmission de ce
patrimoine. L'image colorisée est immédiatement plus engageante, faisant
des expositions et des supports numériques d'Aeriastory un pont accessible vers
le passé.
Pour compléter cette immersion visuelle, Aeriastory a déjà fait un premier
pas vers une approche multisensorielle en ajoutant une nouvelle playlist sur
sa chaîne.
Cette initiative vise, à terme, à capter et à mettre en mouvement le frémissement de
ces premiers instants de l'envol des pionniers. L'image colorisée, restaurée et reprend vie, reconstituant la base visuelle d'un grand projet
de redynamisation de la mémoire aéronautique.
Ce mariage entre le passé glorieux de l'aviation et l'Intelligence
Artificielle d'aujourd'hui prouve que la meilleure façon de préserver la
mémoire n'est pas seulement de la conserver, mais de la faire revivre
avec tout son éclat.
Aeriastory continue de rechercher des clichés rares pour son programme AeriastorIA.
Si vous possédez des vieilles cartes postales ou photos aéronautiques, votre
mémoire peut retrouver ses couleurs .
L'équipe du Cercle Aéronautique des
Étudiants (CAE) de l'ESTACA a présenté les avancées spectaculaires de
son défi technique : redonner vie à l'Aéroplane
oublié d'Alphonse Pénaud (1850-1880). Sous la direction de Geoffrey Sotteau (Président du CAE) et
Elouan Pelmelle (Responsable du
projet Héritage), l'équipe comprend également Baptiste Sanson (Vice-président), Nicolas Fernandez (Responsable technique Pôle Ailes) et Clément Grare (Responsable technique
Pôle Fuselage).
Ce projet d'envergure, qui jette un pont entre le XIXe siècle et les
technologies modernes, a déjà marqué les esprits dans le milieu aéronautique.
Ses prémices avaient été dévoilées par Aeriastory lors de la commission mémoire de la DGAC en novembre 2024, soulignant son
exceptionnelle portée historique et technique.
Inspirée par une idée originale de l'association des Amis du Musée de Saint-Quentin-en-Yvelines,
l'équipe du CAE de l'ESTACA a pris le relais. En 2024, ces étudiants
transforment le rêve inachevé de Pénaud – un aéroplane grandeur nature imaginé
en 1876 – en un véritable Bureau
d'Étude moderne, s'appuyant sur les compétences pointues de chacun de
ses membres.
Au Cœur de l'Ingénierie : Le
Défi de la Configuration "Canard"
Le cœur du projet Héritage 1876
réside dans une ingénierie de pointe
particulièrement complexe :
Configuration "Canard" : Les
étudiants travaillent sur l'architecture originale de Pénaud, caractérisée
par un plan porteur avant et une
voilure arrière. Cette disposition, peu commune dans l'aviation
moderne, exige une expertise poussée en simulation numérique pour garantir la stabilité et la
sécurité en vol.
Calculs Rigoureux : L'équipe
effectue des calculs de portance détaillés et une étude des matériaux
rigoureuse. Le dimensionnement des longerons
et l'anticipation des efforts sont réalisés avec une précision absolue, en
phase avec les standards aéronautiques actuels.
ESTACA - CAE Trappes 2025 @Aeriastory
En honorant l'héritage d'Alphonse Pénaud, pionnier visionnaire de
l'aéronautique française, le projet "Héritage 1876" est plus qu'une
simple reconstitution. C'est une leçon
d'histoire vivante et d'ingénierie de pointe qui prouve que les rêves du
XIXe siècle peuvent encore inspirer les exploits du XXIe.
Un grand bravo à cette jeune équipe du CAE de l'ESTACA pour cette conférence passionnante !
Ci- dessous la vidéo de l'intégrale de cette présentation que vous retrouverez aussi sur notre chaine Youtube.
Nous continuerons à suivre de très
près l'évolution de ces travaux.