dimanche 15 décembre 2019

Sur la voie Farman, de Bouy à Reims

Jean-Cosme Rivière et Gérard Finan - Bouy 2019
Faisant suite à nos projets concernant la valorisation patrimoniale des communes  (lien)  ainsi que dans l’axe d’une signalétique promotionnelle : Circulation douces, sur les traces du patrimoine aéronautique de Toussus (Lien),  nous nous sommes mis sur la voie Farman de Bouy à Reims ; Un must pour mieux comprendre les démarches des communes qui mettent en valeur leurs patrimoines.

Bouy est une toute petite commune de 600 habitants. D'aspect paisible, elle a été un lieu riche en Histoire de France. 
Il faut remonter à l’ère 451 a.c. lors de la bataille des champs Catalauniques qui met fin à l'avancée extrême en Occident de l'Empire hunnique d'Attila, vaincu par les Romains.
Une véritable lutte fratricide de plusieurs dizaines de milliers de combattants entre Goths, Francs, Huns, Sarmates et autres peuples des steppes, les uns dans le camp romain d'Occident et les autres dans l'armée d'Attila déjà en retraite après son siège infructueux d'Aurelianum (Orléans)

Bouy a aussi un passé aéronautique prestigieux. 
On y trouve : Le monument Guillaumet ainsi que le musée Guillaumet ( Le 13 juin 1930, Henri Guillaumet, pilote de l'Aéropostale, est forcé d'atterrir dans la cordillère des Andes avec son Potez 25. Il est finalement sauvé après avoir marché en haute montagne, en plein hiver austral et sans équipement, durant cinq jours et quatre nuits.)
À Antoine de Saint-Exupéry, venu le rechercher, il déclare : « Ce que j’ai fait, je te le jure, jamais aucune bête ne l’aurait fait ». 

Il incarne aux yeux de l'écrivain l'idéal humain qui est de se surpasser.

Sur le rond point de l'entrée de ville prône le biplan Farman/Voisin N°1 en hommage au premier vol mondial reliant deux villes.


A l'extrémité de la commune se trouve le camp militaire de Châlons. Un camp militaire de grande importance durant le Second Empire.

de g.à d. Jean-Cosme Rivière, G Finan et Didier Utasse,
chez Juju
 Découvrir tout cela en l’espace d’une rencontre "Chez Juju" avec Didier Utasse, intarissable sur l’histoire de son village, et des élus de la commune, était très réjouissant. 

Lors de ces échanges, Didier Utasse nous parle de géocatching (?) et de surprise en surprise, il y aurait 7 466 géocaches rien qu'autour de Toussus-le-Noble.
Le geocaching serait un loisir qui consiste à utiliser la technique du géo-positionnement par satellite (GPS) pour rechercher ou dissimuler des « caches » ou des « géocaches », dans divers endroits à travers le monde.
La géocache est générallement constituée d’un petit contenant étanche et résistant, comprenant un registre des visites et parfois un ou plusieurs « trésors », généralement des bibelots sans valeur.
En 2017, elles sont plus de 3 millions  répertoriées sur le site Geocaching.com dans plus de 180 pays, dont une dans la station spatiale internationale.
Sur ce portail ainsi que d'autres sites web qui y sont consacrés, ils permettent aux participants de publier leurs trouvailles, leurs caches et d'organiser des rencontres.


Une journée de visite qui fut une mine de pépites d'informations sur les rails d’Aériastory pour une préservation et valorisation du patrimoine dans notre Région.