jeudi 2 avril 2020

U-Boote et les dirigeables en 1916, la traque...


La période des dirigeables est un chapitre obligé de l’histoire de l’aviation.
Cet élément de base a poussé Aériastory d'être partenaire et  s’intégrer à la préparation de l’événement du centenaire du Hangar d’Ecausseville avec l’association AAHDE, prévu pour juillet 2020 mais soumis aux aléas de la pandémie du Coronavirus et de ses conséquences.

En référence et sur base de l’ouvrage de Robert Feuilloy : "Les dirigeables de la Marine française (1915-1937).

 L’étude de l’activité des dirigeables laisse une impression mitigée ; ce sont des engins volumineux qui nécessitent des abris importants et coûteux ; ils sont trop facilement soumis à l’influence du vent et peuvent devenir incontrôlables dans certaines situations météorologiques. Ils sont donc fragiles et doivent être manipulés avec précaution.

En revanche on peut être admiratif quand on constate le rythme élevé de sorties qu’ils sont capables d’assumer en temps de guerre, assurant par leur simple présence une dissuasion efficace contre les sous-marins ennemis.
Les imposantes démonstrations des Zeppelin allemands, l’équipement en dirigeables du Royaume-Uni, l’accroissement de la menace sous-marine austro-allemande en 1915 vont pousser l’état-major français à utiliser des dirigeables pour la protection des convois, la lutte directe contre les sous-marins, le repérage des mines et d’une façon générale, la surveillance maritime.

En mai 1915, Le LV Sablé est détaché auprès de l’Amirauté britannique pour étudier le fonctionnement du service des dirigeables anglais. Son rapport recommande l’acquisition de quelques unités du type Sea Scout (SS) pour la Manche et Coastal Patrol (CP) pour la mer méditerranée.

Le 16 juillet 1915, le CV Noël et le LV Sablé se rendent au Havre pour étudier l’implantation du premier centre.
La Marine britannique répond favorablement en août et peux céder deux vedettes SS.
Une nouvelle page qui s’ouvre dans l'histoire la Marine française.

De 1916 à 1918 les dirigeables sont intervenus 31 fois contre des sous-marins ou des cibles supposées telles. Ils ont aussi découvert environ une centaine de mines.
Toutefois, leur véritable rôle n’était pas d’attaquer les submersibles mais plutôt de dissuader ceux-ci d’entrer en action, et ils ont en cela parfaitement réussi.

Environ 12000 heures de vols ont été réalisées dans les deux années de 1917 et 1918.

Mais les progrès techniques ont ralentis la mise en production de nouvelles commandes au profit des avions.
C’est dans une grande discrétion que les derniers dirigeables français ont été retirés du service en 1937.

Ci-dessous un montage vidéo réalisé par Aériastory qui résume en images les traques et la situation :