![]() |
Aviatic Hotel 1912 - Coll privée Pascal Créach Colorisée Aeriastory |
Aeriastory a choisi de ne diffuser que le passage qui concerne directement la région. Nous y avons ajouté les musiques de Carl Orff, Carmina Burana et Lilly Marlène par Suzy Solidor. Le choix de cette bande-son est en accord avec l'époque et l'ambiance particulière du lieu durant l'occupation.
Ce film, notre unique témoin du prestige de cet endroit aujourd'hui disparu,
nous plonge au cœur d'une époque surprenante et d'une première partie de l'occupation quand l'impressionnante armée allemande, en envahisseur, a joué de la séduction, pour ensuite, tomber dans l'horreur.
Mais ça c'est autre histoire.
De 1913 à 1940,
l'Aviatic Hôtel fut l'un des établissements les plus luxueux de la région.
Situé face aux aérodromes REP et Farman, il était étroitement lié à l'essor de
l'aviation. Son emplacement stratégique en a fait un lieu de rendez-vous
incontournable pour les aviateurs et les constructeurs aéronautiques, notamment
Farman, qui l'utilisait dans ses brochures publicitaires pour attirer les
adeptes du tourisme aérien. Les clients pouvaient y déjeuner sur une grande
terrasse couverte tout en admirant le ballet des aéroplanes.
Un luxe raffiné et un service impeccable
L'Aviatic
Hôtel offrait un confort et un raffinement sans pareil. Le rez-de-chaussée
abritait des pièces spacieuses, comme un salon-bibliothèque, une salle de
billard et un bar. La salle à manger, pouvant accueillir 120 convives, était en bois de chêne, et la vaisselle, en porcelaine. La verrerie en cristal, dont 52
services à champagne, et l'argenterie de la maison Christofle ajoutaient une
touche d'élégance et de raffinement.
Les seize
chambres principales étaient équipées de lavabos en porcelaine et de linge de
qualité. Le décor intérieur témoignait d'un grand luxe : douze grands tableaux
à l'huile, des vases japonais, des lustres imposants, un piano, un phonographe
et même un modèle réduit d'avion, aussi coûteux que le billard.
Le personnel
était à l'image de l'établissement : le maître d'hôtel était anglais et les
femmes de chambre étaient suisses. Cette prospérité, qui a duré de 1913 à 1940,
a pris fin avec le début de la Seconde Guerre mondiale.
L’histoire d’une famille et une fin tragique
Après la
Première Guerre mondiale, la direction de l'hôtel-restaurant fut confiée au
couple Mandeville. Robert James Mandeville, un citoyen britannique et ancien
mécanicien du Royal Flying Corps, dirigeait l'établissement avec son épouse,
Louisa. La clientèle de l'hôtel était souvent composée d'aviateurs anglais de
passage.
L'histoire
de l'hôtel s'est brutalement arrêtée en 1940 lorsque les propriétaires ont fui
l'invasion allemande. Lors de la Libération de Paris, alors que les Allemands
fuyaient, le bâtiment fut incendié. Il est resté en ruines pendant vingt ans
avant d'être acquis par un particulier pour y construire une habitation privée.
Dernière minute:
Certains ne pourront visionner cette vidéo. Cette version a été bloquée pour cause de la piste audio Carmini Burnana du WDR Sinfonieorchester Rundfunkchor - Nous procédons à une modification par d'autres version, de cette piste audio.
Avec toutes nos excuses !