dimanche 9 août 2026

Au fil de la Bièvre : quand La Minière devenait « Paris-sur-plage »

Paris-Plage - Etang de la Minière-  1965-1975
Coll. Didier du Souich - Aeriastory

En cette période de canicule et de vacances estivales, Aeriastory — dans le cadre du concept "Aeriapole", acteur ancré dans son territoire et son environnement — prend un bol d'air en évoquant un espace aujourd'hui disparu : le centre nautique et la zone de baignade des étangs de La Minière.
Il n'y avait pas que l'aérodrome de Guyancourt qui a disparu.

Bien avant de devenir un havre de paix prisé des promeneurs, le site a marqué l'histoire de la région. 

Pierre Curie écrivait déjà à propos de ses promenades aux étangs :

"Oui, je me souviendrai toujours avec reconnaissance des bois de la Minière ! C’est, de tous les coins que j’ai vus, celui que j’ai le plus aimé et où j’ai été le plus heureux. Je partais souvent le soir, et je remontais la vallée, je revenais avec vingt idées en tête"

Dans les années 1960, la vallée de la Bièvre présentait pourtant par endroits des zones marécageuses entourées de broussailles impénétrables où pullulaient moustiques et grenouilles. Contre les partisans d’une « forêt-cathédrale » réservée à la seule production de bois, l’ingénieur des Eaux et Forêts Paul Kerjean souhaitait ouvrir le massif forestier de Versailles aux habitants de la région.

Pour réaménager la vallée, il profita du relief et de la présence des anciens étangs pour remodeler le cours de la Bièvre. 
Paris était alors un vaste chantier : on y perçait le boulevard périphérique, les autoroutes, les parkings et les sous-sols des grands ensembles. Paul Kerjean eut l'idée brillante de mettre à disposition la vallée aux entrepreneurs de BTP qui cherchaient des décharges pour leurs déblais. 
Moyennant une redevance de 1,75 franc par mètre cube, des milliers de camions déversèrent près de 400 000 m3 de terre. Ces remblais servirent à consolider les digues et à aménager les berges des étangs. Les premiers crédits d’État complétèrent ensuite le financement, peu avant l’inauguration officielle en juin 1965.

"Scintillantes à travers les arbres, une, deux, trois taches claires. Trois lacs", écrit un journaliste dans Paris Match (n° 1059 du 23 août 1969, dans un article intitulé « Comment est né "Paris-sur-plage" »). Des voiles, des rameurs. Les enfants jouent sur une immense plage de sable très blanc et très fin. Du vert sombre des feuillages, au bord de l’eau, on entend les exclamations des pêcheur Le vent apporte la musique du manège. Une troupe de cavaliers passe… Cet endroit de rêve sous la canicule est né de la passion, de l’obstination et de la ruse d’un ingénieur des Eaux & Forêts." 

Paris-Plage -Etang de la Minière- 1965-1975
Coll. Didier du Souich - Aeriastory

À son apogée, la base de plein air et le centre nautique créés au milieu des années 1960 accueillaient plus de 100 000 visiteurs par an. On y pratiquait la voile, le pédalo, la pêche et la baignade, jusqu'à ce que cette dernière ne soit définitivement interdite en 1975 pour des raisons de sécurité et de qualité de l'eau. 

Aujourd'hui, bien que les aménagements nautiques aient disparu, les étangs de La Minière constituent un espace naturel protégé d'une grande richesse,  pour la variété de son avifaune aquatique. Une invitation à la promenade.

vendredi 7 août 2026

Le conte des trois frères Farman par Viktor Horvàth

Dans la suite du regard international, sur l'histoire du patrimoine aéronautique français, l'article de Viktor Horvàth dans la revue d'aéronautique hongroise "Aranysas"

Le conte des trois frères Farman

L'usine française était l'une des plus réputées de l'âge d'or de l'aviation. Elle a battu de nombreux records lors des compétitions de l'époque avec ses biplans. Presque tous ses modèles étaient d'excellente qualité : les accidents et les catastrophes typiques de cette période ont épargné ses pilotes. Pendant la Première Guerre mondiale, comme toutes les entreprises, elle a cherché à décrocher d'importantes commandes, mais la concurrence était alors féroce.  

Quoi qu'il en soit, dans un premier temps, Farman était quasiment synonyme de reconnaissance, et s'est ensuite essayé à la production de bombardiers.

L'article de Viktor Horvàth dans la revue d'aéronautique hongroise Aranysas,  au lien : Le conte des trois frères Farman


samedi 1 août 2026

Un an d’AeriastorIA : Faire revivre notre mémoire aéronautique en toute sérénité

Anniversaire 1 an AeriastorIA
En ce mois d’août, Aeriastory fête le premier anniversaire d'AeriasotrIA. Une année riche en découvertes, en partages et en rencontres passionnées autour de notre patrimoine commun.

L'exposition en décembre 2025 « Les Berceaux de l’aviation », organisée lors de la semaine culturelle « L'Envol sur un Air de Trappes », a parfaitement illustré cette dynamique : prendre de la hauteur et mettre en lumière l'histoire aéronautique locale. Pour notre équipe, cet événement a constitué un formidable élan.

Des réalisations concrètes pour transmettre l'Histoire

Notre objectif est simple : rendre l'histoire de notre patrimoine aéronautique, accessible à tous, notamment grâce à notre chaîne YouTube et à la rubrique « Frémissements d’ailes » :

·        Port-Aviation : Notre première vidéo (8 min) a posé les bases en racontant le destin de ce site mythique.

·        L'aérodrome de Guyancourt : Un nouveau documentaire de 11 minutes vient de sortir pour vous immerger dans ce lieu emblématique.

·        Châteaufort (Aérodrome Borel) : La production est en cours et sera disponible très prochainement.

Un pont entre le passé et l'avenir de nos territoires

Avec le développement urbain et le renouvellement des populations, le souvenir des pionniers du ciel s'estompe progressivement dans nos communes "Berceaux de l'aviation". Si leurs noms bordent aujourd'hui des rues ou des places, leur histoire demeure souvent méconnue des habitants.

Aeriastory souhaite être un partenaire privilégié pour ces collectivités et leurs élus. Nous proposons aux municipalités des outils pédagogiques et attractifs pour :

·        Valoriser l'identité locale et enrichir le patrimoine culturel commun.

·        Créer du lien social en partageant cette histoire avec les nouveaux arrivants.

·        Concilier cadre de vie moderne et préservation de la mémoire.

Travaillons ensemble ! Nous voulons réconcilier les villes avec leur propre passé et sollicitons les municipalités à offrir à leurs habitants ce capital d'histoire commune. 

Nous vous invitons à venir découvrir nos documentaires (Port-Aviation, Guyancourt et bientôt Châteaufort !) sur YouTube et faisons vivre ensemble la mémoire aéronautique du plateau de Saclay !