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| CA Jacques Petit 400 Ans Marine Nationale - Lann-Bihoué Aériastory 2026 |
Une évolution notable en France fut de lui adjoindre des capacités anti-surface par l’emport sous voilure de missiles antiradar AS-37 Martel et un complément d’écoute électronique. À noter, en dehors de son rôle maritime, ses capacités d’éclairage tactique sur zone et de guidage des Sepecat Jaguar de l’Armée de l’Air lors d’opérations sur des théâtres africains dès la fin des années 1970.
Son successeur en France fut l’avion de patrouille maritime Atlantique 2[1], conçu par les Avions
Marcel Dassault-Breguet Aviation (AMDBA). À vocation double (anti-surface et
anti-sous-marine), il possède une cellule similaire à celle du Br 1150, mais
dispose d’un système d’armes nouveau faisant appel aux technologies numériques.
Mis en service en 1990, le programme prévoyait 42 avions, mais seuls 28
exemplaires ont été construits, dont 18 sont actuellement en service. Cet avion
n’a pas été acquis par les utilisateurs étrangers de son prédécesseur. Il a
fait l’objet de modifications successives pour maintenir au plus haut niveau
ses capacités de détection et de traitement des données capteurs.
Ces deux avions ont été construits par la Société européenne de
construction du Breguet Atlantic (Secbat), qui rassemblait les industriels des
pays acquéreurs.
L’on ne peut évoquer ces appareils sans rappeler le souvenir de
l’ingénieur du Génie maritime René
Bloch. Il mena de main de maître le programme de l’Otan et fut membre, puis
président, de l’Académie de Marine ; un bâtiment porte d’ailleurs son nom à
Lann-Bihoué. Son successeur à l’Académie de marine, auteur de la présente
fiche, avait servi sous ses ordres lors des essais et de la mise en service du
Br 1150 Atlantic.
L’une des raisons du succès du programme fut la mise en gestion commune des volants et des rechanges entre les nations utilisatrices. Le Centre international de gestion des matériels Atlantic (CIGMA) était rattaché au Service d’approvisionnement des matériels de l’Aéronautique navale (Saman) à Toussus-le-Noble. Il avait la tutelle de l’Entrepôt international des matériels Atlantic (Sigma), conjoint à l’Entrepôt principal de l’Aéronautique navale (Epan) situé à Cuers-Pierrefeu. Le CIGMA, dirigé par roulement par un officier des nations utilisatrices, était en lien constant avec les bases et magasins des différents pays.
De façon similaire, les échelons techniques des nations
utilisatrices relevaient de la Section technique du Service central de
l’Aéronautique navale (SC.Aéro/Stech)
à Toussus-le-Noble, permettant
l'échange en temps réel des informations techniques.
Le rédacteur de la présente fiche Contre-Amiral (2s) Jacques Petit a été chef de cette Section technique (SC.Aéro/Stech) et directeur du Service d’approvisionnement des matériels de l’Aéronautique navale à Toussus-le-Noble.
[1] Note : L'Atlantique 2 n’est pas un avion de marque Breguet, mais Dassault-Breguet.
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